Examens : mauvaise note pour les produits stimulants
13 Décembre 2018
Stress, fatigue, manque de concentration… autant d’obstacles qui perturbent une période de révisions. Pensant améliorer leurs performances, certains étudiants se « dopent » et se tournent vers des médicaments en vente libre. Au détriment de leur santé.
10 % des étudiants français seraient concernés par la prise de médicaments au cours de leurs études, principalement au moment des examens*. Une consommation en hausse de 70 % en trois ans. L’objectif recherché est d’accroître la résistance à la fatigue et de stimuler la mémoire.
« Il y a trois catégories de stimulants qu’il faut distinguer, explique le docteur William Lowenstein, président de Sos addictions, association de lutte contre les dépendances. La première est inoffensive. On y retrouve la vitamine C ou encore le magnésium. »
Les choses se compliquent quand on passe dans la deuxième catégorie. « C’est là qu’on retrouve le fameux Guronsan. Un anti-fatigue vendu sans ordonnance dont la caféine est le premier composant », poursuit l’interniste et pneumologue de formation. Si l’effet stimulant est réel, il ne fait que masquer la fatigue. Assez rapidement, il entraîne même des difficultés d’endormissement et une augmentation de l’anxiété.
« Quand les gentils cachets effervescents ne font plus effet, car le corps s’y habitue, les étudiants les plus stressés se dirigent vers l’achat d’amphétamines sur Internet », alerte William Lowenstein. Là on tombe dans la troisième catégorie et le dopage pur et dur, car ces produits ont un effet direct sur le cerveau. Les risques cardiaques et pulmonaires sont réels !
Sur le long terme, tous ces stimulants créent une accoutumance, voire une dépendance qui rend leur arrêt très difficile. Épuisement, déprime, anxiété allant même jusqu’à la dépression sévère et aux idées suicidaires, le sevrage comporte les mêmes risques qu’une autre drogue.
« En France, quand nous sommes en difficulté, le premier réflexe est malheureusement de se tourner vers une solution chimique », regrette le médecin. Alors quels sont les meilleurs remèdes pour lutter contre le stress et rester concentré afin d’attaquer les révisions ? Le sport et le repos, le vrai !
« Oublier les écrans au maximum, ils stimulent votre cerveau au lieu de le reposer. Au contraire, sortez, bougez !, préconise le docteur Lowenstein. Les hormones sécrétées par le sport ont une action euphorisante et énergisante, sans effets secondaires. Et après une bonne course, le sommeil est de meilleure qualité, parfait pour réviser. »
Quant au café, s’il n’est pas à bannir, préférez-le le matin et misez plutôt sur le jus d’orange pressé pour un coup de fouet le reste de la journée.
* Etudes de la Fédération des associations générales étudiantes
« Il y a trois catégories de stimulants qu’il faut distinguer, explique le docteur William Lowenstein, président de Sos addictions, association de lutte contre les dépendances. La première est inoffensive. On y retrouve la vitamine C ou encore le magnésium. »
Les choses se compliquent quand on passe dans la deuxième catégorie. « C’est là qu’on retrouve le fameux Guronsan. Un anti-fatigue vendu sans ordonnance dont la caféine est le premier composant », poursuit l’interniste et pneumologue de formation. Si l’effet stimulant est réel, il ne fait que masquer la fatigue. Assez rapidement, il entraîne même des difficultés d’endormissement et une augmentation de l’anxiété.
« Quand les gentils cachets effervescents ne font plus effet, car le corps s’y habitue, les étudiants les plus stressés se dirigent vers l’achat d’amphétamines sur Internet », alerte William Lowenstein. Là on tombe dans la troisième catégorie et le dopage pur et dur, car ces produits ont un effet direct sur le cerveau. Les risques cardiaques et pulmonaires sont réels !
Sur le long terme, tous ces stimulants créent une accoutumance, voire une dépendance qui rend leur arrêt très difficile. Épuisement, déprime, anxiété allant même jusqu’à la dépression sévère et aux idées suicidaires, le sevrage comporte les mêmes risques qu’une autre drogue.
Des solutions naturelles plus efficaces
« En France, quand nous sommes en difficulté, le premier réflexe est malheureusement de se tourner vers une solution chimique », regrette le médecin. Alors quels sont les meilleurs remèdes pour lutter contre le stress et rester concentré afin d’attaquer les révisions ? Le sport et le repos, le vrai !
« Oublier les écrans au maximum, ils stimulent votre cerveau au lieu de le reposer. Au contraire, sortez, bougez !, préconise le docteur Lowenstein. Les hormones sécrétées par le sport ont une action euphorisante et énergisante, sans effets secondaires. Et après une bonne course, le sommeil est de meilleure qualité, parfait pour réviser. »
Quant au café, s’il n’est pas à bannir, préférez-le le matin et misez plutôt sur le jus d’orange pressé pour un coup de fouet le reste de la journée.
* Etudes de la Fédération des associations générales étudiantes