Internet, jeux vidéo : quelle protection pour les enfants ?
16 Avril 2018
Les enfants utilisent les outils numériques dès leur plus jeune âge. Internet et les jeux vidéo font rapidement partie de leur quotidien. Pourtant, il importe de les protéger des contenus à risque dans ce monde virtuel comme dans le monde réel.
Images violentes, à caractère pornographique ou discriminatoire… ces contenus existent aussi bien sur Internet que dans les jeux vidéo. Difficile pour autant d’interdire l’usage de ces nouvelles technologies aux enfants.
« Les outils numériques, les jeux vidéo peuvent autant être dommageables que catalyseurs de compétences. Tout dépend de l’usage que l’on en fait », analyse Vanessa Lalo, psychologue clinicienne, spécialiste des jeux vidéo et des usages numériques. La solution ? Encadrer ces pratiques pour protéger au mieux les enfants.
Depuis 2003, les boîtes de jeux vidéo portent la signalétique Pegi. Ce système européen d’information sur les jeux indique en dessous de quel âge ils sont déconseillés, et stipule les éventuels contenus violents, grossiers, sexuels… Cette classification peut servir de base de réflexion avant de laisser ou non son enfant y jouer.
Sachez également qu’il existe un contrôle parental, activable dans les paramètres, sur les consoles de jeux vidéo. Certains sites expliquent comment l’installer selon la console. Le contrôle parental est également de mise sur Internet.
Mais cela ne suffit pas. « Après 8 ans, il faut apprendre aux enfants à naviguer sur l’Internet non protégé. Si le contrôle parental offre un univers sécurisé chez soi, il ne l’est pas forcément chez un ami », explique Vanessa Lalo. D’où l’importance d’un accompagnement progressif vers l’autonomie.
En 2016, une étude menée par une entreprise qui développe, édite et commercialise des solutions de sécurité informatique révélait que 10 % des visiteurs de sites pornographiques avaient moins de 10 ans. La psychologue recommande d’anticiper, d’évoquer et de sensibiliser les enfants aux contenus qu’ils peuvent rencontrer en ligne, sans rentrer dans les détails.
« Les "digital native"* sont à l’aise techniquement mais ce ne sont que des enfants. Ils n’ont pas le recul nécessaire. Il est essentiel de les éduquer à ces technologies. Ce qui est de l’ordre du dématérialisé est soumis aux mêmes règles que dans la réalité. Demandez-vous ce que vous feriez si ces contenus étaient dans un livre », suggère la psychologue.
Enfin, accompagnez les enfants dans leurs découvertes : proposez-leur des sites dont vous partagez les valeurs, aux contenus culturels ou éducatifs. Interrogez-les sur ce qu’ils aiment. Ces échanges leur permettront de profiter pleinement des ressources numériques pour apprendre, communiquer et développer leurs capacités psychosociales et cognitives.
* Ceux qui ont grandi dans un environnement numérique
« Les outils numériques, les jeux vidéo peuvent autant être dommageables que catalyseurs de compétences. Tout dépend de l’usage que l’on en fait », analyse Vanessa Lalo, psychologue clinicienne, spécialiste des jeux vidéo et des usages numériques. La solution ? Encadrer ces pratiques pour protéger au mieux les enfants.
Depuis 2003, les boîtes de jeux vidéo portent la signalétique Pegi. Ce système européen d’information sur les jeux indique en dessous de quel âge ils sont déconseillés, et stipule les éventuels contenus violents, grossiers, sexuels… Cette classification peut servir de base de réflexion avant de laisser ou non son enfant y jouer.
Sachez également qu’il existe un contrôle parental, activable dans les paramètres, sur les consoles de jeux vidéo. Certains sites expliquent comment l’installer selon la console. Le contrôle parental est également de mise sur Internet.
Mais cela ne suffit pas. « Après 8 ans, il faut apprendre aux enfants à naviguer sur l’Internet non protégé. Si le contrôle parental offre un univers sécurisé chez soi, il ne l’est pas forcément chez un ami », explique Vanessa Lalo. D’où l’importance d’un accompagnement progressif vers l’autonomie.
Sensibilisez-les et accompagnez-les
En 2016, une étude menée par une entreprise qui développe, édite et commercialise des solutions de sécurité informatique révélait que 10 % des visiteurs de sites pornographiques avaient moins de 10 ans. La psychologue recommande d’anticiper, d’évoquer et de sensibiliser les enfants aux contenus qu’ils peuvent rencontrer en ligne, sans rentrer dans les détails.
« Les "digital native"* sont à l’aise techniquement mais ce ne sont que des enfants. Ils n’ont pas le recul nécessaire. Il est essentiel de les éduquer à ces technologies. Ce qui est de l’ordre du dématérialisé est soumis aux mêmes règles que dans la réalité. Demandez-vous ce que vous feriez si ces contenus étaient dans un livre », suggère la psychologue.
Enfin, accompagnez les enfants dans leurs découvertes : proposez-leur des sites dont vous partagez les valeurs, aux contenus culturels ou éducatifs. Interrogez-les sur ce qu’ils aiment. Ces échanges leur permettront de profiter pleinement des ressources numériques pour apprendre, communiquer et développer leurs capacités psychosociales et cognitives.
* Ceux qui ont grandi dans un environnement numérique
Pour aller plus loin
- « Le contrôle parental des jeux » sur le site Jeux vidéo info parents
- La rubrique « jeux vidéo info parents » sur le site de l’association e-enfance
- « Jeux vidéo : qu'est-ce que le classement Pegi ? » sur le site officiel de l’administration française
Nos articles
- « Comment accompagner vos enfants sur Internet ? »
- « Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ? »
- « Comment accompagner son enfant sur les réseaux sociaux ? »
- « Internet : le contrôle parental pour protéger les enfants »
- La rubrique « jeux vidéo info parents » sur le site de l’association e-enfance
- « Jeux vidéo : qu'est-ce que le classement Pegi ? » sur le site officiel de l’administration française
Nos articles
- « Comment accompagner vos enfants sur Internet ? »
- « Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ? »
- « Comment accompagner son enfant sur les réseaux sociaux ? »
- « Internet : le contrôle parental pour protéger les enfants »