Grossesse tardive : oui mais avec des précautions
21 Juin 2019
Après 40 ans, les complications liées à la grossesse augmentent et peuvent avoir des conséquences sur la santé des femmes ou celle des futurs bébés. Il est toujours possible d’avoir un enfant, mais il est essentiel de mettre en place un suivi spécifique.
Vivre une grossesse après 40 ans ? Oui, mais avec prudence ! « Les risques de complications augmentent avec l’âge », rappelle Joëlle Belaïsch-Allart, gynécologue-obstétricienne, responsable du pôle Femme-enfant du Centre hospitalier des Quatre Villes à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Cette spécialiste des grossesses dites « tardives » poursuit : « Le nombre de fausses couches et d’accouchements prématurés est beaucoup plus élevé à partir de la quarantaine, et il est très souvent nécessaire d’effectuer une césarienne. »
Le diabète ou l’hypertension artérielle peuvent facilement survenir chez la mère, tandis qu’il y a plus de risques de mort du fœtus in utero et d’anomalies chromosomiques comme la trisomie 21. Cependant, « la majorité de ces grossesses se passent encore bien lorsqu’elles sont correctement suivies, reconnaît le docteur. C’est après 43 ans et encore plus après 45 qu’elles représentent vraiment un risque pour les femmes. »
Il est souhaitable d’être suivi par des spécialistes avertis, si possible en lien avec la maternité où vous allez accoucher. « Rapprochez-vous d’une maternité ou d’un service de gynécologie-obstétrique disposant d’un service d’Amp (assistance médicale à la procréation). Ils ont l’habitude de prendre en charge ce type de grossesse », conseille Joëlle Belaïsch-Allart.
L’âge avançant, la fertilité se dégrade naturellement, ce qui pousse certains couples à se tourner vers les techniques de procréation médicalement assistée (fécondation in vitro, don d'ovules...). En France, cette pratique très onéreuse est partiellement remboursée, sous conditions, jusqu’à 43 ans. « Ces interventions ne sont pas sans risques sur la santé. Renseignez-vous bien avant d’y recourir », prévient la spécialiste.
En France, les grossesses tardives concerneraient dorénavant une naissance sur vingt. Un chiffre qui tend à augmenter puisque l’âge moyen des femmes qui ont leur premier enfant évolue un peu plus chaque année. Les jeunes mamans avaient en moyenne 30,7 ans en 2018 contre 29,6 ans il y a quinze ans (source Insee).
Le diabète ou l’hypertension artérielle peuvent facilement survenir chez la mère, tandis qu’il y a plus de risques de mort du fœtus in utero et d’anomalies chromosomiques comme la trisomie 21. Cependant, « la majorité de ces grossesses se passent encore bien lorsqu’elles sont correctement suivies, reconnaît le docteur. C’est après 43 ans et encore plus après 45 qu’elles représentent vraiment un risque pour les femmes. »
Il est souhaitable d’être suivi par des spécialistes avertis, si possible en lien avec la maternité où vous allez accoucher. « Rapprochez-vous d’une maternité ou d’un service de gynécologie-obstétrique disposant d’un service d’Amp (assistance médicale à la procréation). Ils ont l’habitude de prendre en charge ce type de grossesse », conseille Joëlle Belaïsch-Allart.
Une naissance sur vingt
L’âge avançant, la fertilité se dégrade naturellement, ce qui pousse certains couples à se tourner vers les techniques de procréation médicalement assistée (fécondation in vitro, don d'ovules...). En France, cette pratique très onéreuse est partiellement remboursée, sous conditions, jusqu’à 43 ans. « Ces interventions ne sont pas sans risques sur la santé. Renseignez-vous bien avant d’y recourir », prévient la spécialiste.
En France, les grossesses tardives concerneraient dorénavant une naissance sur vingt. Un chiffre qui tend à augmenter puisque l’âge moyen des femmes qui ont leur premier enfant évolue un peu plus chaque année. Les jeunes mamans avaient en moyenne 30,7 ans en 2018 contre 29,6 ans il y a quinze ans (source Insee).
Pour aller plus loin
- « La première consultation, puis un suivi mensuel de la grossesse » sur le site de l’Assurance maladie
Nos articles
- « Grossesse : attention au stress ! »
- « Infertilité : quand consulter ? »
- « Accouchement après terme : des délais à ne pas dépasser »
- « Déni de grossesse : une réalité scientifique mal comprise »
- « L'haptonomie : accueillir bébé par le toucher »
- « Endométriose : 1 femme sur 10 concernée ! »
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