La « discipline positive », comment ça marche ?
19 Décembre 2017
Apparue il y a presque quarante ans aux Etats-Unis, la « discipline positive » a fait son arrivée en France en 2010. Inspirée des théories du psychiatre Alfred Adler, cette démarche éducative s’appuie sur la fermeté et la bienveillance.
Depuis le début des années 1980, Jane Nelsen et Lynn Lott, thérapeutes familiales développent la « discipline positive », une démarche de coopération entre l’adulte et l’enfant basée sur la fermeté, la bienveillance et l’encouragement. Par le biais d’ateliers pratiques, elles ont décliné les principes d’Alfred Adler, un psychiatre autrichien contemporain de Freud.
« Pour Adler, l’être humain se construit dans l’altérité. Plus l’enfant est encouragé et impliqué, plus il se sent capable », explique Béatrice Sabaté, psychologue clinicienne et présidente de l’association Discipline positive France. Les récentes études de neurosciences démontrent d’ailleurs que certaines zones du cerveau sont moins fonctionnelles lorsque le contexte éducatif est répressif ou lorsque le lien est empêché.
Béatrice Sabaté poursuit : « Jane Nelsen et Lynn Lott se sont intéressées à la question du "on fait comment" pour encourager et impliquer les enfants, et développer leur sentiment d’être capable. » Pour autant, « cette coopération ne veut pas dire que les parents et les enfants ont les mêmes devoirs, les mêmes compétences ou responsabilités, mais la même valeur humaine », prévient-elle.
L’un des outils consiste à utiliser la recherche de solutions, tout en restant ferme sur les règles non négociables. « Qu’est-ce qui va t’aider à être prêt à te coucher à 20 h 30 ? Qu’est-ce qu’il te reste à faire ? » Une façon d’aider l’enfant à s’impliquer plutôt que de s’épuiser à lui donner des ordres.
« L’enfant est davantage acteur de ses apprentissages, plus responsabilisé. Cela développe son autonomie et son sentiment d’être capable », analyse Béatrice Sabaté. La démarche vise également à comprendre ce qui manque à l’enfant comme compétence pour grandir.
« S’il se roule par terre, c’est peut-être qu’il ne sait pas gérer sa colère autrement. Il ne veut pas faire ses devoirs ? Il a peut-être besoin d’être remis en confiance. La démarche de Jane Nelsen consiste à utiliser les difficultés rencontrées au quotidien pour en faire des opportunités d’apprentissage », ajoute la psychologue.
Parents, enseignants, vous souhaitez vous former à la « discipline positive » ? Des livres expliquent cette méthode et des ateliers sont organisés un peu partout en France.
« Pour Adler, l’être humain se construit dans l’altérité. Plus l’enfant est encouragé et impliqué, plus il se sent capable », explique Béatrice Sabaté, psychologue clinicienne et présidente de l’association Discipline positive France. Les récentes études de neurosciences démontrent d’ailleurs que certaines zones du cerveau sont moins fonctionnelles lorsque le contexte éducatif est répressif ou lorsque le lien est empêché.
Béatrice Sabaté poursuit : « Jane Nelsen et Lynn Lott se sont intéressées à la question du "on fait comment" pour encourager et impliquer les enfants, et développer leur sentiment d’être capable. » Pour autant, « cette coopération ne veut pas dire que les parents et les enfants ont les mêmes devoirs, les mêmes compétences ou responsabilités, mais la même valeur humaine », prévient-elle.
L’un des outils consiste à utiliser la recherche de solutions, tout en restant ferme sur les règles non négociables. « Qu’est-ce qui va t’aider à être prêt à te coucher à 20 h 30 ? Qu’est-ce qu’il te reste à faire ? » Une façon d’aider l’enfant à s’impliquer plutôt que de s’épuiser à lui donner des ordres.
Utiliser les difficultés pour en faire des opportunités d’apprentissage
« L’enfant est davantage acteur de ses apprentissages, plus responsabilisé. Cela développe son autonomie et son sentiment d’être capable », analyse Béatrice Sabaté. La démarche vise également à comprendre ce qui manque à l’enfant comme compétence pour grandir.
« S’il se roule par terre, c’est peut-être qu’il ne sait pas gérer sa colère autrement. Il ne veut pas faire ses devoirs ? Il a peut-être besoin d’être remis en confiance. La démarche de Jane Nelsen consiste à utiliser les difficultés rencontrées au quotidien pour en faire des opportunités d’apprentissage », ajoute la psychologue.
Parents, enseignants, vous souhaitez vous former à la « discipline positive » ? Des livres expliquent cette méthode et des ateliers sont organisés un peu partout en France.
Pour aller plus loin
- Le site de l’association Discipline positive France
- La page Facebook de l’association Discipline positive France
Nos articles
- « Apprenez la bienveillance avec la communication non violente ! »
- « Education bienveillante : le regard d’une psychologue »
- « Education bienveillante : le point de vue de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo) »
- La page Facebook de l’association Discipline positive France
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