Droits des femmes : lutter contre le harcèlement de rue
06 Mars 2020
Le 8 mars a lieu la Journée internationale des droits des femmes. Clémence Dausques, 24 ans, est étudiante, et témoigne de son combat contre le harcèlement des femmes dans la rue. Rencontre.
Enfant, Clémence Dausques a été élevée avec des valeurs fortes comme le respect de l’autre, l’autonomie et l’ouverture au monde. Depuis 2015, elle est engagée dans la lutte pour les droits et la défense des femmes. « Vers 15-16 ans, je me suis posée beaucoup de questions, dues aux préoccupations des adolescentes. J’ai eu la chance d’avoir de l’information variée. » Au fil de ses lectures, la jeune Tourangelle intègre la nécessité primordiale du consentement lors d’un rapport de séduction, la nécessité de dire : « Oui, je suis d’accord. »
« Je ne voulais pas me limiter au militantisme en ligne, j’ai eu besoin de ne plus lutter depuis mon canapé, et de découvrir le terrain. » Clémence est alors en master recherche quand elle découvre l’association Stop harcèlement de rue par le biais d’une professeure. « J’ai vu des gens souffrir autour de moi, être rejetés, incompris ou moqués dans la rue et les lieux publics, j’ai eu besoin d’agir contre ces injustices. »
Elle découvre ainsi un mouvement dirigé par sept jeunes femmes, et dont les antennes se développent peu à peu en France. L’association a pour objectif de protéger les femmes et les personnes Lgbt, afin de les aider à se sentir en sécurité. Le harcèlement démarre dès les premières interpellations verbales, mais prend de multiples formes : sifflements, commentaires sexistes, insultes, voire attouchements qui peuvent survenir dans la rue, les transports en communs, les bars…
« J’ai voulu lutter pour que cet univers ne représente plus une image de danger pour les femmes, car nous devons nous sentir légitimes de pouvoir circuler librement partout, à toute heure du jour et de la nuit, au même titre que tout le monde. » Elle et les autres membres déploient l’association, prennent des contacts, organisent des festivals, des week-ends événements à l’occasion de la Journée du 8 mars… « Le travail d’organisation est démentiel pour faire connaître les moyens de défense et les réflexes à avoir. »
La nouvelle recrue devient community manager du mouvement et se charge de recueillir les témoignages de personnes harcelées ou agressées dans la rue. Ceux-ci sont par la suite diffusés, afin de sensibiliser au maximum. « Nous dénonçons les situations à problème, et apportons des conseils pour aider chacun(e) à savoir comment réagir face à une situation déplacée : comme prendre en photo la plaque d’immatriculation, ou comment appeler le 17 ou le 112 en cas d’agression. »
Le slogan de l’association ? « La drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat… » La jeune femme y adhère totalement.
« Je ne voulais pas me limiter au militantisme en ligne, j’ai eu besoin de ne plus lutter depuis mon canapé, et de découvrir le terrain. » Clémence est alors en master recherche quand elle découvre l’association Stop harcèlement de rue par le biais d’une professeure. « J’ai vu des gens souffrir autour de moi, être rejetés, incompris ou moqués dans la rue et les lieux publics, j’ai eu besoin d’agir contre ces injustices. »
Elle découvre ainsi un mouvement dirigé par sept jeunes femmes, et dont les antennes se développent peu à peu en France. L’association a pour objectif de protéger les femmes et les personnes Lgbt, afin de les aider à se sentir en sécurité. Le harcèlement démarre dès les premières interpellations verbales, mais prend de multiples formes : sifflements, commentaires sexistes, insultes, voire attouchements qui peuvent survenir dans la rue, les transports en communs, les bars…
Circuler librement partout, à toute heure du jour et de la nuit
« J’ai voulu lutter pour que cet univers ne représente plus une image de danger pour les femmes, car nous devons nous sentir légitimes de pouvoir circuler librement partout, à toute heure du jour et de la nuit, au même titre que tout le monde. » Elle et les autres membres déploient l’association, prennent des contacts, organisent des festivals, des week-ends événements à l’occasion de la Journée du 8 mars… « Le travail d’organisation est démentiel pour faire connaître les moyens de défense et les réflexes à avoir. »
La nouvelle recrue devient community manager du mouvement et se charge de recueillir les témoignages de personnes harcelées ou agressées dans la rue. Ceux-ci sont par la suite diffusés, afin de sensibiliser au maximum. « Nous dénonçons les situations à problème, et apportons des conseils pour aider chacun(e) à savoir comment réagir face à une situation déplacée : comme prendre en photo la plaque d’immatriculation, ou comment appeler le 17 ou le 112 en cas d’agression. »
Le slogan de l’association ? « La drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat… » La jeune femme y adhère totalement.
En savoir plus
Le site de l’association Stop harcèlement de rue !
« Que faire si je suis victime d’harcèlement ? » sur le site de l’association Stop harcèlement de rue !
« Je suis témoin, que faire ? » sur le site de l’association Stop harcèlement de rue !
« La Journée internationale des droits des femmes » sur le site du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse
Nos articles
« Violences sexuelles et sexistes, 8 femmes sur 10 concernées »
« 1 femme sur 10 subit des violences conjugales »
« Homophobie, LGBTphobies... ça se combat dès l’école »
« Homophobie et transphobie : 3 agressions par jour en France »
« Que faire si je suis victime d’harcèlement ? » sur le site de l’association Stop harcèlement de rue !
« Je suis témoin, que faire ? » sur le site de l’association Stop harcèlement de rue !
« La Journée internationale des droits des femmes » sur le site du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse
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