La timidité de votre enfant n’est pas une fatalité
26 Janvier 2017
Votre enfant est toujours sur la réserve, baisse les yeux et peine à aller vers les autres. Il ne s’exprime pas ou très rarement en public… Autant de signes qui traduisent une timidité qui peut devenir un réel obstacle à son épanouissement. Décryptage.
Attention aux étiquettes ! « Timide », « maladroit », « colérique » sont autant de qualificatifs qui semblent banals pour les adultes mais peuvent enfermer l’enfant dans un schéma dont il aura du mal à se sortir… Cette précaution est particulièrement importante quand on s’adresse à un enfant timide.
« La timidité est avant tout un problème d’image de soi et de perception de l’autre, explique Laurianne Gérard, psychologue au Ccas de Meung-sur-Loire, service parentalité. Tout petits, les enfants sont plus ou moins sensibles à la nouveauté et ont besoin de temps pour l’apprivoiser. La construction de leur image est progressive selon les apprentissages sociaux. » C’est un peu plus tard, souvent à l’âge de l’entrée à l’école, que cette réserve peut se traduire en timidité.
Il faut accompagner son enfant et être dans l’échange, éviter les remarques qui banalisent sa timidité et l’aider à exprimer ses émotions. La psychologue poursuit : « La timidité va se révéler dans une situation nouvelle ou face à l’autre. On peut alors préparer l’enfant, en lui expliquant ce qui va se passer, en se remémorant des situations analogues qu’il a déjà vécues… On peut aussi l’aider à prendre confiance en lui, en valorisant tous ses progrès et en encourageant sa prise d’autonomie. » Car la surprotection ne fait pas bon ménage avec la timidité. « Il faut aussi lui laisser du temps. Chaque enfant a un rythme de développement différent, un vécu différent… »
Et si cela devient trop envahissant, il ne faut pas hésiter à se faire aider par une tierce personne. « Paul était à la fois très réservé et anxieux, explique sa maman. Chaque rentrée scolaire était par exemple très compliquée pour lui. Nous avons suivi plusieurs séances chez une psychologue, en famille ou seul, et nous avons travaillé avec lui pour qu’il gagne en autonomie au quotidien. Maintenant, cela va beaucoup mieux. Il n’est plus isolé pendant les récréations, participe aux ateliers en classe et semble beaucoup moins inquiet. »
« La timidité est avant tout un problème d’image de soi et de perception de l’autre, explique Laurianne Gérard, psychologue au Ccas de Meung-sur-Loire, service parentalité. Tout petits, les enfants sont plus ou moins sensibles à la nouveauté et ont besoin de temps pour l’apprivoiser. La construction de leur image est progressive selon les apprentissages sociaux. » C’est un peu plus tard, souvent à l’âge de l’entrée à l’école, que cette réserve peut se traduire en timidité.
Il faut accompagner son enfant et être dans l’échange, éviter les remarques qui banalisent sa timidité et l’aider à exprimer ses émotions. La psychologue poursuit : « La timidité va se révéler dans une situation nouvelle ou face à l’autre. On peut alors préparer l’enfant, en lui expliquant ce qui va se passer, en se remémorant des situations analogues qu’il a déjà vécues… On peut aussi l’aider à prendre confiance en lui, en valorisant tous ses progrès et en encourageant sa prise d’autonomie. » Car la surprotection ne fait pas bon ménage avec la timidité. « Il faut aussi lui laisser du temps. Chaque enfant a un rythme de développement différent, un vécu différent… »
« Séances chez une psychologue, en famille ou seul »
Et si cela devient trop envahissant, il ne faut pas hésiter à se faire aider par une tierce personne. « Paul était à la fois très réservé et anxieux, explique sa maman. Chaque rentrée scolaire était par exemple très compliquée pour lui. Nous avons suivi plusieurs séances chez une psychologue, en famille ou seul, et nous avons travaillé avec lui pour qu’il gagne en autonomie au quotidien. Maintenant, cela va beaucoup mieux. Il n’est plus isolé pendant les récréations, participe aux ateliers en classe et semble beaucoup moins inquiet. »