Alimentation : transformer ses « beurk » en « miam »
12 Avril 2018
Votre enfant refuse de manger certains aliments ? Il peut s’agir d’une néophobie alimentaire ou simplement d’un moyen de s’opposer à votre autorité. Pas d’inquiétude, cela devrait s’atténuer si vous suivez ces quelques recommandations.
Les enfants ont beau être jeunes, on ne peut pas leur faire tout avaler ! Entre 2 et 10 ans, ils peuvent réagir de manière négative à l’apparition de nouvelles saveurs, c’est ce qu’on appelle la néophobie alimentaire. « Ils s’enferment dans une zone de confort alimentaire et appréhendent la nouveauté », explique Pascal Nourtier, diététicien et nutritionniste.
Tous les enfants ne passent pas par cette phase. Certains perçoivent la contradiction comme un moyen de s’affirmer. « Ils peuvent accepter de manger avec leur grand-mère et refuser de le faire avec le père, la mère, ou même les deux, explique le spécialiste. Ils expriment alors leur caractère et s’opposent à l’autorité parentale. »
Si vous êtes confronté au fameux « c’est pas bon » avant même qu’il ait goûté, armez-vous de patience et proposez-lui la même assiette plusieurs fois. Il lui faudra du temps pour s’accommoder à de nouvelles textures.
Il ne faut en aucun cas le forcer à manger, lui faire du chantage ou exercer une quelconque pression. « Vous risquez de le braquer, signale Pascal Nourtier. Ce comportement peut créer un blocage psychologique qui perdure à l’âge adulte. » Le priver de dessert ? Ce n’est pas la solution. Au contraire, il faut le rassurer et l’encourager pour l’aider à développer ses papilles.
« S’il ne veut pas manger, demandez-lui pourquoi, conseille le spécialiste. La plupart du temps, c’est parce qu’il n’a pas faim. Acceptez son choix mais dites-lui de rester à table. Si après avoir testé les épinards plusieurs fois, il n’aime toujours pas, inutile de lui en resservir. Vous devez respecter ses goûts. »
Autre suggestion : mélangez des aliments qu’il aime avec ceux qu’il n’aime pas. Si lui faire avaler des légumes relève du parcours du combattant, ajoutez des féculents. Des haricots verts passeront toujours mieux avec des pâtes. Vous pouvez également les servir en purée, en soupe ou en sauce. Laissez libre court à votre imagination !
« Le repas idéal se compose d’une viande ou d’un poisson, accompagné au moins d’un féculent et d’un légume », indique le nutritionniste. Proposez-lui de cuisiner avec vous, il mangera plus volontiers ce qu’il a préparé. Mettez un point d’honneur à la présentation de l’assiette. Des couleurs vives et une composition originale attireront son attention.
Mangez à table ensemble, et éloignez les jouets, les téléphones, la télévision ou toute autre distraction. C’est l’occasion de savoir comment s’est passée sa journée et de partager un moment convivial en famille.
Si ces recommandations ne suffisent pas, vous pouvez consulter un spécialiste. Un diététicien ou un nutritionniste vous donnera des conseils adaptés en fonction du comportement alimentaire de votre enfant.
Tous les enfants ne passent pas par cette phase. Certains perçoivent la contradiction comme un moyen de s’affirmer. « Ils peuvent accepter de manger avec leur grand-mère et refuser de le faire avec le père, la mère, ou même les deux, explique le spécialiste. Ils expriment alors leur caractère et s’opposent à l’autorité parentale. »
Si vous êtes confronté au fameux « c’est pas bon » avant même qu’il ait goûté, armez-vous de patience et proposez-lui la même assiette plusieurs fois. Il lui faudra du temps pour s’accommoder à de nouvelles textures.
Il ne faut en aucun cas le forcer à manger, lui faire du chantage ou exercer une quelconque pression. « Vous risquez de le braquer, signale Pascal Nourtier. Ce comportement peut créer un blocage psychologique qui perdure à l’âge adulte. » Le priver de dessert ? Ce n’est pas la solution. Au contraire, il faut le rassurer et l’encourager pour l’aider à développer ses papilles.
« S’il ne veut pas manger, demandez-lui pourquoi, conseille le spécialiste. La plupart du temps, c’est parce qu’il n’a pas faim. Acceptez son choix mais dites-lui de rester à table. Si après avoir testé les épinards plusieurs fois, il n’aime toujours pas, inutile de lui en resservir. Vous devez respecter ses goûts. »
Couleurs vives et compositions originales
Autre suggestion : mélangez des aliments qu’il aime avec ceux qu’il n’aime pas. Si lui faire avaler des légumes relève du parcours du combattant, ajoutez des féculents. Des haricots verts passeront toujours mieux avec des pâtes. Vous pouvez également les servir en purée, en soupe ou en sauce. Laissez libre court à votre imagination !
« Le repas idéal se compose d’une viande ou d’un poisson, accompagné au moins d’un féculent et d’un légume », indique le nutritionniste. Proposez-lui de cuisiner avec vous, il mangera plus volontiers ce qu’il a préparé. Mettez un point d’honneur à la présentation de l’assiette. Des couleurs vives et une composition originale attireront son attention.
Mangez à table ensemble, et éloignez les jouets, les téléphones, la télévision ou toute autre distraction. C’est l’occasion de savoir comment s’est passée sa journée et de partager un moment convivial en famille.
Si ces recommandations ne suffisent pas, vous pouvez consulter un spécialiste. Un diététicien ou un nutritionniste vous donnera des conseils adaptés en fonction du comportement alimentaire de votre enfant.
Pour aller plus loin
- Le « guide nutrition des enfants et ados pour tous les parents » sur le site Santé publique France
Nos articles
- « Obésité des enfants : les bons réflexes à adopter »
- « Diversification alimentaire : que du bonheur ! »
- « Gérer les tensions au moment du coucher »
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