Consommation d’alcool : et si on en parlait ?
12 Avril 2019
Lorsqu’on est étudiant, les occasions de faire la fête ne manquent pas. Face aux dangers de l’alcool, mieux vaut apprendre à moins lever le coude avant qu’il ne soit trop tard. Les conseils d’une psychologue-alcoologue.
Vous vous souvenez peut-être du slogan : « Un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts ! »* Mais quand l’alcool coule à flot, comme dans les soirées étudiantes, c’est une autre paire de manches ! « Il y a des occasions de boire tous les jours, rappelle Amélie Nicot, psychologue-alcoologue qui intervient dans les grandes écoles pour évoquer les graves conséquences de l’abus d’alcool **. Ce qui compte, c’est d’adopter une consommation responsable. »
Loin de prôner une attitude « zéro alcool », la spécialiste donne des clés pour permettre à tout un chacun de garder la main. « Si l’on boit peu, il faut essayer de boire moins souvent, si l’on commence à boire souvent, il faut essayer de ne pas augmenter les quantités. »
Plus facile à dire qu’à faire, tant la consommation d’alcool est liée à un effet de groupe difficile à endiguer. « Ce n’est pas simple de dire non, reconnaît la psychologue. Si l’on n’y arrive pas, la solution peut être d’en parler à ceux de notre entourage qui y parviennent. » Ces derniers pourront, a minima, garder un œil sur vous.
« Il faut aussi garder à l’esprit que l’on n’est pas tous égaux face à l’alcool, rappelle Amélie Nicot. Votre limite peut être plus basse que celle des autres, et tout le monde ne va pas se remettre aussi facilement après une soirée arrosée. »
Empêcher un probable drame
Trop boire, dépasser les limites, « ça peut arriver ». Dans ce cas, « il faut savoir adopter le bon comportement, explique l’alcoologue. La règle primordiale c’est de ne jamais laisser seul quelqu’un qui a bu. Et si l’on a un doute quant à la santé d’un ami ou d’une personne qui a fait des excès, on appelle les secours. »
Dernière attitude importante, et pas des moindres : « Il faut parler à ceux qui s’alcoolisent trop, avance Amélie Nicot. On a tous un copain qui boit. Aborder le sujet, ça ne prend que trente secondes et ça peut faire évoluer son comportement, empêcher l’escalade et un probable drame des années après. »
Et pour qu’un conseil soit écouté, il convient de montrer l’exemple. « Cela commence par l’analyse de sa propre consommation, listez dans un carnet tous les moments où vous buvez, ainsi que les quantités prises, préconise la spécialiste. Vous pouvez aussi faire le test de ne pas boire pendant dix jours et voir à quels moments ça coince. » Vous relevez le défi ? Et pourquoi pas dès ce soir ?
* Campagne de prévention du ministère de la Santé en 1984
** Le programme « Ça M’soule » lancé par l’association En'Psythéatre
Loin de prôner une attitude « zéro alcool », la spécialiste donne des clés pour permettre à tout un chacun de garder la main. « Si l’on boit peu, il faut essayer de boire moins souvent, si l’on commence à boire souvent, il faut essayer de ne pas augmenter les quantités. »
Plus facile à dire qu’à faire, tant la consommation d’alcool est liée à un effet de groupe difficile à endiguer. « Ce n’est pas simple de dire non, reconnaît la psychologue. Si l’on n’y arrive pas, la solution peut être d’en parler à ceux de notre entourage qui y parviennent. » Ces derniers pourront, a minima, garder un œil sur vous.
« Il faut aussi garder à l’esprit que l’on n’est pas tous égaux face à l’alcool, rappelle Amélie Nicot. Votre limite peut être plus basse que celle des autres, et tout le monde ne va pas se remettre aussi facilement après une soirée arrosée. »
Empêcher un probable drame
Trop boire, dépasser les limites, « ça peut arriver ». Dans ce cas, « il faut savoir adopter le bon comportement, explique l’alcoologue. La règle primordiale c’est de ne jamais laisser seul quelqu’un qui a bu. Et si l’on a un doute quant à la santé d’un ami ou d’une personne qui a fait des excès, on appelle les secours. »
Dernière attitude importante, et pas des moindres : « Il faut parler à ceux qui s’alcoolisent trop, avance Amélie Nicot. On a tous un copain qui boit. Aborder le sujet, ça ne prend que trente secondes et ça peut faire évoluer son comportement, empêcher l’escalade et un probable drame des années après. »
Et pour qu’un conseil soit écouté, il convient de montrer l’exemple. « Cela commence par l’analyse de sa propre consommation, listez dans un carnet tous les moments où vous buvez, ainsi que les quantités prises, préconise la spécialiste. Vous pouvez aussi faire le test de ne pas boire pendant dix jours et voir à quels moments ça coince. » Vous relevez le défi ? Et pourquoi pas dès ce soir ?
* Campagne de prévention du ministère de la Santé en 1984
** Le programme « Ça M’soule » lancé par l’association En'Psythéatre
Pour aller plus loin
- « Les conséquences de l’alcool sur la santé » sur le site alcool-info-service.fr
Nos articles
- « Tabac : pour arrêter, faites-vous aider ! »
- « Sida : encore trop d’idées reçues »
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