Le crédit : à consommer avec modération
18 Juillet 2018
Souscrire un prêt bancaire est un engagement. Mieux vaut bien le choisir et avoir vérifié sa capacité de remboursement au préalable. Les conseils d’une association dédiée à l’accompagnement des situations de surendettement.
La France est un pays particulièrement protecteur pour les emprunteurs. Les banques y pratiquent couramment le taux fixe qui évite les surprises du taux variable. Et grâce aux mesures légales de prévention du surendettement, le nombre de ménages surendettés a baissé en 2017 pour la troisième année consécutive. Par ailleurs, le taux d’impayés pour les prêts immobiliers est à 0,1 %, soit le plus faible d’Europe*.
Pour Jean-Louis Kiehl, qui préside la Fédération française des associations Crésus**, « aucun crédit n’est toxique s’il est bien employé. Mais avant de souscrire un emprunt, la première chose à faire est de s’assurer qu’on pourra bien le rembourser. »
Il faut, pour cela, calculer son reste à vivre, c’est-à-dire la différence entre l’ensemble de ses ressources et le total de ses charges fixes (loyer, impôts…) ou variables (téléphonie, énergie, transports, alimentation, loisirs…), auxquelles on ajoute les mensualités d’éventuels crédits déjà souscrits.
Pour limiter le risque de l’emprunt, mieux vaut privilégier le crédit amortissable avec une mensualité connue à l’avance et une durée liée à la durée de vie de l’équipement concerné. Mieux vaut également ne recourir au crédit de trésorerie renouvelable – dont les taux sont très lourds – qu’en dépannage pour faire la jonction d’un mois à l’autre en cas de dépense imprévue (une voiture à réparer, par exemple).
Enfin, à l’heure de choisir un organisme de crédit, il est indispensable de passer au crible deux composantes importantes de l’offre de prêt. Plutôt que le taux du crédit, considérez le taux effectif global (Teg) qui englobe tous les frais annexes comme l’assurance, les garanties ou encore les frais de dossier. Le coût de l’assurance – qui n’est d’ailleurs pas nécessaire pour les crédits à court terme – doit également être mis en balance. Il représente en moyenne 25 % du coût du crédit immobilier, d’après l’association Ufc-Que choisir.
Sachez que depuis les lois Lagarde et Hamon, vous pouvez exiger de choisir une assurance moins chère en dehors de votre banque ou en changer à tout moment, sans frais, dans les douze premiers mois du prêt ou à sa date anniversaire.
Enfin, rappelons que la Caf peut octroyer, sous conditions, des prêts aux familles en difficultés financières, notamment pour l’achat d’un équipement.
* Source : rapport annuel du Haut conseil de stabilité financière – juin 2015
** Crésus est un réseau d’associations fédérées à but non lucratif dont la mission est d’aider les personnes surendettées, et toute personne ayant des problèmes financiers
Pour Jean-Louis Kiehl, qui préside la Fédération française des associations Crésus**, « aucun crédit n’est toxique s’il est bien employé. Mais avant de souscrire un emprunt, la première chose à faire est de s’assurer qu’on pourra bien le rembourser. »
Il faut, pour cela, calculer son reste à vivre, c’est-à-dire la différence entre l’ensemble de ses ressources et le total de ses charges fixes (loyer, impôts…) ou variables (téléphonie, énergie, transports, alimentation, loisirs…), auxquelles on ajoute les mensualités d’éventuels crédits déjà souscrits.
Pour limiter le risque de l’emprunt, mieux vaut privilégier le crédit amortissable avec une mensualité connue à l’avance et une durée liée à la durée de vie de l’équipement concerné. Mieux vaut également ne recourir au crédit de trésorerie renouvelable – dont les taux sont très lourds – qu’en dépannage pour faire la jonction d’un mois à l’autre en cas de dépense imprévue (une voiture à réparer, par exemple).
Taux effectif global et coût de l’assurance à étudier
Enfin, à l’heure de choisir un organisme de crédit, il est indispensable de passer au crible deux composantes importantes de l’offre de prêt. Plutôt que le taux du crédit, considérez le taux effectif global (Teg) qui englobe tous les frais annexes comme l’assurance, les garanties ou encore les frais de dossier. Le coût de l’assurance – qui n’est d’ailleurs pas nécessaire pour les crédits à court terme – doit également être mis en balance. Il représente en moyenne 25 % du coût du crédit immobilier, d’après l’association Ufc-Que choisir.
Sachez que depuis les lois Lagarde et Hamon, vous pouvez exiger de choisir une assurance moins chère en dehors de votre banque ou en changer à tout moment, sans frais, dans les douze premiers mois du prêt ou à sa date anniversaire.
Enfin, rappelons que la Caf peut octroyer, sous conditions, des prêts aux familles en difficultés financières, notamment pour l’achat d’un équipement.
* Source : rapport annuel du Haut conseil de stabilité financière – juin 2015
** Crésus est un réseau d’associations fédérées à but non lucratif dont la mission est d’aider les personnes surendettées, et toute personne ayant des problèmes financiers
Pour aller plus loin
- « Que puis-je faire en cas de difficultés de paiement ? » sur le site du réseau Crésus
Nos articles
- « Prêt à taux zéro : de nouvelles mesures en 2018 »
- « Crédits immobiliers : est-ce le bon moment pour investir ? »
- « Le micro-crédit pour créer son entreprise »
- « Surendettement : privilégiez le dialogue ! »
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