Frères et sœurs se chamaillent : le point de vue d’une psychologue
07 Avril 2017
Les conflits entre frères et sœurs sont normaux. Pour autant, pas question de les laisser se battre ou s’insulter. À quel moment intervenir ? Que dire ? Que faire ? Léa Ifergan-Rey, psychologue, livre à Vies de Famille quelques précieux conseils.
Vos enfants se disputent ? La jalousie, la colère et la rivalité sont des sentiments normaux dans une fratrie. « C’est même le signe que les familles vont bien ! Cela montre que les enfants sont suffisamment à l’aise pour laisser exprimer leur agressivité. Amour et agressivité sont deux mouvements inextricables chez l’être humain et ce, dès le plus jeune âge », explique Léa Ifergan-Rey, psychologue.
L’agressivité s’exprime différemment suivant l’âge de l’enfant. « Quand il est tout petit, il aura tendance à mordre. Au stade dit "anal", pendant l’acquisition de la propreté, il pourrait être tenté de frapper ou de dire des mots grossiers. Au stade œdipien (vers 3-4 ans), il veut montrer sa supériorité par rapport aux autres, il est dans un conflit de puissance… Le rôle des parents est alors capital : il consiste à aider les enfants à exprimer leur désaccord avec des mots respectueux et sans violence », ajoute la spécialiste.
Ainsi, si les chamailleries sont fréquentes, elles doivent être maîtrisées. Si les enfants sont capables de régler tout seuls un simple désaccord, tant mieux ! Ils apprennent alors à trouver un compromis satisfaisant pour chacun. Une chose utile pour l’avenir. Mais si les enfants s’insultent ou en arrivent aux mains, le parent doit intervenir. « S’il ne fait rien, cela engendre des blessures narcissiques qui mettent à mal l’estime de soi de l’enfant. C’est comme si le parent témoin cautionnait ces propos dévalorisants », poursuit la psychologue.
Il faut d’abord comprendre ce qui s’est réellement passé. Léa Ifergan-Rey suggère de « demander à l’aîné, puis au petit, de raconter calmement leur version des faits, sans s’interrompre l’un l’autre ». La psychologue va plus loin : « Interrogez-les sur ce qu’ils ont ressenti. Reformulez ce que vous en avez saisi. Ils comprennent ainsi qu’il vaut mieux parler pour être entendu. »
Rappelez les interdits et trouvez une solution avec les enfants. Suivant les faits, excluez le fautif du lieu de vie commun, « Sors du salon, je ne veux pas te voir pour le moment. Tu reviendras quand je te le dirai », ou renvoyez-les chacun dans leur chambre. Vous pouvez aussi donner une punition réparatrice, comme ranger les jouets qui ont été jetés.
En appliquant ces règles, en cadrant leurs élans agressifs, vos enfants apprendront qu’il existe d’autres moyens de s’exprimer. Peu à peu, ils gèreront mieux leurs émotions, leur pulsions et trouveront des solutions justes pour chacun.
L’agressivité s’exprime différemment suivant l’âge de l’enfant. « Quand il est tout petit, il aura tendance à mordre. Au stade dit "anal", pendant l’acquisition de la propreté, il pourrait être tenté de frapper ou de dire des mots grossiers. Au stade œdipien (vers 3-4 ans), il veut montrer sa supériorité par rapport aux autres, il est dans un conflit de puissance… Le rôle des parents est alors capital : il consiste à aider les enfants à exprimer leur désaccord avec des mots respectueux et sans violence », ajoute la spécialiste.
Ainsi, si les chamailleries sont fréquentes, elles doivent être maîtrisées. Si les enfants sont capables de régler tout seuls un simple désaccord, tant mieux ! Ils apprennent alors à trouver un compromis satisfaisant pour chacun. Une chose utile pour l’avenir. Mais si les enfants s’insultent ou en arrivent aux mains, le parent doit intervenir. « S’il ne fait rien, cela engendre des blessures narcissiques qui mettent à mal l’estime de soi de l’enfant. C’est comme si le parent témoin cautionnait ces propos dévalorisants », poursuit la psychologue.
Trouvez une solution avec les enfants
Il faut d’abord comprendre ce qui s’est réellement passé. Léa Ifergan-Rey suggère de « demander à l’aîné, puis au petit, de raconter calmement leur version des faits, sans s’interrompre l’un l’autre ». La psychologue va plus loin : « Interrogez-les sur ce qu’ils ont ressenti. Reformulez ce que vous en avez saisi. Ils comprennent ainsi qu’il vaut mieux parler pour être entendu. »
Rappelez les interdits et trouvez une solution avec les enfants. Suivant les faits, excluez le fautif du lieu de vie commun, « Sors du salon, je ne veux pas te voir pour le moment. Tu reviendras quand je te le dirai », ou renvoyez-les chacun dans leur chambre. Vous pouvez aussi donner une punition réparatrice, comme ranger les jouets qui ont été jetés.
En appliquant ces règles, en cadrant leurs élans agressifs, vos enfants apprendront qu’il existe d’autres moyens de s’exprimer. Peu à peu, ils gèreront mieux leurs émotions, leur pulsions et trouveront des solutions justes pour chacun.