Infertilité : quand consulter ?
24 Juillet 2018
Vous essayez d’avoir un enfant depuis plusieurs mois, sans succès ? Vous faites peut-être partie des 30 % de Français à être infertiles. Il est temps de prendre conseil auprès d’un professionnel de santé pour identifier l’origine de vos difficultés.
Un tiers de la population française est infertile, et les femmes sont les plus touchées. Plus l’âge est avancé, plus le risque augmente. Mais pas de panique, infertilité ne veut pas dire stérilité. « Le premier cas signifie une baisse des chances de concevoir, indique Véronique Bied Damon, gynécologue spécialisée dans l’infertilité. Dans le second cas, les chances sont réduites à zéro. »
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) définit l’infertilité comme l’incapacité d’un couple à avoir un enfant après deux ans de rapports sexuels non protégés. Cette moyenne est cependant à nuancer et varie en fonction de chaque couple. Passé ce délai, il est conseillé de consulter un professionnel de santé, comme un gynécologue ou un spécialiste de l’infertilité, pour faire un bilan en couple.
Au préalable, plusieurs signes peuvent alerter les femmes. Cycles irréguliers, antécédents gynécologiques, salpingite (infection des trompes), endométriose (règles douloureuses), kystes ovariens… ces symptômes nécessitent un avis médical après quelques mois de tentatives infructueuses.
« La rapidité de mise en œuvre du bilan d’infertilité dépend surtout de l’âge de la femme, précise la gynécologue. Les chances de grossesse spontanée à 25 ans sont de 25 % et chutent à 15 % à partir de 35 ans. Si vous avez plus de 35 ans, il est conseillé de consulter au bout d’un an d’essai seulement, car ensuite les chances s’amenuisent et passent à moins de 5 % autour de 43 ans. »
Il est préférable de venir en couple pour faire un bilan. « Tout d’abord, je les interroge sur leurs antécédents médicaux, explique la docteure. Ensuite, je prescris à la femme un bilan hormonal, une radiographie des trompes et une échographie. L’homme, quant à lui, doit effectuer un spermogramme (analyse des spermatozoïdes) et une spermoculture (recherche d’une infection dans le sperme). » En fonction des résultats, d’autres examens peuvent être proposés.
Vous l’aurez compris, l’infertilité n’est pas forcément une fatalité. Certaines habitudes sont à prendre pour la combattre. « Il est primordial de manger sain, de pratiquer une activité physique et de ne pas consommer de drogues, insiste Véronique Bied Damon. Il faut également limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens. On les trouve notamment dans certains aliments, produits d’entretien, cosmétiques, teintures pour cheveux, parfums d’intérieur et parfois même sur les vêtements. Pensez donc à bien les laver si vous les achetez neufs. »
Autre recommandation : éviter le stress. Les cours de yoga et de sophrologie vous aideront à vous détendre. Vous pouvez également consulter un psychologue si vous ressentez le besoin de parler. La docteure Bied Damon a trouvé la solution pour une prise en charge globale : des consultations gynéco-psy.
« Chacune de nous apporte un soutien spécifique aux patients. Mon apport est plus technique et médical. La psychologue a une présence rassurante, c’est l’oreille attentive. La force de notre binôme : notre complémentarité. Malheureusement cette pratique n’est pas courante, mais cela va peut-être évoluer… »
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) définit l’infertilité comme l’incapacité d’un couple à avoir un enfant après deux ans de rapports sexuels non protégés. Cette moyenne est cependant à nuancer et varie en fonction de chaque couple. Passé ce délai, il est conseillé de consulter un professionnel de santé, comme un gynécologue ou un spécialiste de l’infertilité, pour faire un bilan en couple.
Au préalable, plusieurs signes peuvent alerter les femmes. Cycles irréguliers, antécédents gynécologiques, salpingite (infection des trompes), endométriose (règles douloureuses), kystes ovariens… ces symptômes nécessitent un avis médical après quelques mois de tentatives infructueuses.
« La rapidité de mise en œuvre du bilan d’infertilité dépend surtout de l’âge de la femme, précise la gynécologue. Les chances de grossesse spontanée à 25 ans sont de 25 % et chutent à 15 % à partir de 35 ans. Si vous avez plus de 35 ans, il est conseillé de consulter au bout d’un an d’essai seulement, car ensuite les chances s’amenuisent et passent à moins de 5 % autour de 43 ans. »
Adopter une bonne hygiène de vie
Il est préférable de venir en couple pour faire un bilan. « Tout d’abord, je les interroge sur leurs antécédents médicaux, explique la docteure. Ensuite, je prescris à la femme un bilan hormonal, une radiographie des trompes et une échographie. L’homme, quant à lui, doit effectuer un spermogramme (analyse des spermatozoïdes) et une spermoculture (recherche d’une infection dans le sperme). » En fonction des résultats, d’autres examens peuvent être proposés.
Vous l’aurez compris, l’infertilité n’est pas forcément une fatalité. Certaines habitudes sont à prendre pour la combattre. « Il est primordial de manger sain, de pratiquer une activité physique et de ne pas consommer de drogues, insiste Véronique Bied Damon. Il faut également limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens. On les trouve notamment dans certains aliments, produits d’entretien, cosmétiques, teintures pour cheveux, parfums d’intérieur et parfois même sur les vêtements. Pensez donc à bien les laver si vous les achetez neufs. »
Des consultations gynéco-psy
Autre recommandation : éviter le stress. Les cours de yoga et de sophrologie vous aideront à vous détendre. Vous pouvez également consulter un psychologue si vous ressentez le besoin de parler. La docteure Bied Damon a trouvé la solution pour une prise en charge globale : des consultations gynéco-psy.
« Chacune de nous apporte un soutien spécifique aux patients. Mon apport est plus technique et médical. La psychologue a une présence rassurante, c’est l’oreille attentive. La force de notre binôme : notre complémentarité. Malheureusement cette pratique n’est pas courante, mais cela va peut-être évoluer… »
Pour aller plus loin
- « La baisse de la fertilité avec l’âge » sur le site de l’Institut national d’études démographiques
- « La prise en charge de l’infertilité » sur le site de l’Assurance maladie
Nos articles
- « Tomber enceinte, ce n’est pas toujours simple »
- « La fécondation in vitro au soutien des couples »
- « Comment déceler une fausse couche ? »
- « La prise en charge de l’infertilité » sur le site de l’Assurance maladie
Nos articles
- « Tomber enceinte, ce n’est pas toujours simple »
- « La fécondation in vitro au soutien des couples »
- « Comment déceler une fausse couche ? »