Education : les filles aussi ont tous les droits !
08 Mars 2018
L’égalité entre les femmes et les hommes s’apprend dès le plus jeune âge. Comment l’inculquer aux enfants ? Tour d’horizon des bonnes pratiques, en ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes.
Du rose et des gentilles princesses pour elle, du bleu et des dinosaures pour lui… les stéréotypes filles-garçons s’installent dès le plus jeune âge et avec eux, les fondements des inégalités femmes-hommes dans la société.
Pour les contrer, « l’éducation a un rôle élémentaire, estime Justine Haré, éditrice de livres jeunesse écrits pour déjouer les discriminations, et notamment le sexisme. Les enfants sont des êtres malléables. En leur expliquant dès le départ que les filles et les garçons sont égaux, il est possible qu’ils se battent pour mettre en place une société différente. »
Etape fondamentale pour casser les codes : donner l’exemple à la maison. Montrer que papa fait les courses et la cuisine, inviter sa fille à participer aux séances de bricolage – et son garçon à faire le ménage… tout cela permet de redistribuer les cartes.
D’une manière générale, « il faut laisser à l’enfant la possibilité de rêver sans limite à qui il ou elle aimerait devenir et ce, sans barrières liées à son sexe », indique Justine Haré. D’où l’intérêt, en tant que parent, d’éviter de présupposer du choix des jouets ou des loisirs de son enfant.
Par exemple, vous pouvez aider votre fille à faire du sport si elle le souhaite, tout en lui demandant en amont si elle préfère vraiment la danse à une autre activité comme le handball ou un art martial.
Autre moyen d’inculquer les bases de l’égalité des sexes : la littérature jeunesse. A condition de choisir les bons ouvrages ! « Dans l’ensemble des histoires, c’est souvent le garçon qui a toutes les belles places », relève Justine Haré.
C’est pourquoi il est utile de privilégier les livres qui n’entretiennent pas les clichés, avec des héroïnes qui font du sport et aiment grimper aux arbres, et où les garçons ont aussi le droit d’être sensibles ou timides.
Ces histoires, destinées aux filles comme aux garçons, permettent de décloisonner les genres. « Parfois, les enfants sont surpris lorsqu’à la fin, la princesse décide de ne pas épouser ce "gros nul de prince". Mais après discussion, ils sont d’accord ! », détaille l’éditrice.
Enfin, tout au long du parcours scolaire, gardez à l’esprit de rappeler verbalement aux filles qu’elles peuvent s’orienter vers toutes les filières et professions, sans exception ! Elles peuvent aussi être douées en physique, en maths ou en sport, voire – parce qu’elles ont définitivement tous les droits – dans les trois en même temps !
Pour les contrer, « l’éducation a un rôle élémentaire, estime Justine Haré, éditrice de livres jeunesse écrits pour déjouer les discriminations, et notamment le sexisme. Les enfants sont des êtres malléables. En leur expliquant dès le départ que les filles et les garçons sont égaux, il est possible qu’ils se battent pour mettre en place une société différente. »
Etape fondamentale pour casser les codes : donner l’exemple à la maison. Montrer que papa fait les courses et la cuisine, inviter sa fille à participer aux séances de bricolage – et son garçon à faire le ménage… tout cela permet de redistribuer les cartes.
D’une manière générale, « il faut laisser à l’enfant la possibilité de rêver sans limite à qui il ou elle aimerait devenir et ce, sans barrières liées à son sexe », indique Justine Haré. D’où l’intérêt, en tant que parent, d’éviter de présupposer du choix des jouets ou des loisirs de son enfant.
Par exemple, vous pouvez aider votre fille à faire du sport si elle le souhaite, tout en lui demandant en amont si elle préfère vraiment la danse à une autre activité comme le handball ou un art martial.
« Parfois, la princesse décide de ne pas épouser ce gros nul de prince »
Autre moyen d’inculquer les bases de l’égalité des sexes : la littérature jeunesse. A condition de choisir les bons ouvrages ! « Dans l’ensemble des histoires, c’est souvent le garçon qui a toutes les belles places », relève Justine Haré.
C’est pourquoi il est utile de privilégier les livres qui n’entretiennent pas les clichés, avec des héroïnes qui font du sport et aiment grimper aux arbres, et où les garçons ont aussi le droit d’être sensibles ou timides.
Ces histoires, destinées aux filles comme aux garçons, permettent de décloisonner les genres. « Parfois, les enfants sont surpris lorsqu’à la fin, la princesse décide de ne pas épouser ce "gros nul de prince". Mais après discussion, ils sont d’accord ! », détaille l’éditrice.
Enfin, tout au long du parcours scolaire, gardez à l’esprit de rappeler verbalement aux filles qu’elles peuvent s’orienter vers toutes les filières et professions, sans exception ! Elles peuvent aussi être douées en physique, en maths ou en sport, voire – parce qu’elles ont définitivement tous les droits – dans les trois en même temps !