Comment apaiser la colère de son enfant ?
24 Décembre 2018
Cris, pleurs, bagarre, hurlements… les crises peuvent être fréquentes chez le jeune enfant et engendrer des répercussions sur la vie de famille. Comment l’aider à contrôler ses débordements ? Les conseils d’un pédopsychiatre.
Votre enfant crie et pleure quand son frère ne veut pas lui prêter son vélo, il se jette à terre quand vous refusez de lui acheter des bonbons… La colère peut survenir dans bien des situations : frustration, jalousie, inattention ou encore opposition.
Elle existe à tout âge mais « vers 2-3 ans, le parent peut voir une radicalisation de la colère, du caprice. Cela fait partie du développement naturel de l’enfant qui comprend qu’il est un individu à part entière, explique Gilles-Marie Valet, pédopsychiatre et auteur de 101 règles d’or de l’éducation bienveillante*. Il cherche à être autonome à sa façon et veut s’affirmer. Cela se manifeste par son opposition et ses colères ».
Un autre facteur entre en ligne de compte chez le jeune enfant. Celui-ci n’a pas encore les ressources nécessaires, d’un point de vue neurodéveloppemental, pour canaliser ses émotions. Cela viendra avec « l’âge de raison » vers 6-7 ans quand il saura les identifier et que son langage lui permettra de mettre des mots sur ce qu’il ressent.
Pour limiter les emportements de l’enfant, le docteur Valet recommande d’anticiper en évitant, autant que possible, les situations sensibles. Il faut ensuite l’isoler des facteurs susceptibles de l’énerver/l’exciter (foule, fratrie, objets convoités…). Installez-le dans un fauteuil, dans sa chambre ou bien « prenez-le dans vos bras pour exercer une contention bienveillante », suggère le pédopsychiatre.
Inutile en revanche de lui dire de se calmer. Focalisez-le plutôt sur ses sensations physiques, en l’invitant à s’asseoir, à respirer. Puis, demandez-lui ce qui lui arrive pour qu’il identifie ses émotions.
Vous pouvez aussi faire diversion en liant ce qui s’est produit à autre chose : « Oh regarde, tes cris ont fait fuir le chat ». Revenez ensuite très brièvement sur ce qu’il s’est passé, surtout s’il y a un enjeu d’apprentissage derrière, mais ne vous éternisez pas sur la situation. Valorisez au maximum les moments sans crise. Votre enfant constatera qu’il attire aussi votre attention quand tout va bien.
* Editions Larousse
Elle existe à tout âge mais « vers 2-3 ans, le parent peut voir une radicalisation de la colère, du caprice. Cela fait partie du développement naturel de l’enfant qui comprend qu’il est un individu à part entière, explique Gilles-Marie Valet, pédopsychiatre et auteur de 101 règles d’or de l’éducation bienveillante*. Il cherche à être autonome à sa façon et veut s’affirmer. Cela se manifeste par son opposition et ses colères ».
Un autre facteur entre en ligne de compte chez le jeune enfant. Celui-ci n’a pas encore les ressources nécessaires, d’un point de vue neurodéveloppemental, pour canaliser ses émotions. Cela viendra avec « l’âge de raison » vers 6-7 ans quand il saura les identifier et que son langage lui permettra de mettre des mots sur ce qu’il ressent.
Valorisez les moments calmes
Pour limiter les emportements de l’enfant, le docteur Valet recommande d’anticiper en évitant, autant que possible, les situations sensibles. Il faut ensuite l’isoler des facteurs susceptibles de l’énerver/l’exciter (foule, fratrie, objets convoités…). Installez-le dans un fauteuil, dans sa chambre ou bien « prenez-le dans vos bras pour exercer une contention bienveillante », suggère le pédopsychiatre.
Inutile en revanche de lui dire de se calmer. Focalisez-le plutôt sur ses sensations physiques, en l’invitant à s’asseoir, à respirer. Puis, demandez-lui ce qui lui arrive pour qu’il identifie ses émotions.
Vous pouvez aussi faire diversion en liant ce qui s’est produit à autre chose : « Oh regarde, tes cris ont fait fuir le chat ». Revenez ensuite très brièvement sur ce qu’il s’est passé, surtout s’il y a un enjeu d’apprentissage derrière, mais ne vous éternisez pas sur la situation. Valorisez au maximum les moments sans crise. Votre enfant constatera qu’il attire aussi votre attention quand tout va bien.
* Editions Larousse
Pour aller plus loin
- « Les colères du jeune enfant » sur mpedia.fr, le site pour les parents par les médecins spécialistes de l’enfant
Nos articles
- « Gérer les tensions au moment du coucher »
- « La « discipline positive », comment ça marche ? »
- « Frères et sœurs se chamaillent : le point de vue d’une psychologue »
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