Défis dangereux : restons attentifs !
25 Janvier 2019
Sur les réseaux sociaux, certains « jeux » se propagent alors qu’ils comportent de vrais dangers pour les plus jeunes. Parler de ces pratiques est essentiel pour lutter contre leurs conséquences, qui peuvent être graves.
« Blue Whale challenge » ou « Momo challenge », vous avez peut-être déjà entendu ces noms aux informations. Ils désignent des « jeux » d’un nouveau genre pratiqués par les jeunes, parfois dès l’entrée au collège. « Ils prennent la forme de défis envoyés par un personnage inconnu ou effrayant comme dans le cas du "Momo Challenge", explique Samuel Comblez, psychologue et directeur des opérations à l’association e-Enfance *. En cas de refus, l’inconnu menace de divulguer des informations personnelles, recueillies sur les réseaux sociaux et par piratage du téléphone. »
Depuis octobre 2018, le « Momo challenge » se propage via l’application WhatsApp. Les victimes sont invitées à contacter Momo qui leur adresse des défis, de plus en plus dangereux, le dernier niveau consisterait à se suicider. Le « Blue Whale challenge » est né en Russie et cible les 12-15 ans sur les réseaux sociaux. Un « tuteur » dénommé la baleine (Whale en anglais) attribue 50 défis, à raison d’un par jour. Au départ inoffensives, l’intensité de ces épreuves augmente (ne plus dormir, monter sur une grue, se scarifier) jusqu’à l’ultime étape : se donner la mort.
A la différence des jeux violents comme le jeu du foulard qui se cantonnent aux cours d’écoles, ces challenges circulent essentiellement grâce aux smartphones et Internet. « Le défi peut donc continuer jusqu’à la maison et cela vire vite aux cyberharcèlement », poursuit le spécialiste. Les conséquences psychologiques sont très graves : en octobre 2018, le suicide d’un adolescent de 14 ans à La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) a été attribué au « Momo challenge ».
« Les cibles de ces jeux sont les jeunes les plus fragiles, alerte Samuel Comblez. Ils veulent profiter du semblant de popularité offerte par ces défis en les partageant sur les réseaux sociaux. D’abord parce que le défi l’exige, mais aussi pour tenter de se faire accepter par le groupe. »
Les parents sont souvent les premiers à pouvoir agir pour protéger leurs enfants. A eux d’apprendre à reconnaître les symptômes. « Agressivité, accès de colère, perte d’appétit, réveil nocturne… il faut repérer le changement qui montre que la vie de votre enfant n’est plus comme avant, sensibilise Samuel Comblez. Souvent, le jeune entraîné dans ces défis fera tout pour le cacher à ses parents, mais il y a toujours un signe ! »
Posez ensuite un maximum de questions à votre enfant, « et exigez des réponses ! Le faire parler, c’est la seule manière de l’aider », conseille le psychologue. Une démarche qui s’avère difficile dans certaines familles. « Beaucoup de parents préfèrent se dire que leurs enfants vont bien, et refusent parfois d’entendre les mauvaises nouvelles, avance Samuel Comblez. Or c’est leur boulot d’être inquiets pour leurs enfants, c’est de leur responsabilité d’adulte de protéger l’enfant. »
Une fois le dialogue ouvert, une solution peut être d’offrir de nouvelles perspectives à votre enfant. « Il faut rappeler aux jeunes qu’il existe d’autres façons d’avoir des sensations, détaille le responsable d’e-Enfance. Sport, randonnée, scoutisme… montrez-lui que loin des smartphones et des réseaux sociaux, il y a de nombreuses façons d’exister. » Une bonne occasion pour montrer l’exemple et décrocher des écrans à votre tour.
* Association qui intervient en milieu scolaire pour parler des bons usages d’Internet et des risques liés aux cyber-violences.
Depuis octobre 2018, le « Momo challenge » se propage via l’application WhatsApp. Les victimes sont invitées à contacter Momo qui leur adresse des défis, de plus en plus dangereux, le dernier niveau consisterait à se suicider. Le « Blue Whale challenge » est né en Russie et cible les 12-15 ans sur les réseaux sociaux. Un « tuteur » dénommé la baleine (Whale en anglais) attribue 50 défis, à raison d’un par jour. Au départ inoffensives, l’intensité de ces épreuves augmente (ne plus dormir, monter sur une grue, se scarifier) jusqu’à l’ultime étape : se donner la mort.
Le suicide d’un adolescent de 14 ans
A la différence des jeux violents comme le jeu du foulard qui se cantonnent aux cours d’écoles, ces challenges circulent essentiellement grâce aux smartphones et Internet. « Le défi peut donc continuer jusqu’à la maison et cela vire vite aux cyberharcèlement », poursuit le spécialiste. Les conséquences psychologiques sont très graves : en octobre 2018, le suicide d’un adolescent de 14 ans à La Guerche-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) a été attribué au « Momo challenge ».
« Les cibles de ces jeux sont les jeunes les plus fragiles, alerte Samuel Comblez. Ils veulent profiter du semblant de popularité offerte par ces défis en les partageant sur les réseaux sociaux. D’abord parce que le défi l’exige, mais aussi pour tenter de se faire accepter par le groupe. »
Les parents sont souvent les premiers à pouvoir agir pour protéger leurs enfants. A eux d’apprendre à reconnaître les symptômes. « Agressivité, accès de colère, perte d’appétit, réveil nocturne… il faut repérer le changement qui montre que la vie de votre enfant n’est plus comme avant, sensibilise Samuel Comblez. Souvent, le jeune entraîné dans ces défis fera tout pour le cacher à ses parents, mais il y a toujours un signe ! »
Il existe d’autres façons d’avoir des sensations
Posez ensuite un maximum de questions à votre enfant, « et exigez des réponses ! Le faire parler, c’est la seule manière de l’aider », conseille le psychologue. Une démarche qui s’avère difficile dans certaines familles. « Beaucoup de parents préfèrent se dire que leurs enfants vont bien, et refusent parfois d’entendre les mauvaises nouvelles, avance Samuel Comblez. Or c’est leur boulot d’être inquiets pour leurs enfants, c’est de leur responsabilité d’adulte de protéger l’enfant. »
Une fois le dialogue ouvert, une solution peut être d’offrir de nouvelles perspectives à votre enfant. « Il faut rappeler aux jeunes qu’il existe d’autres façons d’avoir des sensations, détaille le responsable d’e-Enfance. Sport, randonnée, scoutisme… montrez-lui que loin des smartphones et des réseaux sociaux, il y a de nombreuses façons d’exister. » Une bonne occasion pour montrer l’exemple et décrocher des écrans à votre tour.
* Association qui intervient en milieu scolaire pour parler des bons usages d’Internet et des risques liés aux cyber-violences.
Pour aller plus loin
- La plateforme Net écoute qui conseille les enfants et les ados dans leurs pratiques numériques, et notamment le cyber-harcèlement
- Le site e-Enfance
Nos articles
- Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ?
- Téléphones portables à l’école : la guerre est déclarée !
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