Emploi : l’Union européenne accompagne les jeunes
30 Novembre 2018
Pour aider les jeunes à s’insérer rapidement sur le marché du travail, l’Union européenne soutient les Etats membres grâce à un fonds spécial : la garantie européenne pour la jeunesse. Comme les autres, la France profite de ce dispositif.
24,4 %, c’est le taux de chômage record atteint en 2013 chez les jeunes Européens de moins de 25 ans après la crise économique. Pour relever la barre, l’Union européenne (UE) a voté la même année une recommandation baptisée « garantie européenne pour la jeunesse ».
Le but ? Inciter les Etats membres à proposer des solutions concrètes et rapides d’emploi aux 15-25 ans, grâce à un fonds de 8,8 milliards d’euros. « L’ensemble des pays de l’UE s’engage ainsi à veiller à ce que tous les jeunes puissent éviter de longues périodes d’inactivité », explique Elodie Fazi, en charge de l’emploi des jeunes au sein de la Commission européenne.
Le texte indique qu’un emploi, une formation continue, un apprentissage ou encore un stage doit être proposé aux 15-25 ans, dans les quatre mois suivant la perte de leur travail ou leur sortie de l’enseignement. « Cette recommandation n’est pas contraignante pour les Etats membres, précise la spécialiste. Mais l’argent européen mis à leur disposition sous cette condition sert de levier pour faire bouger les choses pour l’emploi des jeunes. »
Pour la France, la somme allouée par la garantie européenne atteint 620 millions d’euros sur la période 2014-2020. « Sur son territoire, chaque Etat met en œuvre la recommandation de l’Union européenne de la manière qui lui convient, détaille Elodie Fazi. Dans certains pays comme la Suède, c’est le ministère de l’Education qui s’en charge. En France, c’est piloté par le ministère du Travail. »
Sur l’ensemble du territoire, l’impact direct de la garantie européenne pour la jeunesse est difficilement mesurable car l’argent versé s’insère dans plusieurs dispositifs, tels que le Fonds social européen (Fse), l’initiative pour l’emploi des jeunes (Iej) et la garantie jeunes française. Dans les faits, ce coup de pouce européen entre dans le financement des dispositifs permettant de mieux repérer les jeunes en situation difficile, et sert à améliorer leur accompagnement : consolidation de la filière de l’apprentissage, accès aux formations à des fins de reconversion professionnelle, etc.
« Au niveau local, chaque conseil régional répartit ces fonds très différemment, assure Luca Barani, observateur de la situation française en sein de la Commission européenne. C’est dans les départements et territoires d’outre-mer que c’est le plus efficace. »
En août 2018, un peu plus de 3,3 millions de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage dans l'Union européenne, soit un taux de 14,8 %. « C’est le plus bas niveau depuis 2013, assure Luca Barani. Cette baisse n’est évidemment pas uniquement due à la garantie européenne pour la jeunesse, mais cela y a clairement contribué. »
Le but ? Inciter les Etats membres à proposer des solutions concrètes et rapides d’emploi aux 15-25 ans, grâce à un fonds de 8,8 milliards d’euros. « L’ensemble des pays de l’UE s’engage ainsi à veiller à ce que tous les jeunes puissent éviter de longues périodes d’inactivité », explique Elodie Fazi, en charge de l’emploi des jeunes au sein de la Commission européenne.
Le texte indique qu’un emploi, une formation continue, un apprentissage ou encore un stage doit être proposé aux 15-25 ans, dans les quatre mois suivant la perte de leur travail ou leur sortie de l’enseignement. « Cette recommandation n’est pas contraignante pour les Etats membres, précise la spécialiste. Mais l’argent européen mis à leur disposition sous cette condition sert de levier pour faire bouger les choses pour l’emploi des jeunes. »
Pour la France, la somme allouée par la garantie européenne atteint 620 millions d’euros sur la période 2014-2020. « Sur son territoire, chaque Etat met en œuvre la recommandation de l’Union européenne de la manière qui lui convient, détaille Elodie Fazi. Dans certains pays comme la Suède, c’est le ministère de l’Education qui s’en charge. En France, c’est piloté par le ministère du Travail. »
Apprentissage, reconversion professionnelle...
Sur l’ensemble du territoire, l’impact direct de la garantie européenne pour la jeunesse est difficilement mesurable car l’argent versé s’insère dans plusieurs dispositifs, tels que le Fonds social européen (Fse), l’initiative pour l’emploi des jeunes (Iej) et la garantie jeunes française. Dans les faits, ce coup de pouce européen entre dans le financement des dispositifs permettant de mieux repérer les jeunes en situation difficile, et sert à améliorer leur accompagnement : consolidation de la filière de l’apprentissage, accès aux formations à des fins de reconversion professionnelle, etc.
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En savoir plus
« La garantie européenne pour la jeunesse » sur le site de la Commission européenne
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