Violences sexuelles sur mineurs : brisons le silence !
10 Avril 2019
Chaque année, 200 000 mineurs seraient victimes de violences sexuelles. Il est important d’aborder le sujet avec les enfants afin qu’ils sachent réagir et puissent donner l’alerte à leur entourage.
19 700 plaintes de mineurs victimes de violences sexuelles – dont 7 000 viols – ont été enregistrées selon le dernier rapport de l’Observatoire national de la protection de l’enfance (Onpe), basé sur les chiffres de l’année 2016. « Moins de 10 % des faits de violences sexuelles sur mineurs font l’objet d’une plainte », précise le rapport. Il y aurait, en réalité, chaque année, 200 000 mineurs victimes de violences sexuelles.
Tous les milieux sociaux sont concernés. Et quels qu’ils soient, il est à chaque fois difficile voire impossible pour les enfants de prendre la parole. Face à ce constat, il est capital d’aborder le problème avec eux. « Il faut prendre le temps de se poser ensemble et discuter en choisissant des mots appropriés selon l’âge de l’enfant, explique Béatrice Baïzidi, psychologue clinicienne et membre fondateur de l’association de protection de l’enfance Coup de pouce. Sachez être à l’écoute de ses réactions, de ses étonnements ou de ses silences. Il faut que l’échange soit interactif. »
Il est primordial de rappeler à son enfant les limites qu’il doit imposer aux autres : « Dites-lui bien que son corps lui appartient et qu’il y a des endroits que les autres, et notamment les adultes, n’ont pas le droit de toucher », insiste Béatrice Baïzidi.
Parlez-lui ensuite des bonnes réactions à avoir. « S’il trouve que la situation ne tourne pas rond, s’il est mal à l’aise, s’il a l’impression d’être paralysé, dites à votre enfant qu’il doit toujours dire "Non, je ne veux pas !" et s’opposer vivement aux choses qu’on l’oblige à faire ou à subir, conseille la clinicienne. Faites-lui comprendre qu’il doit toujours essayer de fuir ce genre de situations. »
D’après le rapport de l’Onpe, « 80 % des violences sexuelles faites aux moins de 10 ans sont commises par des proches, et trois fois sur dix dans la sphère familiale ». C’est pourquoi il faut rappeler aux enfants que parler peut-être difficile, mais qu’il faut lutter. « Il y a parfois un enjeu affectif à dépasser pour les enfants. Les agresseurs jouent sur la culpabilité, ou profèrent des menaces pour décourager les enfants de parler », poursuit Béatrice Baïzidi.
Dans de tels cas, la règle est la suivante : « Si une personne le (ou la) met mal à l’aise, dites-lui d’aller parler à quelqu’un de confiance. Un membre de la famille, un professeur ou un animateur, il doit absolument trouver une personne qui l’écoute, explique la spécialiste. S’il ne se sent pas entendu parce qu’il n’est pas cru, si on lui dit de garder le silence ou s’il ne se passe rien une fois qu’il a tout raconté, il doit recommencer ! Il doit trouver une autre personne à qui parler. »
Tous les milieux sociaux sont concernés. Et quels qu’ils soient, il est à chaque fois difficile voire impossible pour les enfants de prendre la parole. Face à ce constat, il est capital d’aborder le problème avec eux. « Il faut prendre le temps de se poser ensemble et discuter en choisissant des mots appropriés selon l’âge de l’enfant, explique Béatrice Baïzidi, psychologue clinicienne et membre fondateur de l’association de protection de l’enfance Coup de pouce. Sachez être à l’écoute de ses réactions, de ses étonnements ou de ses silences. Il faut que l’échange soit interactif. »
Il est primordial de rappeler à son enfant les limites qu’il doit imposer aux autres : « Dites-lui bien que son corps lui appartient et qu’il y a des endroits que les autres, et notamment les adultes, n’ont pas le droit de toucher », insiste Béatrice Baïzidi.
« Non, je ne veux pas ! »
Parlez-lui ensuite des bonnes réactions à avoir. « S’il trouve que la situation ne tourne pas rond, s’il est mal à l’aise, s’il a l’impression d’être paralysé, dites à votre enfant qu’il doit toujours dire "Non, je ne veux pas !" et s’opposer vivement aux choses qu’on l’oblige à faire ou à subir, conseille la clinicienne. Faites-lui comprendre qu’il doit toujours essayer de fuir ce genre de situations. »
D’après le rapport de l’Onpe, « 80 % des violences sexuelles faites aux moins de 10 ans sont commises par des proches, et trois fois sur dix dans la sphère familiale ». C’est pourquoi il faut rappeler aux enfants que parler peut-être difficile, mais qu’il faut lutter. « Il y a parfois un enjeu affectif à dépasser pour les enfants. Les agresseurs jouent sur la culpabilité, ou profèrent des menaces pour décourager les enfants de parler », poursuit Béatrice Baïzidi.
Dans de tels cas, la règle est la suivante : « Si une personne le (ou la) met mal à l’aise, dites-lui d’aller parler à quelqu’un de confiance. Un membre de la famille, un professeur ou un animateur, il doit absolument trouver une personne qui l’écoute, explique la spécialiste. S’il ne se sent pas entendu parce qu’il n’est pas cru, si on lui dit de garder le silence ou s’il ne se passe rien une fois qu’il a tout raconté, il doit recommencer ! Il doit trouver une autre personne à qui parler. »
Un livret gratuit pour ouvrir la discussion
Bayard Jeunesse a réalisé un livret de prévention intitulé « Stop aux violences sexuelles faites aux enfants ». Destiné aux 7-13 ans, il s’agit d’un outil pratique pour ouvrir la discussion avec les enfants, à la fois pour les aider à reconnaître une situation qui serait dangereuse, et leur apprendre à réagir face à un adulte qui se comporte mal. Téléchargez le fascicule pour l’imprimer. Le livret est aussi décliné en vidéo explicative, à visionner en ligne.
Pour aller plus loin
- Le site de l’association d’aide à l’enfance Coup de pouce
- « Infraction sexuelle sur mineur : corruption, agression, atteinte sexuelle, viol » sur le site officiel de l’administration française
Nos articles
- « La dépression chez l’enfant, ça existe ! »
- « La politesse expliquée aux enfants »
- « Mon enfant a un comportement agressif : que faire ? »
- « Infraction sexuelle sur mineur : corruption, agression, atteinte sexuelle, viol » sur le site officiel de l’administration française
Nos articles
- « La dépression chez l’enfant, ça existe ! »
- « La politesse expliquée aux enfants »
- « Mon enfant a un comportement agressif : que faire ? »