Pour que la jalousie ne gâche pas la vie de famille
24 Décembre 2019
Si vous avez grandi avec des frères et sœurs, vous le savez : la jalousie fait partie intégrante des rapports familiaux. Mais parfois, elle se transforme en conflit. Comment réagir alors ? Nous avons demandé l’avis d’une spécialiste.
« Pourquoi ma sœur a eu ce jeu et pas moi ? », « Pourquoi mon frère est le chouchou de maman ? » La jalousie au sein d’une fratrie est normale, mais quelquefois, elle peut être difficile à gérer et s'aggraver. « C’est une émotion, et comme toutes les émotions, elle échappe à notre contrôle, explique Ségolène Hartz, psychologue spécialisée dans la relation parents-enfants. En effet, nous ne décidons pas d'être jaloux, nous sommes jaloux, nous ressentons la jalousie à l'intérieur de nous. »
C’est une émotion secondaire, c'est-à-dire qu'elle vient souvent en masquer une autre : la peur de perdre l’amour de ses parents, notamment à la naissance d’un nouvel enfant. Elle peut aussi être en lien avec une faible estime de soi après la perte d'un statut, tel que celui d'enfant unique...
« En fait, la jalousie est un immense cri d’amour, reprend Ségolène Hartz. C’est un peu comme si l’enfant disait : "Papa, maman, je vous aime tellement fort, et j’ai tellement peur de perdre cet amour". Le comportement qui en résulte est malheureusement souvent maladroit, inadapté et produit l’inverse de l’effet recherché. »
Face aux crises de l’enfant, le parent, démuni, s’énerve. Et l’enfant en conclut qu’il a bien raison de se sentir jaloux. Si ces pointes de jalousie ne sont pas reconnues, entendues, elles vont durer toute l’enfance et parfois à l’âge adulte : la peur de la perte de l’amour de l’être aimé pourra ressurgir à chaque expérience amoureuse.
Lorsque la jalousie a été décrite par le parent comme mauvaise, l’enfant peut étouffer son ressenti, pour rester un « bon » garçon ou une « bonne » fille, augmentant ainsi son stress, les tensions intérieures et son mal-être. Alors comment éviter cet engrenage ? « En accompagnant la jalousie : par exemple, en expliquant à la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur que cela ne changera rien à l’amour que vous lui portez », conseille Ségolène Hartz.
Si le sentiment de jalousie ne s’estompe pas, redoublez d’attentions à son égard : offrez-lui un déjeuner en tête-à-tête, faites une activité ludique spécialement avec lui ou encore valorisez-le en public. La jalousie étant l’expression d’un sentiment d’abandon, montrez-lui que vous serez toujours là.
C’est une émotion secondaire, c'est-à-dire qu'elle vient souvent en masquer une autre : la peur de perdre l’amour de ses parents, notamment à la naissance d’un nouvel enfant. Elle peut aussi être en lien avec une faible estime de soi après la perte d'un statut, tel que celui d'enfant unique...
« En fait, la jalousie est un immense cri d’amour, reprend Ségolène Hartz. C’est un peu comme si l’enfant disait : "Papa, maman, je vous aime tellement fort, et j’ai tellement peur de perdre cet amour". Le comportement qui en résulte est malheureusement souvent maladroit, inadapté et produit l’inverse de l’effet recherché. »
Parfois jusqu’à l’âge adulte
Face aux crises de l’enfant, le parent, démuni, s’énerve. Et l’enfant en conclut qu’il a bien raison de se sentir jaloux. Si ces pointes de jalousie ne sont pas reconnues, entendues, elles vont durer toute l’enfance et parfois à l’âge adulte : la peur de la perte de l’amour de l’être aimé pourra ressurgir à chaque expérience amoureuse.
Lorsque la jalousie a été décrite par le parent comme mauvaise, l’enfant peut étouffer son ressenti, pour rester un « bon » garçon ou une « bonne » fille, augmentant ainsi son stress, les tensions intérieures et son mal-être. Alors comment éviter cet engrenage ? « En accompagnant la jalousie : par exemple, en expliquant à la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur que cela ne changera rien à l’amour que vous lui portez », conseille Ségolène Hartz.
Si le sentiment de jalousie ne s’estompe pas, redoublez d’attentions à son égard : offrez-lui un déjeuner en tête-à-tête, faites une activité ludique spécialement avec lui ou encore valorisez-le en public. La jalousie étant l’expression d’un sentiment d’abandon, montrez-lui que vous serez toujours là.
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