Le 8 novembre, mettons fin au harcèlement scolaire !
08 Novembre 2018
Plus d’un élève sur dix est victime de brimades, moqueries ou injures. Comme chaque année, la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire a deux objectifs : sensibiliser la population et soutenir les victimes.
Dans la rue, sur Internet, au sein des établissements scolaires… les agressions ont lieu partout et prennent plusieurs formes. En France, 1,2 million d’élèves souffrent de brimades, de moqueries et autres violences physiques, psychologiques ou verbales à l’école. « C’est beaucoup trop, déplore Stéphanie Fourneraut, psychologue pour enfants. Ces comportements ont toujours existé mais les réseaux sociaux ont amplifié le problème. Le harcèlement commence à l’école et s’étend à la maison avec Internet. »
Pour tenter de combattre ce fléau, une mesure a été prise en 2015 : le premier jeudi du mois de novembre est désormais une journée de sensibilisation. Cette année, elle est consacrée à la prévention du cyberharcèlement « à caractère sexiste et sexuel », précise la mission ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire.
Les objectifs sont multiples : sensibiliser le grand public, permettre une détection des situations de harcèlement, prendre en charge les victimes et les autres élèves impliqués, et agir en faveur de l’amélioration du climat scolaire.
L’an passé, l’accent était mis sur le rôle des témoins. Ces spectateurs deviennent acteurs, parfois malgré eux, en laissant ces violences se perpétrer encore et encore. « La plupart du temps, ils n’interviennent pas par peur de recevoir le même traitement et ils ne préviennent pas les adultes pour ne pas passer pour une "balance", un "cafteur", analyse la psychologue Stéphanie Fourneraut. Ils doivent absolument faire preuve de solidarité envers leurs camarades et dénoncer ces actes cruels. Si le harceleur n’est plus soutenu par le groupe, il perd de son aura et de sa puissance. »
Pour quels motifs les élèves s’en prennent-ils à leurs camarades ? La plupart du temps, les harceleurs repèrent chez leur victime une différence. « L’Unesco en a ciblé cinq fréquentes : l’aspect physique, le handicap, l’orientation sexuelle, la pauvreté et le fait d’être étranger », énumère un membre du ministère de l’Education nationale, en charge du dossier harcèlement.
Pour bannir ces discriminations, les professeurs et directeurs d’établissements scolaires peuvent notamment s’appuyer sur le site collaboratif du ministère de l’Education nationale. Plusieurs ressources sont mises à leur disposition pour tenter de faire régner une atmosphère sereine en classe. Ils peuvent également prendre part à des formations dispensées par des spécialistes.
« Nous souhaitons changer le regard de la société sur le harcèlement, sur ce que l’on doit tolérer ou non. Cela ne peut pas être seulement le combat de l’école. Le harcèlement touche toutes les catégories sociales et professionnelles, c’est un sujet de société majeur qui nous concerne tous », affirme le membre du ministère.
Vous êtes témoin, victime, parent ou souhaitez simplement lutter contre le harcèlement à l’école ? Rendez-vous sur le site nonauharcelement.education.gouv.fr, indiquez votre situation et recevez des conseils. Deux lignes d’écoute sont également disponibles pour faire un signalement ou simplement vous confier : le 30 20* et le 0800 200 000** (en cas de cyberharcèlement). « Il faut dénoncer ces comportements et surtout ne plus les accepter », conclut le membre du ministère.
* Gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 20 h et le samedi de 9 h à 18 h
** Gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h
Pour tenter de combattre ce fléau, une mesure a été prise en 2015 : le premier jeudi du mois de novembre est désormais une journée de sensibilisation. Cette année, elle est consacrée à la prévention du cyberharcèlement « à caractère sexiste et sexuel », précise la mission ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire.
Les objectifs sont multiples : sensibiliser le grand public, permettre une détection des situations de harcèlement, prendre en charge les victimes et les autres élèves impliqués, et agir en faveur de l’amélioration du climat scolaire.
Faire preuve de solidarité et dénoncer les actes cruels
L’an passé, l’accent était mis sur le rôle des témoins. Ces spectateurs deviennent acteurs, parfois malgré eux, en laissant ces violences se perpétrer encore et encore. « La plupart du temps, ils n’interviennent pas par peur de recevoir le même traitement et ils ne préviennent pas les adultes pour ne pas passer pour une "balance", un "cafteur", analyse la psychologue Stéphanie Fourneraut. Ils doivent absolument faire preuve de solidarité envers leurs camarades et dénoncer ces actes cruels. Si le harceleur n’est plus soutenu par le groupe, il perd de son aura et de sa puissance. »
Pour quels motifs les élèves s’en prennent-ils à leurs camarades ? La plupart du temps, les harceleurs repèrent chez leur victime une différence. « L’Unesco en a ciblé cinq fréquentes : l’aspect physique, le handicap, l’orientation sexuelle, la pauvreté et le fait d’être étranger », énumère un membre du ministère de l’Education nationale, en charge du dossier harcèlement.
Pour bannir ces discriminations, les professeurs et directeurs d’établissements scolaires peuvent notamment s’appuyer sur le site collaboratif du ministère de l’Education nationale. Plusieurs ressources sont mises à leur disposition pour tenter de faire régner une atmosphère sereine en classe. Ils peuvent également prendre part à des formations dispensées par des spécialistes.
Des lignes d’écoute pour les victimes, les parents ou les témoins
« Nous souhaitons changer le regard de la société sur le harcèlement, sur ce que l’on doit tolérer ou non. Cela ne peut pas être seulement le combat de l’école. Le harcèlement touche toutes les catégories sociales et professionnelles, c’est un sujet de société majeur qui nous concerne tous », affirme le membre du ministère.
Vous êtes témoin, victime, parent ou souhaitez simplement lutter contre le harcèlement à l’école ? Rendez-vous sur le site nonauharcelement.education.gouv.fr, indiquez votre situation et recevez des conseils. Deux lignes d’écoute sont également disponibles pour faire un signalement ou simplement vous confier : le 30 20* et le 0800 200 000** (en cas de cyberharcèlement). « Il faut dénoncer ces comportements et surtout ne plus les accepter », conclut le membre du ministère.
* Gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 20 h et le samedi de 9 h à 18 h
** Gratuit, anonyme et confidentiel, ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h
En savoir plus
- L’émission de Vies de famille dédiée au harcèlement scolaire
- Le site « Non au harcèlement » du ministère de l’Education nationale
- « Le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler » sur le site du ministère de l’Education nationale
- « Le guide pratique pour lutter contre le cyberharcèlement entre élèves » du ministère de l’Education nationale
Nos articles
- « Dites stop au harcèlement à l’école »
- « Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ? »
- « Comment vaincre la phobie scolaire ? »
- Le site « Non au harcèlement » du ministère de l’Education nationale
- « Le harcèlement, pour l’arrêter, il faut en parler » sur le site du ministère de l’Education nationale
- « Le guide pratique pour lutter contre le cyberharcèlement entre élèves » du ministère de l’Education nationale
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- « Dites stop au harcèlement à l’école »
- « Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ? »
- « Comment vaincre la phobie scolaire ? »