Mon enfant est peut-être hyperactif : que faire ?
23 février 2018
A la maison comme à l’école, votre enfant ne tient pas en place. Impossible pour lui de rester assis à écouter ou à apprendre. Un manque d’attention et une hyperactivité qui peut lui jouer des tours. Voici quelques clés pour l’aider.
Votre enfant est agité, impulsif, il a du mal à se concentrer. Et s’il était hyperactif ou plus exactement porteur d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (Tdah) ? Une pathologie qui touche 3 à 5 % des enfants en France, soit un à deux élèves par classe. « Le point central du problème n’est pas l’hyperactivité, mais bien le déficit d’attention », précise le docteur Nathalie Franc, psychiatre au CHU de Montpellier et auteur d’un ouvrage sur le sujet.
Le regard des enseignants conforte souvent les parents dans leur ressenti. C’est, en effet, surtout en situation d’apprentissage, à partir du CP, que l’on décèle les symptômes : manque de concentration, d’organisation, difficultés à être ordonné, à faire ses devoirs...
Vous avez un doute ? Adressez-vous à votre médecin traitant ou pédiatre qui vous orientera vers un pédopsychiatre ou neuropsychiatre. L’association Tdah-France couvre bien le territoire et pourra également vous guider.
Dès 6 ans, le spécialiste peut établir un diagnostic grâce à un recueil d’informations médicales, des témoignages et un entretien avec l’enfant. « Plus tôt le diagnostic est fait, mieux c’est. L’entourage comprend ainsi que ce comportement est dû à une vulnérabilité d’origine génétique et non à une volonté de désobéir », explique le docteur Franc. Une prise en charge est alors mise en place pour soutenir les familles.
L’éducation doit, par ailleurs, encourager les actes positifs. Les automatismes et les apprentissages sont beaucoup plus longs et instables avec un Tdah. Il faut cibler moins d’objectifs à la fois. « On félicite l’enfant avec une récompense non matérielle, comme lui faire son plat préféré, ou le laisser regarder un dessin animé par exemple », suggère le docteur Franc.
Les parents servent de relais pour transmettre cette approche à l’enseignant. Celui-ci peut installer l’enfant aux premiers rangs pour qu’il soit moins distrait, lui faire distribuer les feuilles pour être en mouvement. Si cela reste compliqué, un traitement médicamenteux peut être envisagé et revu chaque année, le temps que l’enfant acquière de nouvelles stratégies et automatismes pour les apprentissages fondamentaux. Pas d’inquiétude toutefois car bien souvent, le Tdah s’atténue ou disparaît avec l’âge.
Le regard des enseignants conforte souvent les parents dans leur ressenti. C’est, en effet, surtout en situation d’apprentissage, à partir du CP, que l’on décèle les symptômes : manque de concentration, d’organisation, difficultés à être ordonné, à faire ses devoirs...
Vous avez un doute ? Adressez-vous à votre médecin traitant ou pédiatre qui vous orientera vers un pédopsychiatre ou neuropsychiatre. L’association Tdah-France couvre bien le territoire et pourra également vous guider.
Dès 6 ans, le spécialiste peut établir un diagnostic grâce à un recueil d’informations médicales, des témoignages et un entretien avec l’enfant. « Plus tôt le diagnostic est fait, mieux c’est. L’entourage comprend ainsi que ce comportement est dû à une vulnérabilité d’origine génétique et non à une volonté de désobéir », explique le docteur Franc. Une prise en charge est alors mise en place pour soutenir les familles.
Cibler moins d’objectifs à la fois
L’éducation doit, par ailleurs, encourager les actes positifs. Les automatismes et les apprentissages sont beaucoup plus longs et instables avec un Tdah. Il faut cibler moins d’objectifs à la fois. « On félicite l’enfant avec une récompense non matérielle, comme lui faire son plat préféré, ou le laisser regarder un dessin animé par exemple », suggère le docteur Franc.
Les parents servent de relais pour transmettre cette approche à l’enseignant. Celui-ci peut installer l’enfant aux premiers rangs pour qu’il soit moins distrait, lui faire distribuer les feuilles pour être en mouvement. Si cela reste compliqué, un traitement médicamenteux peut être envisagé et revu chaque année, le temps que l’enfant acquière de nouvelles stratégies et automatismes pour les apprentissages fondamentaux. Pas d’inquiétude toutefois car bien souvent, le Tdah s’atténue ou disparaît avec l’âge.
Pour aller plus loin
- « Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité de l’enfant (TDAH) » sur le site de l’Assurance maladie
- Le site de l’association Association HyperSupers - TDAH France
Nos articles
- « Troubles de l’apprentissage : des aides pour une scolarité réussie »
- « Le Rased en soutien des enfants en difficulté »
- Le site de l’association Association HyperSupers - TDAH France
Nos articles
- « Troubles de l’apprentissage : des aides pour une scolarité réussie »
- « Le Rased en soutien des enfants en difficulté »