Familles recomposées : comment trouver l’équilibre ?
30 Juin 2017
Refaire sa vie n’est pas toujours facile lorsque l’on est parent. Comment laisser une place au nouveau conjoint ? Comment rassurer son enfant de son amour ? Autant de problèmes à résoudre pour atteindre la sérénité.
Pour les 720 000 familles* recomposées vivant en France métropolitaine, trouver un équilibre demande du temps et des efforts. L’enfant doit adopter le beau-parent et ses éventuels enfants. Le nouveau conjoint doit trouver sa place, se faire respecter. Le parent doit, lui, s’efforcer de préserver son enfant face à ces changements, mais aussi gérer la relation avec l’ancien conjoint.
Selon Yvonne Poncet-Bonissol, psychoclinicienne et auteur de Vivre heureux dans une famille recomposée (éditions Dangles), le beau-parent doit éviter d’en faire trop pour se faire aimer. « Il faut s’intéresser à ce que fait l’enfant, jouer avec lui et faire des sorties pour créer une complicité. Accueillez-le comme un invité, sans l’envahir. Il viendra vers vous s’il le veut. » Le parent peut aider le conjoint à trouver sa place en le soutenant et en évitant de le contredire devant son enfant.
Pour les enfants, il n’est pas toujours évident d’accepter le nouveau conjoint. Surtout si l’autre parent n’a pas refait sa vie et souffre de la séparation. L’enfant peut alors développer un conflit de loyauté. « Prisonnier de la douleur de son parent, il peut devenir son bras armé et saper les relations au sein de la famille recomposée. Les parents divorcés doivent veiller à ne pas instrumentaliser l’enfant. Ne critiquez jamais le parent absent et évitez au maximum de l’évoquer », conseille Yvonne Poncet-Bonissol.
Sans chercher à imposer d’emblée son autorité, le nouveau conjoint peut dire « Je ne suis pas ton père/ta mère, mais tu dois me respecter ». Pour faciliter le dialogue, organisez des réunions de famille où chacun peut s’exprimer. « Le beau-parent doit rester ouvert aux ressentis de l’enfant et lui dire qu’il est prêt à l’entendre, à discuter », suggère la psychologue.
Enfin, dans les fratries recomposées, c’est aux enfants de trouver leurs repères. Il peut y avoir des affinités ou non. Là encore les réunions de famille sont utiles, tout comme les activités communes qui favorisent l’échange.
Le parent doit expliquer que l’amour qu’il a pour ses enfants n’est pas le même que pour son nouveau conjoint ou les enfants de celui-ci. Cela sécurisera l’enfant et l’aidera à aborder plus sereinement cette nouvelle famille en construction.
* Source Insee, 2011
- « Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée » sur le site de l’Insee (2013)
- « De plus en plus de familles recomposées » sur le site du centre d’observation de la société (2014)
- Notre dossier « Séparation : comment gérer l’après » dans le magazine Vies de famille de mai 2017
Nos articles
- « Adopter l’enfant de son conjoint : suivez le guide ! »
- « Séparation, divorce : communiquez avec vos enfants ! »
- « Séparation : comment organiser le droit de visite ? »
Selon Yvonne Poncet-Bonissol, psychoclinicienne et auteur de Vivre heureux dans une famille recomposée (éditions Dangles), le beau-parent doit éviter d’en faire trop pour se faire aimer. « Il faut s’intéresser à ce que fait l’enfant, jouer avec lui et faire des sorties pour créer une complicité. Accueillez-le comme un invité, sans l’envahir. Il viendra vers vous s’il le veut. » Le parent peut aider le conjoint à trouver sa place en le soutenant et en évitant de le contredire devant son enfant.
Pour les enfants, il n’est pas toujours évident d’accepter le nouveau conjoint. Surtout si l’autre parent n’a pas refait sa vie et souffre de la séparation. L’enfant peut alors développer un conflit de loyauté. « Prisonnier de la douleur de son parent, il peut devenir son bras armé et saper les relations au sein de la famille recomposée. Les parents divorcés doivent veiller à ne pas instrumentaliser l’enfant. Ne critiquez jamais le parent absent et évitez au maximum de l’évoquer », conseille Yvonne Poncet-Bonissol.
Réunions de famille où chacun peut s’exprimer
Sans chercher à imposer d’emblée son autorité, le nouveau conjoint peut dire « Je ne suis pas ton père/ta mère, mais tu dois me respecter ». Pour faciliter le dialogue, organisez des réunions de famille où chacun peut s’exprimer. « Le beau-parent doit rester ouvert aux ressentis de l’enfant et lui dire qu’il est prêt à l’entendre, à discuter », suggère la psychologue.
Enfin, dans les fratries recomposées, c’est aux enfants de trouver leurs repères. Il peut y avoir des affinités ou non. Là encore les réunions de famille sont utiles, tout comme les activités communes qui favorisent l’échange.
Le parent doit expliquer que l’amour qu’il a pour ses enfants n’est pas le même que pour son nouveau conjoint ou les enfants de celui-ci. Cela sécurisera l’enfant et l’aidera à aborder plus sereinement cette nouvelle famille en construction.
* Source Insee, 2011
Pour aller plus loin
- « Un enfant sur dix vit dans une famille recomposée » sur le site de l’Insee (2013)
- « De plus en plus de familles recomposées » sur le site du centre d’observation de la société (2014)
- Notre dossier « Séparation : comment gérer l’après » dans le magazine Vies de famille de mai 2017
Nos articles
- « Adopter l’enfant de son conjoint : suivez le guide ! »
- « Séparation, divorce : communiquez avec vos enfants ! »
- « Séparation : comment organiser le droit de visite ? »