Contre le bizutage, brisons la loi du silence !
08 Octobre 2018
Lorsque l’intégration des étudiants tourne à l’humiliation, les victimes n’osent pas toujours en parler. Le comité national contre le bizutage peut les aider… mais vous aussi !
« On nous a obligés à vendre du papier toilette dans des tenues stupides pour nous ridiculiser », « On nous a fait boire de l'alcool. J'ai eu l'impression que je n'avais pas le choix », « Des années après, à chaque rentrée, je me sens mal »… des témoignages de ce type, ou plus graves encore, le Comité national contre le bizutage (Cncb) en recueille une quinzaine chaque année.
Pourtant, depuis 1998, la pratique du bizutage en France est reconnue comme un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. D’après la loi, il est illégal d’amener une personne « à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants, ou à consommer de l'alcool de façon excessive, et ceci même si elle est consentante ». Des faits qui se produisent principalement dans les grandes écoles, mais aussi dans d’autres milieux socio-éducatifs et sportifs.
« Les "anciens" profitent de leur position, ils imposent des rites de passage dégradants aux nouvelles recrues afin de leur faire gagner leur place dans le groupe, explique Françoise Mougin, secrétaire générale du Cncb qui décrit le bizutage comme un mécanisme très subtil. Au début, la majorité des jeunes trouvent ça drôle, puis la spirale s’enclenche et on vous fait accepter de plus en plus de choses, d’ordinaire inacceptables. »
Blessures physiques, dépression, suicide… les conséquences du bizutage sont graves. Pour que cela cesse, une seule solution : « Il faut briser la loi du silence ! », préconise Françoise Mougin, qui reconnaît que c’est plus facile à dire qu’à faire. Vingt ans après l’entrée en vigueur de la loi, seules quelques dizaines de condamnations ont été prononcées. En cause : la difficulté pour les victimes de porter plainte. « Quand vous avez travaillé dur pour entrer dans une grande école, vous avez envie d’y rester sans être marginalisé », explique la secrétaire générale.
Mais faire profil bas n’est pas une solution : « Si l’on ne dénonce pas, on est complice, on cautionne, assure-t-elle. Dénoncer le bizutage, ce n’est pas être une balance, c’est faire son devoir de citoyen. »
D’après le code pénal, tout chef d'établissement qui a connaissance d'actes de bizutage dans ou hors de son établissement doit immédiatement en informer le procureur de la République et engager sans hésitation et sans délai des poursuites disciplinaires.
C’est là que le Comité national contre le bizutage peut intervenir* : « Quand un jeune nous appelle, nous lui garantissons l’anonymat et, avec son autorisation, nous entrons en contact avec les ministères et les chefs d’établissement, explique la secrétaire générale qui conseille d’aller plus loin. Si vous entendez parler de bizutage, parlez-en à vos parents et vos amis. Il faut alerter tout le monde pour que cela cesse. De cette manière, plus personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. »
* Vous pouvez contacter le Cncb 7/7 jours au 06 07 45 26 11 ou au 06 82 81 40 70
Pourtant, depuis 1998, la pratique du bizutage en France est reconnue comme un délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. D’après la loi, il est illégal d’amener une personne « à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants, ou à consommer de l'alcool de façon excessive, et ceci même si elle est consentante ». Des faits qui se produisent principalement dans les grandes écoles, mais aussi dans d’autres milieux socio-éducatifs et sportifs.
« Les "anciens" profitent de leur position, ils imposent des rites de passage dégradants aux nouvelles recrues afin de leur faire gagner leur place dans le groupe, explique Françoise Mougin, secrétaire générale du Cncb qui décrit le bizutage comme un mécanisme très subtil. Au début, la majorité des jeunes trouvent ça drôle, puis la spirale s’enclenche et on vous fait accepter de plus en plus de choses, d’ordinaire inacceptables. »
Si l’on ne dénonce pas, on est complice, on cautionne
Blessures physiques, dépression, suicide… les conséquences du bizutage sont graves. Pour que cela cesse, une seule solution : « Il faut briser la loi du silence ! », préconise Françoise Mougin, qui reconnaît que c’est plus facile à dire qu’à faire. Vingt ans après l’entrée en vigueur de la loi, seules quelques dizaines de condamnations ont été prononcées. En cause : la difficulté pour les victimes de porter plainte. « Quand vous avez travaillé dur pour entrer dans une grande école, vous avez envie d’y rester sans être marginalisé », explique la secrétaire générale.
Mais faire profil bas n’est pas une solution : « Si l’on ne dénonce pas, on est complice, on cautionne, assure-t-elle. Dénoncer le bizutage, ce n’est pas être une balance, c’est faire son devoir de citoyen. »
D’après le code pénal, tout chef d'établissement qui a connaissance d'actes de bizutage dans ou hors de son établissement doit immédiatement en informer le procureur de la République et engager sans hésitation et sans délai des poursuites disciplinaires.
C’est là que le Comité national contre le bizutage peut intervenir* : « Quand un jeune nous appelle, nous lui garantissons l’anonymat et, avec son autorisation, nous entrons en contact avec les ministères et les chefs d’établissement, explique la secrétaire générale qui conseille d’aller plus loin. Si vous entendez parler de bizutage, parlez-en à vos parents et vos amis. Il faut alerter tout le monde pour que cela cesse. De cette manière, plus personne ne pourra dire qu’il ne savait pas. »
* Vous pouvez contacter le Cncb 7/7 jours au 06 07 45 26 11 ou au 06 82 81 40 70
Pour aller plus loin
- Le site du Comité national contre le bizutage
- «Bizutage, en parler pour mieux le combattre ! »
Nos articles
- « Dites stop au harcèlement à l’école ! »
- « Radicalisation : rester attentif à tous les signaux »
- « Nouveaux réseaux sociaux : quels dangers pour mon enfant ? »
- « La confiance en soi : ça se cultive ! »
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