Comment expliquer la mort aux enfants ?
26 Avril 2018
Il n’est pas toujours facile de répondre aux questions des enfants sur la mort sans les effrayer, ni les attrister. Que faut-il dire ou éviter de mentionner ? Comment les rassurer ? Les recommandations de Charlotte Mareau, docteur en psychologie.
La question existentielle de la mort suscite très tôt l’intérêt de l’enfant et mérite une réponse adaptée. Charlotte Mareau, docteur en psychologie, explique que « la mort est irréversible, universelle et biologique. Mais les études démontrent que la compréhension de ces caractéristiques ne se fait que vers 10 ans ». Ainsi, il faut tenir compte du stade de développement de l’enfant pour évoquer ce sujet.
Jusqu’à 5 ans, il ne conçoit pas l’immobilité : pour lui, la mort est une autre façon de vivre, un sommeil temporaire. « Il n’est pas en mesure, neurologiquement, de concevoir le vide. En revanche, il peut comprendre que la personne est partie au ciel », précise Charlotte Mareau.
Mieux vaut éviter de dire que le défunt s’est endormi et ne s’est pas réveillé ou de trop associer la maladie à la mort. L’enfant pourrait alors craindre de se coucher ou angoisser dès qu’un proche est souffrant. Si l’on est trop bouleversé par la mort d’un proche pour en parler, il est préférable que le conjoint prenne le relais.
De la même manière, on peut fleurir une tombe avec son enfant mais on évitera la tristesse des funérailles. Avant 5 ans, il ne comprend pas bien le sens de l'enterrement. Il peut être présent, mais s'il se retrouve exposé à beaucoup de manifestations de tristesse, il risquera d'être affecté par la détresse des adultes.
Entre 5 et 9 ans, l’enfant intègre la mort par des symboles, des dessins. Il commence à comprendre son caractère irréversible. Si vers 6 ou 7 ans, il conçoit uniquement le décès des personnes âgées, à 8 ou 9 ans, il appréhende davantage son caractère universel. Il s’interroge aussi sur la disparition de ses parents et craint de se retrouver seul.
« Jusqu’à 5 ans, le petit est au stade de développement de la "pensée magique". Il a besoin d’être rassuré, d’entendre que vous ne pouvez pas mourir et serez toujours là pour lui. A 7 ou 8 ans, dites-lui que vous êtes en bonne santé : "Je veux vivre très vieille, tu me porteras avec ma canne". L’humour aide. Montrez-lui que vous avez une famille solidaire avec plein de gens autour de lui. Dites-lui que vous l’aimerez toujours », suggère le docteur en psychologie. Ces mots devraient l’apaiser.
Enfin, si la famille a connu un événement traumatisant, que le sujet est trop délicat pour vous, un professionnel de la protection maternelle infantile (Pmi) ou un psychologue peut aborder le sujet avec votre enfant.
Jusqu’à 5 ans, il ne conçoit pas l’immobilité : pour lui, la mort est une autre façon de vivre, un sommeil temporaire. « Il n’est pas en mesure, neurologiquement, de concevoir le vide. En revanche, il peut comprendre que la personne est partie au ciel », précise Charlotte Mareau.
Mieux vaut éviter de dire que le défunt s’est endormi et ne s’est pas réveillé ou de trop associer la maladie à la mort. L’enfant pourrait alors craindre de se coucher ou angoisser dès qu’un proche est souffrant. Si l’on est trop bouleversé par la mort d’un proche pour en parler, il est préférable que le conjoint prenne le relais.
De la même manière, on peut fleurir une tombe avec son enfant mais on évitera la tristesse des funérailles. Avant 5 ans, il ne comprend pas bien le sens de l'enterrement. Il peut être présent, mais s'il se retrouve exposé à beaucoup de manifestations de tristesse, il risquera d'être affecté par la détresse des adultes.
La crainte de se retrouver seul
Entre 5 et 9 ans, l’enfant intègre la mort par des symboles, des dessins. Il commence à comprendre son caractère irréversible. Si vers 6 ou 7 ans, il conçoit uniquement le décès des personnes âgées, à 8 ou 9 ans, il appréhende davantage son caractère universel. Il s’interroge aussi sur la disparition de ses parents et craint de se retrouver seul.
« Jusqu’à 5 ans, le petit est au stade de développement de la "pensée magique". Il a besoin d’être rassuré, d’entendre que vous ne pouvez pas mourir et serez toujours là pour lui. A 7 ou 8 ans, dites-lui que vous êtes en bonne santé : "Je veux vivre très vieille, tu me porteras avec ma canne". L’humour aide. Montrez-lui que vous avez une famille solidaire avec plein de gens autour de lui. Dites-lui que vous l’aimerez toujours », suggère le docteur en psychologie. Ces mots devraient l’apaiser.
Enfin, si la famille a connu un événement traumatisant, que le sujet est trop délicat pour vous, un professionnel de la protection maternelle infantile (Pmi) ou un psychologue peut aborder le sujet avec votre enfant.
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