Le bénévolat : offrir de son temps et se découvrir
27 Avril 2018
Pour aider les plus démunis et apprendre à mieux se connaître, rejoindre une association peut s'avérer gratifiante sur bien des points. C'est l'expérience de Julian, 24 ans, qui s'engage auprès des migrants.
Les étudiants en médecine ont la réputation d'avoir beaucoup de travail et peu de temps pour eux. Malgré tout, Julian, en quatrième année à l'Université Paris Diderot, s’investit corps et âme dans une association. « C'est très chronophage, mais je suis assez bien organisé », explique-t-il du haut de ses 24 ans.
Depuis presque trois ans, Julian fait partie du Baam, le bureau d'accueil et d'accompagnement des migrants, association créée pour permettre d'accueillir dignement les personnes fuyant leur pays et de les aider dans leurs démarches, notamment juridiques.
Pour Julian, tout a commencé fin 2015 dans un ancien lycée du XIXe arrondissement parisien où des migrants s'étaient établis. « Je suis arrivé là un peu par hasard, après en avoir entendu parler. J'aidais au stand infirmerie », se rappelle l'étudiant. Le Baam sera créé après l'évacuation du bâtiment. Julian fait partie des co-fondateurs, une démarche évidente : « Une fois qu'on a vu et vécu les choses, on ne peut plus faire comme si de rien n'était, et on se débrouille pour trouver du temps à y consacrer. »
Julian est un temps secrétaire de l'association, puis en charge de la communication sur les réseaux sociaux qui comprend un gros travail de modération des commentaires haineux. Pour tenir le rythme, il fait des concessions : « J'ai en quelques sortes "choisi" de redoubler ma quatrième année pour me dégager du temps. » Et il adapte son rythme d'études : « Trois jours par semaine, je travaille à fond sur mes cours. Ensuite je me libère plus facilement pour l'asso. »
En 2017, Julian créé un pôle LGBT+ au sein du Baam. Objectifs : soutenir les 5 à 6 % de migrants appartenant à des minorités sexuelles, les aider dans leurs démarches juridiques et entreprendre des actions anti-LGBTphobie.
Pour lui, c'est une manière de répondre à son engagement grandissant. « Le Baam m’a aussi amené à en apprendre sur moi-même. J'ai toujours su ce que je pensais, mais je n'ai pas toujours été aussi engagé et militant », confesse-t-il. Un dévouement bénévole qui force l'admiration, mais le jeune homme se sait privilégié : « J'ai conscience que c'est un luxe de pouvoir faire ce que je fais », reconnaît-il.
Pour autant, il invite tout un chacun à s'investir en fonction de ses possibilités. « L'important, c'est de ne pas se forcer, et de donner ce qu'on peut. Pour toute cause, le temps est la chose la plus précieuse. Que vous sachiez dessiner, bricoler, ou pensez ne rien pouvoir apporter, foncez ! Il n'y a pas de petit geste. »
Depuis presque trois ans, Julian fait partie du Baam, le bureau d'accueil et d'accompagnement des migrants, association créée pour permettre d'accueillir dignement les personnes fuyant leur pays et de les aider dans leurs démarches, notamment juridiques.
Pour Julian, tout a commencé fin 2015 dans un ancien lycée du XIXe arrondissement parisien où des migrants s'étaient établis. « Je suis arrivé là un peu par hasard, après en avoir entendu parler. J'aidais au stand infirmerie », se rappelle l'étudiant. Le Baam sera créé après l'évacuation du bâtiment. Julian fait partie des co-fondateurs, une démarche évidente : « Une fois qu'on a vu et vécu les choses, on ne peut plus faire comme si de rien n'était, et on se débrouille pour trouver du temps à y consacrer. »
Julian est un temps secrétaire de l'association, puis en charge de la communication sur les réseaux sociaux qui comprend un gros travail de modération des commentaires haineux. Pour tenir le rythme, il fait des concessions : « J'ai en quelques sortes "choisi" de redoubler ma quatrième année pour me dégager du temps. » Et il adapte son rythme d'études : « Trois jours par semaine, je travaille à fond sur mes cours. Ensuite je me libère plus facilement pour l'asso. »
« Donner ce qu'on peut »
En 2017, Julian créé un pôle LGBT+ au sein du Baam. Objectifs : soutenir les 5 à 6 % de migrants appartenant à des minorités sexuelles, les aider dans leurs démarches juridiques et entreprendre des actions anti-LGBTphobie.
Pour lui, c'est une manière de répondre à son engagement grandissant. « Le Baam m’a aussi amené à en apprendre sur moi-même. J'ai toujours su ce que je pensais, mais je n'ai pas toujours été aussi engagé et militant », confesse-t-il. Un dévouement bénévole qui force l'admiration, mais le jeune homme se sait privilégié : « J'ai conscience que c'est un luxe de pouvoir faire ce que je fais », reconnaît-il.
Pour autant, il invite tout un chacun à s'investir en fonction de ses possibilités. « L'important, c'est de ne pas se forcer, et de donner ce qu'on peut. Pour toute cause, le temps est la chose la plus précieuse. Que vous sachiez dessiner, bricoler, ou pensez ne rien pouvoir apporter, foncez ! Il n'y a pas de petit geste. »