Education : « la souffrance n’apprend rien à un enfant »
30 Avril 2019
Crier sur un enfant ou lui donner une fessée… ces gestes sont néfastes pour son développement. Retour sur les bonnes conduites à adopter en cette Journée de la non-violence éducative.
« On peut élever ses enfants sans les frapper, ni les humilier », lance Catherine Dumonteil Kremer*, consultante familiale et initiatrice de la Journée de la non-violence éducative, qui a lieu tous les 30 avril depuis 2004.
Dans toute la France, des ateliers et réunions sont organisés pour les parents afin d'aborder ce que l'on appelle les « violences éducatives ordinaires ». Cette expression désigne à la fois les coups, les gifles, les humiliations, les brimades ou les insultes. « Les punitions, le chantage affectif, ou le fait de rabaisser ou menacer un enfant en font aussi partie », ajoute la spécialiste.
D'après une récente étude de la Fondation pour l'enfance, 85 % des parents auraient recours à la violence dans le cadre de leur éducation. Plus de 50 % d'entre eux commenceraient même à porter des coups à leurs enfants avant l'âge de 2 ans.
Pourtant, il est scientifiquement prouvé que la violence - qu’elle soit verbale, physique ou psychologique - a un impact sur la santé et le développement de l’enfant. Elle augmente le risque d’hyperactivité mais aussi d’apparition de troubles psychiatriques : troubles de l’humeur, anxiété, conduites addictives, risque suicidaire. De plus, « quand on crée une souffrance à un enfant, il n’apprend rien, explique Catherine Dumonteil Kremer. A terme, il tentera de ne plus être puni et développera un comportement dissimulateur. »
Alors que faire ? « Prendre du recul et ne pas réagir vite et mal », conseille la consultante familiale qui a listé ses conseils dans le guide Sans fessée comment faire ? On peut y lire : « La colère vous submerge ? Isolez-vous, respirez profondément, ou grognez comme un animal sauvage. » Conseil à retenir en priorité ? S'éloigner de son enfant si l'on sent la violence monter.
« Et il faut toujours lui expliquer les choses, dès le plus jeune âge. Ne vous fermez-pas, votre silence est aussi une violence pour lui. Parlez sans crier, dites-lui, par exemple, "je suis furieux parce que..." », détaille Catherine Dumonteil Kremer.
Des associations, des livres ou des sites Internet peuvent vous aider à apprendre à maîtriser vos réactions, parfois disproportionnées, ou à développer de nouvelles méthodes d'éducation. Rendez-vous sur le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo) pour en savoir plus.
* auteure de Elever son enfant autrement, aux éditions la Plage
Dans toute la France, des ateliers et réunions sont organisés pour les parents afin d'aborder ce que l'on appelle les « violences éducatives ordinaires ». Cette expression désigne à la fois les coups, les gifles, les humiliations, les brimades ou les insultes. « Les punitions, le chantage affectif, ou le fait de rabaisser ou menacer un enfant en font aussi partie », ajoute la spécialiste.
D'après une récente étude de la Fondation pour l'enfance, 85 % des parents auraient recours à la violence dans le cadre de leur éducation. Plus de 50 % d'entre eux commenceraient même à porter des coups à leurs enfants avant l'âge de 2 ans.
Pourtant, il est scientifiquement prouvé que la violence - qu’elle soit verbale, physique ou psychologique - a un impact sur la santé et le développement de l’enfant. Elle augmente le risque d’hyperactivité mais aussi d’apparition de troubles psychiatriques : troubles de l’humeur, anxiété, conduites addictives, risque suicidaire. De plus, « quand on crée une souffrance à un enfant, il n’apprend rien, explique Catherine Dumonteil Kremer. A terme, il tentera de ne plus être puni et développera un comportement dissimulateur. »
Parler sans crier
Alors que faire ? « Prendre du recul et ne pas réagir vite et mal », conseille la consultante familiale qui a listé ses conseils dans le guide Sans fessée comment faire ? On peut y lire : « La colère vous submerge ? Isolez-vous, respirez profondément, ou grognez comme un animal sauvage. » Conseil à retenir en priorité ? S'éloigner de son enfant si l'on sent la violence monter.
« Et il faut toujours lui expliquer les choses, dès le plus jeune âge. Ne vous fermez-pas, votre silence est aussi une violence pour lui. Parlez sans crier, dites-lui, par exemple, "je suis furieux parce que..." », détaille Catherine Dumonteil Kremer.
Des associations, des livres ou des sites Internet peuvent vous aider à apprendre à maîtriser vos réactions, parfois disproportionnées, ou à développer de nouvelles méthodes d'éducation. Rendez-vous sur le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo) pour en savoir plus.
* auteure de Elever son enfant autrement, aux éditions la Plage
Pour aller plus loin
- L’émission du magazine consacrée à l’éducation bienveillante
- Le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire
- Le site de la Fondation pour l'enfance
- Le site ensemble pour l’éducation
- Le site de la Maison de l’enfant
- Le site de la Parentalité créative
Nos articles
- « Education : il n’est pas interdit d’interdire »
- « La "discipline positive", comment ça marche ? »
- « Apprenez la bienveillance avec la communication non violente ! »
- Le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire
- Le site de la Fondation pour l'enfance
- Le site ensemble pour l’éducation
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- « La "discipline positive", comment ça marche ? »
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