Tabac : un mois pour tout arrêter !
04 Octobre 2019
Près d’un quart des Français fument encore quotidiennement. Pour tenter de motiver les plus récalcitrants, l’opération Moi(s) sans tabac revient pour une 4e édition. Avec toujours le même mot d’ordre : plus on est de fous, moins on fume !
Vous en avez assez de voir votre argent partir en fumée, de vous sentir esclave de votre paquet de cigarettes ? Cela fait des années que vous souhaitez arrêter mais vous n’arrivez pas à passer à l’action ? L’automne est la bonne saison pour se lancer, grâce au Moi(s) sans tabac.
Depuis trois ans, cette opération propose à plusieurs milliers de fumeurs d’écraser leur dernière cigarette le 1er novembre, tous en même temps. Pendant trente jours, de nombreuses actions sont mises en place dans toute la France pour garder les participants motivés : défis sportifs, consultations collectives, groupes d’entraide, partages d’expérience sur les réseaux sociaux…
« D’après différentes études, le plus fort risque de rechute s’observe dans les sept jours qui suivent l’arrêt du tabac, précise Olivier Smadja, chef de projet à Santé publique France, agence nationale de santé publique qui coorganise ces événements avec le ministère de la Santé. Plus on s’éloigne de cette date, plus on met de chances de son côté pour réussir, car on a dépassé l’essentiel des symptômes de sevrage. »
L’an dernier, 240 000 personnes ont relevé ce défi collectif. Avec de beaux résultats, à l’image de Sandrine qui témoigne sur la page Facebook de Tabac info service : « Courage à toutes les personnes qui participeront à cette campagne. Je l'ai fait l'année dernière et jeudi, je fête mes un an sans tabac ! » D’après Santé publique France, 20 % des participants restent non-fumeurs six mois après leur tentative d’arrêt.
Pour maximiser les chances de réussite, il faut préparer son mois sans tabac dès octobre. En choisissant le bon dispositif qui vous permettra de passer le premier cap : substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles…) remboursés par l’Assurance maladie, thérapies cognitives et comportementales, coaching téléphonique gratuit avec Tabac info service* ou cigarette électronique.
« Stopper complètement du jour au lendemain, sans suivi ou traitement médical, c’est très difficile ! prévient le chef de projet. Il est impératif d’opter pour une méthode dont l’efficacité a été démontrée. »
Autre conseil : parlez de votre démarche à votre entourage. Famille, collègues, amis sont autant de personnes à mettre dans la confidence afin de ne pas être tenté(e). « Cela permet d’éviter de se voir proposer des cigarettes et de rendre l’environnement plus tolérant, car c’est une période où l’on peut devenir un peu plus irritable », alerte Olivier Smadja.
Paquet neutre, augmentation des prix, remboursement des substituts nicotiniques… ces deux dernières années, le nombre de fumeurs a diminué de 1,6 million. Cependant, la marge de progression reste importante. « Au Royaume-Uni, par exemple, les fumeurs ne représentent que 15 % de la population contre 25 % dans notre pays, rappelle le chef de projet. Avec 73 000 morts chaque année, le tabagisme reste encore la première cause de mortalité évitable en France. »
Et pour celles et ceux qui ont déjà tenté d’arrêter sans succès ? Bonne nouvelle : à chaque nouvel essai, vous augmentez vos chances de réussite. De quoi raviver la flamme de votre motivation !
* 3989, du lundi au samedi de 8 h à 20 h, service gratuit + coût de l'appel
Depuis trois ans, cette opération propose à plusieurs milliers de fumeurs d’écraser leur dernière cigarette le 1er novembre, tous en même temps. Pendant trente jours, de nombreuses actions sont mises en place dans toute la France pour garder les participants motivés : défis sportifs, consultations collectives, groupes d’entraide, partages d’expérience sur les réseaux sociaux…
« D’après différentes études, le plus fort risque de rechute s’observe dans les sept jours qui suivent l’arrêt du tabac, précise Olivier Smadja, chef de projet à Santé publique France, agence nationale de santé publique qui coorganise ces événements avec le ministère de la Santé. Plus on s’éloigne de cette date, plus on met de chances de son côté pour réussir, car on a dépassé l’essentiel des symptômes de sevrage. »
L’an dernier, 240 000 personnes ont relevé ce défi collectif. Avec de beaux résultats, à l’image de Sandrine qui témoigne sur la page Facebook de Tabac info service : « Courage à toutes les personnes qui participeront à cette campagne. Je l'ai fait l'année dernière et jeudi, je fête mes un an sans tabac ! » D’après Santé publique France, 20 % des participants restent non-fumeurs six mois après leur tentative d’arrêt.
Opter pour une méthode dont l’efficacité a été démontrée
Pour maximiser les chances de réussite, il faut préparer son mois sans tabac dès octobre. En choisissant le bon dispositif qui vous permettra de passer le premier cap : substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles…) remboursés par l’Assurance maladie, thérapies cognitives et comportementales, coaching téléphonique gratuit avec Tabac info service* ou cigarette électronique.
« Stopper complètement du jour au lendemain, sans suivi ou traitement médical, c’est très difficile ! prévient le chef de projet. Il est impératif d’opter pour une méthode dont l’efficacité a été démontrée. »
Autre conseil : parlez de votre démarche à votre entourage. Famille, collègues, amis sont autant de personnes à mettre dans la confidence afin de ne pas être tenté(e). « Cela permet d’éviter de se voir proposer des cigarettes et de rendre l’environnement plus tolérant, car c’est une période où l’on peut devenir un peu plus irritable », alerte Olivier Smadja.
73 000 morts chaque année
Paquet neutre, augmentation des prix, remboursement des substituts nicotiniques… ces deux dernières années, le nombre de fumeurs a diminué de 1,6 million. Cependant, la marge de progression reste importante. « Au Royaume-Uni, par exemple, les fumeurs ne représentent que 15 % de la population contre 25 % dans notre pays, rappelle le chef de projet. Avec 73 000 morts chaque année, le tabagisme reste encore la première cause de mortalité évitable en France. »
Et pour celles et ceux qui ont déjà tenté d’arrêter sans succès ? Bonne nouvelle : à chaque nouvel essai, vous augmentez vos chances de réussite. De quoi raviver la flamme de votre motivation !
* 3989, du lundi au samedi de 8 h à 20 h, service gratuit + coût de l'appel