Stéréotypes filles-garçons : aux parents d’agir !
24 Juillet 2019
Le foot pour les garçons, les poupées pour les filles… les clichés sexistes s’imposent très vite aux enfants, et cela n’est pas sans conséquence. Pour changer les choses, les parents ont une carte à jouer.
« Un jour, quelqu’un m’a dit que je ne pouvais pas jouer aux poupées, et après j’ai pleuré », confie Gaëtan, 5 ans. « Un jour, j’ai voulu jouer au foot, mais les garçons ne voulaient pas parce que j’étais une fille », ajoute Lydia, 5 ans également. Ces témoignages recueillis lors de la 7e édition du concours #ZéroCliché pour l'égalité filles-garçons, organisé par le Clémi*, montrent que, dès le plus jeune âge, les enfants sont confrontés aux stéréotypes liés au genre.
« Ce sont des choses que l’on impose très tôt aux enfants. En tant que parent, on a une responsabilité et une carte à jouer », assure Sophie Gourion, auteure de l’album pour 3-6 ans Les filles peuvent le faire aussi/Les garçons peuvent le faire aussi** ! et conférencière sur les sujets d’égalité.
Les clichés du garçon bagarreur et de la fille émotive ont donc la vie dure, et ce n’est pas sans conséquence : « Très tôt, on encourage les garçons à prendre des risques, à ne pas montrer leurs émotions, détaille Sophie Gourion. A l’âge adulte, ils développent logiquement plus de conduites à risque que les filles, comme l’alcoolisme ou le fait de rouler vite en voiture. » Elle poursuit : « Les cas de dépression sont également sous-diagnostiqués chez les garçons, parce qu’ils n’ont pas appris à mettre des mots sur leurs émotions. »
Alors comment faire évoluer les mentalités ? « En tant que parent, il faut simplement essayer d’ouvrir le champ des possibles, par exemple en n’interdisant pas à sa fille une activité soi-disant réservée aux garçons, explique l’auteure. Si elle souhaite faire du foot ou s’habiller de telle ou telle manière, il ne faut pas l’en empêcher. Dans le même temps, il faut lui proposer des activités souvent réservées aux garçons, comme le sport ou certains jeux vidéo, afin qu’elle sache que c’est aussi possible, qu’elle aussi a le droit de le faire ! »
Un bon début à prolonger dans le temps : « Ce qu’il faut, c’est montrer l’exemple à ses enfants, au quotidien, au sein de la famille, conseille la spécialiste. Le ménage, la vaisselle, le bricolage… tout le monde participe à toutes les tâches, rien n’est réservé aux hommes ou aux femmes ! »
Dernier « obstacle » : l’entourage. Pour éviter que les grands-parents ou vos amis offrent des cadeaux « de fille » ou « de garçon », faites une liste, si possible avec votre enfant, pour les aiguiller et éviter les stéréotypes. Et que répondre aux proches qui s’étonnent d’un garçon qui joue à la poupée ? « Dites qu’il sera prêt lorsqu’il sera papa, suggère Sophie Gourion. Présentez simplement les choses de manière positive. On a tous à gagner à ne pas se fixer de limites. »
*Centre pour l'éducation aux médias et à l'information
** Editions Gründ
« Ce sont des choses que l’on impose très tôt aux enfants. En tant que parent, on a une responsabilité et une carte à jouer », assure Sophie Gourion, auteure de l’album pour 3-6 ans Les filles peuvent le faire aussi/Les garçons peuvent le faire aussi** ! et conférencière sur les sujets d’égalité.
Les clichés du garçon bagarreur et de la fille émotive ont donc la vie dure, et ce n’est pas sans conséquence : « Très tôt, on encourage les garçons à prendre des risques, à ne pas montrer leurs émotions, détaille Sophie Gourion. A l’âge adulte, ils développent logiquement plus de conduites à risque que les filles, comme l’alcoolisme ou le fait de rouler vite en voiture. » Elle poursuit : « Les cas de dépression sont également sous-diagnostiqués chez les garçons, parce qu’ils n’ont pas appris à mettre des mots sur leurs émotions. »
Alors comment faire évoluer les mentalités ? « En tant que parent, il faut simplement essayer d’ouvrir le champ des possibles, par exemple en n’interdisant pas à sa fille une activité soi-disant réservée aux garçons, explique l’auteure. Si elle souhaite faire du foot ou s’habiller de telle ou telle manière, il ne faut pas l’en empêcher. Dans le même temps, il faut lui proposer des activités souvent réservées aux garçons, comme le sport ou certains jeux vidéo, afin qu’elle sache que c’est aussi possible, qu’elle aussi a le droit de le faire ! »
Rien n’est réservé aux hommes… ou aux femmes
Un bon début à prolonger dans le temps : « Ce qu’il faut, c’est montrer l’exemple à ses enfants, au quotidien, au sein de la famille, conseille la spécialiste. Le ménage, la vaisselle, le bricolage… tout le monde participe à toutes les tâches, rien n’est réservé aux hommes ou aux femmes ! »
Dernier « obstacle » : l’entourage. Pour éviter que les grands-parents ou vos amis offrent des cadeaux « de fille » ou « de garçon », faites une liste, si possible avec votre enfant, pour les aiguiller et éviter les stéréotypes. Et que répondre aux proches qui s’étonnent d’un garçon qui joue à la poupée ? « Dites qu’il sera prêt lorsqu’il sera papa, suggère Sophie Gourion. Présentez simplement les choses de manière positive. On a tous à gagner à ne pas se fixer de limites. »
*Centre pour l'éducation aux médias et à l'information
** Editions Gründ
Pour aller plus loin
- Le site du secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
- « Décoder la représentation des filles et des garçons dans les médias » sur le site du Clémi
Nos articles
- « Education : les filles aussi ont tous les droits ! »
- « Vie de couple : connaissez-vous la charge mentale ? »
- « Parler des discriminations aux enfants : une démarche citoyenne »
- « Homophobie, LGBTphobies... ça se combat dès l’école »
- « La bataille pour l’emploi des femmes de plus de 45 ans »
- « Les violences envers les femmes concernent tous les milieux »
- « Décoder la représentation des filles et des garçons dans les médias » sur le site du Clémi
Nos articles
- « Education : les filles aussi ont tous les droits ! »
- « Vie de couple : connaissez-vous la charge mentale ? »
- « Parler des discriminations aux enfants : une démarche citoyenne »
- « Homophobie, LGBTphobies... ça se combat dès l’école »
- « La bataille pour l’emploi des femmes de plus de 45 ans »
- « Les violences envers les femmes concernent tous les milieux »