Pouce ou tétine : faut-il les éviter ?
27 Juillet 2017
Pour l’apaiser, les jeunes parents donnent souvent une tétine à leur bébé, qui peut aussi, de lui-même, prendre l’habitude de sucer son pouce. Ces deux méthodes de succion non nutritives ont aussi leurs inconvénients. Explications.
Le besoin de téter est instinctif chez le nourrisson. Et lorsque celui-ci est comblé (par le sein, le biberon, la tétine ou le pouce), son corps sécrète de l’endorphine, l’hormone du bien-être. Le bébé est alors apaisé et détendu. Un effet bénéfique tant pour lui que pour les jeunes parents, souvent dépassés par les pleurs des premiers mois.
Donnée le soir, la tétine participe au rituel du coucher et accélère l’endormissement. Avec le pouce, pas besoin de se relever la nuit. Par ailleurs, des études ont démontré que la succion de la tétine diminuait les risques de mort subite du nourrisson. La bouche ouverte autour de l’embout favoriserait ainsi la ventilation en oxygène du bébé.
Si la tétine soulage les bébés souffrant de coliques, elle entraîne en réalité « une hyper salivation à vide et favorise les remontées acides. La tétine calme sur le moment le bébé qui pleure. Mais le lait a le même effet ! C’est le plus naturel des antiacides, prévient la pédiatre Edwige Antier. L’erreur est de croire que bébé risque de boire trop de lait et que le reflux est dû à la quantité. Non, il y a reflux car le sphincter, qui joue le rôle de clapet, n’est pas complètement formé ».
Ces rejets acides favorisent les problèmes Orl. Les échanges de tétines entre bébés, eux, accroissent le partage des microbes. Enfin, celles-ci déforment les gencives et le pouce entraîne une protrusion de la mâchoire supérieure – qui est alors moins large –, et un mauvais positionnement des dents.
Les deux premiers mois, il est encore facile de supprimer la tétine car bébé la rejette souvent. Quant au pouce, si vous donnez le biberon ou le sein à la demande, il n’en aura guère besoin. L’habitude est prise ? « Pas question de jeter la tétine en douce ni de mettre une solution amère sur son pouce ! Restreignez progressivement le périmètre de la tétine à la chambre, puis au lit », suggère la pédiatre.
Pour le pouce, proposez des dérivatifs agréables : lire une histoire, se promener, manger des quartiers de fruits… A 2 ou 3 ans, avec l’entrée à l’école, l’enfant développe d’autres centres d’intérêt. C’est le moment de se détacher en douceur du pouce et de la tétine. Sans toutefois passer au sevrage complet, la tétine peut rester dans le lit !
Donnée le soir, la tétine participe au rituel du coucher et accélère l’endormissement. Avec le pouce, pas besoin de se relever la nuit. Par ailleurs, des études ont démontré que la succion de la tétine diminuait les risques de mort subite du nourrisson. La bouche ouverte autour de l’embout favoriserait ainsi la ventilation en oxygène du bébé.
Si la tétine soulage les bébés souffrant de coliques, elle entraîne en réalité « une hyper salivation à vide et favorise les remontées acides. La tétine calme sur le moment le bébé qui pleure. Mais le lait a le même effet ! C’est le plus naturel des antiacides, prévient la pédiatre Edwige Antier. L’erreur est de croire que bébé risque de boire trop de lait et que le reflux est dû à la quantité. Non, il y a reflux car le sphincter, qui joue le rôle de clapet, n’est pas complètement formé ».
Ces rejets acides favorisent les problèmes Orl. Les échanges de tétines entre bébés, eux, accroissent le partage des microbes. Enfin, celles-ci déforment les gencives et le pouce entraîne une protrusion de la mâchoire supérieure – qui est alors moins large –, et un mauvais positionnement des dents.
Les solutions pour y mettre fin
Les deux premiers mois, il est encore facile de supprimer la tétine car bébé la rejette souvent. Quant au pouce, si vous donnez le biberon ou le sein à la demande, il n’en aura guère besoin. L’habitude est prise ? « Pas question de jeter la tétine en douce ni de mettre une solution amère sur son pouce ! Restreignez progressivement le périmètre de la tétine à la chambre, puis au lit », suggère la pédiatre.
Pour le pouce, proposez des dérivatifs agréables : lire une histoire, se promener, manger des quartiers de fruits… A 2 ou 3 ans, avec l’entrée à l’école, l’enfant développe d’autres centres d’intérêt. C’est le moment de se détacher en douceur du pouce et de la tétine. Sans toutefois passer au sevrage complet, la tétine peut rester dans le lit !
Pour aller plus loin
- « Pouce, tétine : comment les aider à s’en sevrer » sur le site « Les pros de la petite enfance »
- Le site mpedia.fr pour les parents (par les médecins spécialistes de l’enfant)
Nos articles
- « De 6 mois à 3 ans, bébé diversifie son alimentation »
- « Caf – Mon Enfant », l’appli qui change la vie des parents !
- Le site mpedia.fr pour les parents (par les médecins spécialistes de l’enfant)
Nos articles
- « De 6 mois à 3 ans, bébé diversifie son alimentation »
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