Sida : encore trop d’idées reçues
03 Décembre 2018
La Journée mondiale de lutte contre le sida se déroule chaque 1er décembre. Si la date est bien connue, la maladie, elle, souffre encore d’un grand nombre de préjugés, notamment sur son mode de transmission.
150 000 personnes sont porteuses du VIH* en France et on recense 6 000 nouvelles contaminations chaque année. « Quand il s’agit du sida, on entend tout et son contraire, s’indigne Fred Bladou, chargé de mission à Aides, association française de lutte contre le VIH. Et l’ignorance tue ! »
Le VIH est un virus qui affaiblit le système immunitaire de l'être humain. Le sida est le nom donné au stade avancé de l’infection causée par le VIH. La première erreur est donc de les confondre. « Non, le virus ne se transmet pas par la salive, ni par les piqûres de moustiques et toujours pas en utilisant des toilettes publiques, s’emporte Fred Bladou. Le VIH se transmet via le sang, le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales de la femme et le lait maternel. Et par rien d’autre. »
En termes de sexualité, le préservatif est le seul moyen de s’en protéger. « Trop de personnes pensent encore que la pilule ou le fait de se retirer avant l’éjaculation empêche la transmission. Ce n’est pas le cas. » Et si un rapport à risque (oubli ou préservatif craqué, sexe oral sans protection…) a eu lieu, le dépistage doit se faire rapidement, mais attention : « Le virus ne se développe pas tout de suite. On conseille de faire un test un à deux mois après le rapport pour une fiabilité totale », rappelle Fred Bladou.
Autre idée reçue : le sida est la maladie des homosexuels. Si les contaminations sont plus fréquentes dans la population gay, il n’en reste pas moins que 40 % des personnes séropositives en France sont hétérosexuelles. « La prévention doit donc concerner tout le monde », insiste le chargé de mission à Aides.
« Selon une étude que nous avons menée, 20 % des jeunes pensent que le sida se guérit. Or à l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement permettant d’éradiquer le virus. » Malgré tout, dépistées à temps, les personnes porteuses du VIH en France ont une espérance de vie proche de celle de la population générale.
Leur qualité de vie ne cesse de s’améliorer grâce aux traitements antirétroviraux – ils bloquent la multiplication du virus dans le sang –, et elles peuvent tout à fait avoir une vie sexuelle. « On le sait peu, mais une femme séropositive sous traitement donnera naissance à un enfant non porteur du VIH dans 99 % des cas », conclut Fred Bladou.
* Virus de l'immunodéficience humaine
Le VIH est un virus qui affaiblit le système immunitaire de l'être humain. Le sida est le nom donné au stade avancé de l’infection causée par le VIH. La première erreur est donc de les confondre. « Non, le virus ne se transmet pas par la salive, ni par les piqûres de moustiques et toujours pas en utilisant des toilettes publiques, s’emporte Fred Bladou. Le VIH se transmet via le sang, le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales de la femme et le lait maternel. Et par rien d’autre. »
En termes de sexualité, le préservatif est le seul moyen de s’en protéger. « Trop de personnes pensent encore que la pilule ou le fait de se retirer avant l’éjaculation empêche la transmission. Ce n’est pas le cas. » Et si un rapport à risque (oubli ou préservatif craqué, sexe oral sans protection…) a eu lieu, le dépistage doit se faire rapidement, mais attention : « Le virus ne se développe pas tout de suite. On conseille de faire un test un à deux mois après le rapport pour une fiabilité totale », rappelle Fred Bladou.
Vivre sans guérir
Autre idée reçue : le sida est la maladie des homosexuels. Si les contaminations sont plus fréquentes dans la population gay, il n’en reste pas moins que 40 % des personnes séropositives en France sont hétérosexuelles. « La prévention doit donc concerner tout le monde », insiste le chargé de mission à Aides.
« Selon une étude que nous avons menée, 20 % des jeunes pensent que le sida se guérit. Or à l’heure actuelle, il n’y a aucun traitement permettant d’éradiquer le virus. » Malgré tout, dépistées à temps, les personnes porteuses du VIH en France ont une espérance de vie proche de celle de la population générale.
Leur qualité de vie ne cesse de s’améliorer grâce aux traitements antirétroviraux – ils bloquent la multiplication du virus dans le sang –, et elles peuvent tout à fait avoir une vie sexuelle. « On le sait peu, mais une femme séropositive sous traitement donnera naissance à un enfant non porteur du VIH dans 99 % des cas », conclut Fred Bladou.
* Virus de l'immunodéficience humaine
En savoir plus
- Le dossier dédié au VIH sur le site de l’agence Santé publique France
- Le site de l’association Aides
- Le site de Sida info service
Nos articles
- « Le dépistage du VIH à domicile, c’est possible ! »
- « Sept rendez-vous avant la naissance »
- Le site de l’association Aides
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- « Le dépistage du VIH à domicile, c’est possible ! »
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