Mon enfant a un comportement agressif : que faire ?
18 Décembre 2018
Face aux accès de violence de son enfant, on peut se sentir désemparé. C’est pourquoi il est important d’essayer de communiquer puis de poser les limites à ne pas franchir, dès le plus jeune âge.
Votre fils ou votre fille tape ses camarades, vous insulte ? Une telle attitude peut faire partie de son développement. Il s’exprime alors souvent vers 18 mois quand la marche libère les mains, et décroit vers 2 ans et demi ou 3 ans.
« Les enfants peuvent être cruels ou jaloux. C’est le rôle de l’éducation de nous rendre sociables », estime le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre dans un centre éducatif renforcé, et auteur du livre De l’incivilité au terrorisme – Comprendre la violence sans l'excuser*. Cette brutalité dépend du tempérament de chacun, mais elle peut aussi survenir face à un laxisme éducatif, si l’enfant a assisté à des disputes conjugales étant petit, ou s’il éprouve lui-même un mal-être.
Selon l’expert, trois facteurs permettent d’évaluer l’agressivité d’un enfant : sa durée – notamment si elle est supérieure à six mois –, sa forme et l’âge à laquelle elle se manifeste. Ainsi, il faut s’inquiéter s’il frappe alors qu’on lui dit d’arrêter, s’il tape n’importe qui, s’il continue alors qu’on l’enlace pour le calmer ou s’il se montre indifférent aux sanctions. « S’il se comporte seulement ainsi avec une personne (sa maman, par exemple), qu’il est sensible à la sanction et qu’il se sent coupable, ce n’est plus de l’agressivité », nuance le pédopsychiatre.
Si vous rencontrez des difficultés avec votre enfant, il faut apporter une réponse immédiate et graduée. Montrez votre mécontentement par une attitude ferme. Demandez-lui si quelque chose le met en colère ou le soucie. Puis, s’il aimerait qu’on lui fasse cela et pourquoi il agit ainsi. Expliquez-lui que vous n’aimez pas son comportement. Posez ensuite une limite et prévenez-le de la sanction qu’il encourt. S’il est à la maison, demandez-lui de se calmer dans sa chambre.
Il importe d’établir une relation asymétrique (entre personnes aux statuts différents, ndlr) où les parents montrent ce qui est bien ou pas. « L’enfant doit comprendre qu’il ne peut pas dominer les adultes. Souvent, il ne réalise la portée de ses actes qu’en fonction de la sanction qui doit être proportionnée. C’est son miroir », remarque le docteur Maurice Berger. Une réaction rapide et adaptée lui permettra de connaître les limites à ne pas franchir pour bien s’intégrer.
* Editions Dunod
« Les enfants peuvent être cruels ou jaloux. C’est le rôle de l’éducation de nous rendre sociables », estime le docteur Maurice Berger, pédopsychiatre dans un centre éducatif renforcé, et auteur du livre De l’incivilité au terrorisme – Comprendre la violence sans l'excuser*. Cette brutalité dépend du tempérament de chacun, mais elle peut aussi survenir face à un laxisme éducatif, si l’enfant a assisté à des disputes conjugales étant petit, ou s’il éprouve lui-même un mal-être.
Selon l’expert, trois facteurs permettent d’évaluer l’agressivité d’un enfant : sa durée – notamment si elle est supérieure à six mois –, sa forme et l’âge à laquelle elle se manifeste. Ainsi, il faut s’inquiéter s’il frappe alors qu’on lui dit d’arrêter, s’il tape n’importe qui, s’il continue alors qu’on l’enlace pour le calmer ou s’il se montre indifférent aux sanctions. « S’il se comporte seulement ainsi avec une personne (sa maman, par exemple), qu’il est sensible à la sanction et qu’il se sent coupable, ce n’est plus de l’agressivité », nuance le pédopsychiatre.
Les parents doivent montrer ce qui est bien ou pas
Si vous rencontrez des difficultés avec votre enfant, il faut apporter une réponse immédiate et graduée. Montrez votre mécontentement par une attitude ferme. Demandez-lui si quelque chose le met en colère ou le soucie. Puis, s’il aimerait qu’on lui fasse cela et pourquoi il agit ainsi. Expliquez-lui que vous n’aimez pas son comportement. Posez ensuite une limite et prévenez-le de la sanction qu’il encourt. S’il est à la maison, demandez-lui de se calmer dans sa chambre.
Il importe d’établir une relation asymétrique (entre personnes aux statuts différents, ndlr) où les parents montrent ce qui est bien ou pas. « L’enfant doit comprendre qu’il ne peut pas dominer les adultes. Souvent, il ne réalise la portée de ses actes qu’en fonction de la sanction qui doit être proportionnée. C’est son miroir », remarque le docteur Maurice Berger. Une réaction rapide et adaptée lui permettra de connaître les limites à ne pas franchir pour bien s’intégrer.
* Editions Dunod
Pour aller plus loin
- « Comment réagir face à l’agressivité persistante de mon enfant ? » sur mpedia.fr, le site pour les parents par les médecins spécialistes de l’enfant
- Notre émission consacrée à l'éducation bienveillante
Nos articles
- « Frères et sœurs se chamaillent : le point de vue d’une psychologue »
- « Encouragez votre enfant à s’ouvrir aux autres »
- « Education : il n’est pas interdit d’interdire »
- « La « discipline positive » : comment ça marche ? »
- « Apprenez la bienveillance avec la communication non violente ! »
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Nos articles
- « Frères et sœurs se chamaillent : le point de vue d’une psychologue »
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- « Education : il n’est pas interdit d’interdire »
- « La « discipline positive » : comment ça marche ? »
- « Apprenez la bienveillance avec la communication non violente ! »