Homophobie, LGBTphobies*... ça se combat dès l’école
17 Mai 2019
Les discriminations liées à l’orientation sexuelle commencent dès le plus jeune âge. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, retour sur les actions de prévention et l’aide apportée à ceux qui en sont victimes.
« Yann est un collégien de 15 ans. Depuis que les autres élèves ont appris son homosexualité, il essuie des brimades à longueur de journée. Il a reçu des coups à plusieurs reprises. Il a peur d’en parler à ses parents, aux professeurs et à la conseillère d’éducation. Il se confie seulement à sa meilleure amie. Il se sent très mal et n’en dort plus la nuit. » Ce témoignage a été recueilli par l’association Sos homophobie, et montre les conséquences des discriminations liées à l’orientation sexuelle en milieu scolaire.
D’après le rapport 2018 de l’association, ces comportements sont encore fréquents et prennent des formes diverses : mises à l’écart, humiliations, harcèlement à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements, tout particulièrement sur les réseaux sociaux. Les agressions physiques, souvent sans témoins, sont fréquentes.
Face à ce constat, le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse a mis en place une campagne d’affichage dans les établissements, ainsi qu’une plateforme d’écoute et d’aide à distance pour les victimes et témoins d’homophobie et transphobie : ecoute.contrelhomophobie.org . Ce service est disponible par téléphone**, e-mail ou par chat.
« L’enjeu est grave, a expliqué le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, lors du lancement de la campagne 2019 de lutte contre l'homophobie et la transphobie à l'école, en janvier dernier. Les conséquences sont connues : le repli sur soi, l’échec scolaire, le décrochage, pouvant aller parfois jusqu’à des comportements suicidaires. »
En plus d’affiches incitant au respect de l’autre, les personnels d’établissements et les enseignants reçoivent un guide pour organiser des moments de sensibilisation avec les élèves. « Mais ces actions ne sont pas toujours mises en place », explique Alexis Guitton, porte-parole du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieux scolaire et universitaire.
Le représentant du collectif qui a participé à l’élaboration de la campagne 2019 poursuit : « Les parents ne doivent pas hésiter à évoquer le sujet avec leurs enfants, et à s’associer avec les équipes pédagogiques pour aborder le sujet en classe. »
Deux flyers officiels sont à télécharger, un pour le collège, et l’autre pour le lycée. Ils sont un bon moyen pour ouvrir la discussion avec les jeunes et peut-être les inciter à organiser un exposé ou un événement sur le sujet dans leur établissement.
* Les LGBTphobies désignent l’hostilité envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.
** 0 810 20 30 40 tous les jours de 8 h à 23 h (0.06 €/min + prix de l’appel)
D’après le rapport 2018 de l’association, ces comportements sont encore fréquents et prennent des formes diverses : mises à l’écart, humiliations, harcèlement à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements, tout particulièrement sur les réseaux sociaux. Les agressions physiques, souvent sans témoins, sont fréquentes.
Face à ce constat, le ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse a mis en place une campagne d’affichage dans les établissements, ainsi qu’une plateforme d’écoute et d’aide à distance pour les victimes et témoins d’homophobie et transphobie : ecoute.contrelhomophobie.org . Ce service est disponible par téléphone**, e-mail ou par chat.
« L’enjeu est grave, a expliqué le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, lors du lancement de la campagne 2019 de lutte contre l'homophobie et la transphobie à l'école, en janvier dernier. Les conséquences sont connues : le repli sur soi, l’échec scolaire, le décrochage, pouvant aller parfois jusqu’à des comportements suicidaires. »
Parents, enfants, équipes pédagogiques
En plus d’affiches incitant au respect de l’autre, les personnels d’établissements et les enseignants reçoivent un guide pour organiser des moments de sensibilisation avec les élèves. « Mais ces actions ne sont pas toujours mises en place », explique Alexis Guitton, porte-parole du Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieux scolaire et universitaire.
Le représentant du collectif qui a participé à l’élaboration de la campagne 2019 poursuit : « Les parents ne doivent pas hésiter à évoquer le sujet avec leurs enfants, et à s’associer avec les équipes pédagogiques pour aborder le sujet en classe. »
Deux flyers officiels sont à télécharger, un pour le collège, et l’autre pour le lycée. Ils sont un bon moyen pour ouvrir la discussion avec les jeunes et peut-être les inciter à organiser un exposé ou un événement sur le sujet dans leur établissement.
* Les LGBTphobies désignent l’hostilité envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres.
** 0 810 20 30 40 tous les jours de 8 h à 23 h (0.06 €/min + prix de l’appel)
Pour aller plus loin
- Le site du service d'écoute et d'aide pour les victimes et témoins d'homophobie et de transphobie
- Le site de l’association Sos homophobie
Nos articles
- « Homophobie et transphobie : 3 agressions par jour en France »
- « Homophobie : ne soyez pas victime ! »
- « La dépression chez l’enfant, ça existe ! »
- Le site de l’association Sos homophobie
Nos articles
- « Homophobie et transphobie : 3 agressions par jour en France »
- « Homophobie : ne soyez pas victime ! »
- « La dépression chez l’enfant, ça existe ! »