Accouchement après terme : des délais à ne pas dépasser
28 Décembre 2018
La grossesse se prolonge parfois au-delà des neuf mois. La future mère et le fœtus font alors l’objet d’une surveillance accrue. Une question se pose : à quel moment doit-on provoquer la naissance ?
Le terme d’une grossesse se situe entre trente-sept et quarante-et-une semaines d’aménorrhée (Sa), à partir du premier jour de la date des dernières règles. Au-delà, on parle de grossesse prolongée. En France, 15 à 20 % des femmes enceintes sont concernées*. A partir de quarante-deux Sa, les professionnels considèrent que le terme est dépassé – ce qui représente environ 1 % des grossesses.
La grossesse prolongée peut être due à divers facteurs. « Il peut y avoir une erreur dans la datation du début de grossesse. Parfois aussi, la femme redoute tellement l’accouchement que son corps fait un blocage, mais cela reste rare », remarque Evelyne Fery, sage-femme. Quoi qu’il en soit, la grossesse prolongée fait l’objet d’une surveillance rapprochée. A partir du jour où la femme est censée accoucher, elle aura rendez-vous environ tous les deux jours à la maternité. Le placenta devient, en effet, moins performant et la santé du fœtus peut s’en trouver affectée.
La sage-femme peut alors observer l’évolution du col de l’utérus et la bonne vitalité du fœtus. Il est important que la future maman continue de le sentir bouger plusieurs fois par jour. « On surveille et on enregistre également son rythme cardiaque via un monitoring. On peut aussi réaliser une échographie pour s’assurer qu’il y a suffisamment de liquide amniotique », explique Evelyne Fery. Si le fœtus est moins actif, que le liquide amniotique se tarit ou change de couleur, alors l’accouchement sera déclenché.
En l’absence de pathologie, et si le bébé tarde toujours à venir, le déclenchement sera généralement programmé entre 41 et 42 Sa. L’équipe médicale préfère éviter de prendre des risques en poursuivant trop longtemps la grossesse. La date sera fixée en fonction des caractéristiques maternelles, de la préférence de la patiente et de l’organisation interne de la maternité.
* Source : Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (Cngof)
La grossesse prolongée peut être due à divers facteurs. « Il peut y avoir une erreur dans la datation du début de grossesse. Parfois aussi, la femme redoute tellement l’accouchement que son corps fait un blocage, mais cela reste rare », remarque Evelyne Fery, sage-femme. Quoi qu’il en soit, la grossesse prolongée fait l’objet d’une surveillance rapprochée. A partir du jour où la femme est censée accoucher, elle aura rendez-vous environ tous les deux jours à la maternité. Le placenta devient, en effet, moins performant et la santé du fœtus peut s’en trouver affectée.
Déclenchement programmé
La sage-femme peut alors observer l’évolution du col de l’utérus et la bonne vitalité du fœtus. Il est important que la future maman continue de le sentir bouger plusieurs fois par jour. « On surveille et on enregistre également son rythme cardiaque via un monitoring. On peut aussi réaliser une échographie pour s’assurer qu’il y a suffisamment de liquide amniotique », explique Evelyne Fery. Si le fœtus est moins actif, que le liquide amniotique se tarit ou change de couleur, alors l’accouchement sera déclenché.
En l’absence de pathologie, et si le bébé tarde toujours à venir, le déclenchement sera généralement programmé entre 41 et 42 Sa. L’équipe médicale préfère éviter de prendre des risques en poursuivant trop longtemps la grossesse. La date sera fixée en fonction des caractéristiques maternelles, de la préférence de la patiente et de l’organisation interne de la maternité.
* Source : Collège national des gynécologues et obstétriciens de France (Cngof)
Pour aller plus loin
- « L’accouchement » sur le site de l’Assurance maladie
- « Fiche d’information destinée aux femmes enceintes concernant le déclenchement artificiel de l’accouchement » sur le site de la Haute autorité de santé
- « Déclenchement artificiel du travail » sur le site de la Haute autorité de santé
Nos articles
- « Déclencher un accouchement : une décision… médicale »
- « Le papa a toute sa place lors de l’accouchement »
- « Fiche d’information destinée aux femmes enceintes concernant le déclenchement artificiel de l’accouchement » sur le site de la Haute autorité de santé
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