Urgences : les numéros qui sauvent des vies
26 février 2020
Accident, agression… qui faut-il appeler ? Il est préférable de le savoir quand chaque seconde compte. Petit mémo au moment où se profile la géolocalisation automatique des appels d'urgence.
Un malaise, une chute, un accident de la route, une noyade, un départ de feu, un cambriolage, un viol... ça n'arrive pas qu'aux autres ! Les accidents domestiques sont, par exemple, à l’origine de cinq millions de recours aux urgences par an*. Et sur les routes, il s'est produit 58 300 accidents corporels de la circulation en 2018 * *.
Pourtant, 20 à 25 % des Français ignorent comment contacter les pompiers, le Samu ou la police***. Nombreux sont ceux qui ne savent pas non plus qui contacter selon le type de danger.
C’est sans doute pour cette raison que sur les 18,95 millions d'appels traités par les centres d'appels du 18 (les pompiers) en 2017, 36 % étaient injustifiés. Mal ciblés, 9 % des appels ont dû être réacheminés * * * *. Avec à la clé, des lignes inutilement encombrées et de précieuses secondes perdues.
Les numéros qui sauvent sont accessibles 24h/24, gratuitement, même depuis un téléphone mobile sans carte Sim ou avec un forfait épuisé.
Il faut composer :
L'efficacité des secours dépend en partie de la précision du lieu où s'est produit le sinistre ou l'accident. Or, dans la panique, il n'est pas toujours aisé de pouvoir se situer, surtout en pleine nature. C’est pourquoi dans un très proche avenir, les appels d’urgence seront automatiquement géolocalisés, grâce à la technologie Aml (localisation mobile avancée).
« Passés depuis un téléphone fixe, les appels peuvent être localisés, explique Michel Monneret, directeur de l’Agence du numérique de la sécurité civile. Mais depuis un mobile, la localisation dépend de la présence d'une antenne relais à proximité. Elle est donc peu précise : 200 mètres en ville, et jusqu'à 20 km en zone de montagne. La technologie Aml permet une géolocalisation automatique à environ dix mètres près. Cela grâce à l’envoi automatique d’un Sms aux services en charge des secours. »
En test dans trois départements depuis fin 2019, cette innovation devrait être généralisée courant 2020.
* Enquête permanente sur les accidents de la vie courante, réalisée par l’Institut de veille sanitaire (Invs)
* * Observatoire national interministériel de la sécurité routière
* * * Etude Gema prévention / Opinion Way – « Les accidents de la vie courante : un risque encore méconnu » – mai 2013
* * * * Statistiques des services d’incendie et de secours – édition 2018
Pourtant, 20 à 25 % des Français ignorent comment contacter les pompiers, le Samu ou la police***. Nombreux sont ceux qui ne savent pas non plus qui contacter selon le type de danger.
C’est sans doute pour cette raison que sur les 18,95 millions d'appels traités par les centres d'appels du 18 (les pompiers) en 2017, 36 % étaient injustifiés. Mal ciblés, 9 % des appels ont dû être réacheminés * * * *. Avec à la clé, des lignes inutilement encombrées et de précieuses secondes perdues.
Les numéros qui sauvent sont accessibles 24h/24, gratuitement, même depuis un téléphone mobile sans carte Sim ou avec un forfait épuisé.
Il faut composer :
- le 15 (le Samu) en cas de grande urgence de santé à domicile, de blessé par accident, de malaise dans un lieu public ou d'accident grave du travail ;
- le 17 (Police secours) en cas d'accident de la route, de troubles à l'ordre public ou de violences ;
- le 18 (les sapeurs-pompiers) en cas d'incendie, d'accident de la route, d'accident domestique, d'explosion, de dégagement de gaz ou de vapeurs toxiques, de personne en péril, de noyade ou d'inondation ;
- le 112 (numéro d'urgence européen) lorsqu'on appelle depuis un pays de l'Union européenne, pour un cas relevant du 17 ou du 18.
Bientôt la géolocalisation automatique
L'efficacité des secours dépend en partie de la précision du lieu où s'est produit le sinistre ou l'accident. Or, dans la panique, il n'est pas toujours aisé de pouvoir se situer, surtout en pleine nature. C’est pourquoi dans un très proche avenir, les appels d’urgence seront automatiquement géolocalisés, grâce à la technologie Aml (localisation mobile avancée).
« Passés depuis un téléphone fixe, les appels peuvent être localisés, explique Michel Monneret, directeur de l’Agence du numérique de la sécurité civile. Mais depuis un mobile, la localisation dépend de la présence d'une antenne relais à proximité. Elle est donc peu précise : 200 mètres en ville, et jusqu'à 20 km en zone de montagne. La technologie Aml permet une géolocalisation automatique à environ dix mètres près. Cela grâce à l’envoi automatique d’un Sms aux services en charge des secours. »
En test dans trois départements depuis fin 2019, cette innovation devrait être généralisée courant 2020.
* Enquête permanente sur les accidents de la vie courante, réalisée par l’Institut de veille sanitaire (Invs)
* * Observatoire national interministériel de la sécurité routière
* * * Etude Gema prévention / Opinion Way – « Les accidents de la vie courante : un risque encore méconnu » – mai 2013
* * * * Statistiques des services d’incendie et de secours – édition 2018
Pour aller plus loin
- « Les numéros d’urgence à connaître » sur le site officiel de l’administration française
- « Quand et comment appeler les secours » sur le site des sapeurs-pompiers de France
- « Gestion des appels d'urgence via le 112 » sur le site des pompiers
- « Zoom sur la prévention des risques majeurs » sur le site du gouvernement
- « Traumatismes et accidents de la vie courante » sur le site de Santé publique France
Nos articles
- « Le Samu social, au service des plus démunis »
- « Sans-abri : que faire en cas de grand froid ? »
- « Le domicile : attention aux dangers invisibles ! »
- « Violences sexuelles et sexistes : 8 femmes sur 10 concernées »
- « Quand et comment appeler les secours » sur le site des sapeurs-pompiers de France
- « Gestion des appels d'urgence via le 112 » sur le site des pompiers
- « Zoom sur la prévention des risques majeurs » sur le site du gouvernement
- « Traumatismes et accidents de la vie courante » sur le site de Santé publique France
Nos articles
- « Le Samu social, au service des plus démunis »
- « Sans-abri : que faire en cas de grand froid ? »
- « Le domicile : attention aux dangers invisibles ! »
- « Violences sexuelles et sexistes : 8 femmes sur 10 concernées »