On a tout à gagner à se faire vacciner !
23 Avril 2018
La Semaine européenne de la vaccination débute aujourd’hui. Son but : sensibiliser la population pour mieux la protéger. L’occasion de combattre plusieurs idées reçues sur les injections.
Créée par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la Semaine de la vaccination est désormais reconnue à l’échelle internationale. La 12e édition se déroule du 23 au 29 avril dans 200 pays. En France, elle est dédiée aux nourrissons.
L’objectif : sensibiliser le grand public et les professionnels pour mieux faire comprendre les enjeux de la vaccination. « C’est la meilleure protection contre certaines maladies infectieuses, assure Daniel Lévy-Bruhl, médecin épidémiologiste à Santé publique France. Alors il faut combattre les idées reçues. »
Cependant, les Français sont difficiles à convaincre et la défiance envers ces injections ne cesse de croître depuis le 1er janvier, date à laquelle 11 vaccins infantiles sont devenus obligatoires. En 2017, près de 40 % d’entre eux estimaient que les risques encourus étaient supérieurs aux bénéfices, contre 27 % en 2015*.
D’après ce sondage, les réfractaires pensent en majorité que cette nouvelle mesure concernant les jeunes enfants a été prise pour servir les intérêts pharmaceutiques. « En réalité, le vaccin représente une part peu importante de leurs bénéfices par rapport au médicament, affirme le spécialiste. Et c’est beaucoup plus compliqué à produire. »
Autres griefs avancés : les dangers sur la santé des enfants, des effets secondaires trop contraignants et leur inutilité. « Le niveau d’efficacité est très élevé, en particulier pour les plus jeunes puisqu’il se situe, selon les vaccins, entre 90 et 100 %, explique Daniel Lévy-Bruhl. Les symptômes les plus courants sont bénins : douleur au point d’injection et fièvre. L’effet le plus grave est le risque d’allergie à un constituant. Cela représente un cas sur un million et les médecins ont toujours de quoi les prendre en charge. »
Certains s’inquiètent aussi de la présence d’aluminium et dénoncent une substance nocive. « C’est un adjuvant indispensable utilisé partout dans le monde depuis quatre-vingt-dix ans pour la vaccination des enfants, indique Daniel Lévy-Bruhl. Il n’y a jamais eu de signal de dangerosité. » En effet, ce composé booste le système immunitaire et rend le procédé plus efficace.
« La balance bénéfices-risques penche très largement en faveur de la vaccination, résume le spécialiste. C’est gagnant-gagnant, on se protège soi-même mais également ceux qui ne peuvent recevoir certaines injections, comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins de 1 mois, les personnes ayant une contre-indication… Il y a là une dimension citoyenne, un enjeu de santé publique. » D’après l’Unicef**, chaque année les vaccins sauvent plus de neuf millions de vies dans le monde.
* Sondage Odoxa réalisé pour France Inter, Le Figaro et la Mnh (juillet 2017)
** Fonds des Nations Unies pour l’enfance
L’objectif : sensibiliser le grand public et les professionnels pour mieux faire comprendre les enjeux de la vaccination. « C’est la meilleure protection contre certaines maladies infectieuses, assure Daniel Lévy-Bruhl, médecin épidémiologiste à Santé publique France. Alors il faut combattre les idées reçues. »
Cependant, les Français sont difficiles à convaincre et la défiance envers ces injections ne cesse de croître depuis le 1er janvier, date à laquelle 11 vaccins infantiles sont devenus obligatoires. En 2017, près de 40 % d’entre eux estimaient que les risques encourus étaient supérieurs aux bénéfices, contre 27 % en 2015*.
D’après ce sondage, les réfractaires pensent en majorité que cette nouvelle mesure concernant les jeunes enfants a été prise pour servir les intérêts pharmaceutiques. « En réalité, le vaccin représente une part peu importante de leurs bénéfices par rapport au médicament, affirme le spécialiste. Et c’est beaucoup plus compliqué à produire. »
Autres griefs avancés : les dangers sur la santé des enfants, des effets secondaires trop contraignants et leur inutilité. « Le niveau d’efficacité est très élevé, en particulier pour les plus jeunes puisqu’il se situe, selon les vaccins, entre 90 et 100 %, explique Daniel Lévy-Bruhl. Les symptômes les plus courants sont bénins : douleur au point d’injection et fièvre. L’effet le plus grave est le risque d’allergie à un constituant. Cela représente un cas sur un million et les médecins ont toujours de quoi les prendre en charge. »
Un enjeu de santé publique
Certains s’inquiètent aussi de la présence d’aluminium et dénoncent une substance nocive. « C’est un adjuvant indispensable utilisé partout dans le monde depuis quatre-vingt-dix ans pour la vaccination des enfants, indique Daniel Lévy-Bruhl. Il n’y a jamais eu de signal de dangerosité. » En effet, ce composé booste le système immunitaire et rend le procédé plus efficace.
« La balance bénéfices-risques penche très largement en faveur de la vaccination, résume le spécialiste. C’est gagnant-gagnant, on se protège soi-même mais également ceux qui ne peuvent recevoir certaines injections, comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins de 1 mois, les personnes ayant une contre-indication… Il y a là une dimension citoyenne, un enjeu de santé publique. » D’après l’Unicef**, chaque année les vaccins sauvent plus de neuf millions de vies dans le monde.
* Sondage Odoxa réalisé pour France Inter, Le Figaro et la Mnh (juillet 2017)
** Fonds des Nations Unies pour l’enfance
Pour aller plus loin
- « La Semaine européenne de la vaccination » sur le site Santé publique France
- Le site vaccination-info-service.fr
- « Le calendrier des vaccinations » sur le site vaccination-info-service.fr
Nos articles
- « Jeunes enfants : 11 vaccins deviennent obligatoires »
- « Le vaccin contre la grippe sauve des vies »
- Le site vaccination-info-service.fr
- « Le calendrier des vaccinations » sur le site vaccination-info-service.fr
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- « Jeunes enfants : 11 vaccins deviennent obligatoires »
- « Le vaccin contre la grippe sauve des vies »