Quelles alternatives aux maisons de retraite ?
26 Décembre 2017
Pour les personnes âgées ne pouvant plus vivre seules chez elles, la maison de retraite n’a plus forcément la cote. D’autres structures existent, moins onéreuses et plus conviviales.
En 2040, un Français sur quatre aura 65 ans et plus. Soit presque le double de seniors qu’en 2012. Les « baby-boomers », nés juste après la Seconde guerre mondiale, entrent actuellement dans la vieillesse et la dépendance. Or pour les familles, la question du lieu de vie pour un parent âgé dépendant peut vite tourner au casse-tête.
Selon une enquête publiée en juin 2017, le prix moyen d’un Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) – 1 949 euros par mois – dépasse de 14 % le revenu moyen d’un retraité. Heureusement, pour garantir leur sécurité ou pour vaincre la solitude, les personnes âgées ont désormais d’autres choix.
Vieillir à domicile, c’est le souhait de 83 % des Français. Pour le rendre possible, les outils de téléassistance se sont multipliés ces dernières années. Ainsi, 400 000 personnes y seraient abonnées en France. L’accueil de jour permet aussi de prolonger la vie à domicile tout en soulageant les aidants familiaux.
Dans les cas où le maintien à domicile n’est plus possible, de nouvelles formes d’habitat émergent. Elles sont davantage en phase avec les attentes des nouvelles générations de retraités, qui souhaitent garder une plus grande liberté de vie, même à un grand âge.
Agathe Gestin, responsable du programme Personnes âgées à la Fondation de France, est en première ligne pour observer ce mouvement : « Créées voici 30 ans et reconnues par la loi en 2002, les petites unités de vie permettent de mutualiser le personnel à l’échelle d’un bâtiment ou d’un quartier, pour une présence 24h/24 au domicile d’une personne, même très dépendante. Le tout pour 1 050 à
1 250 euros par mois en milieu rural.»
Grâce à l’habitat intergénérationnel et l’habitat kangourou* à l’échelle d’une maisonnée ou d’un quartier, les seniors cohabitent avec des plus jeunes, voire les hébergent contre de menus services. Avec l’accueil familial, ils vivent au sein d’une famille, agréée par le conseil départemental, moyennant une pension d’environ 1 400 euros hors aides.
Via la colocation ou le béguinage**, les personnes partagent les charges d’un même logement et s’entraident, pour moins de 1 000 euros par mois. L’association Hal’âge, qui assure la promotion de l’habitat participatif, estime à une centaine le nombre de projets qui ont vu le jour pour l’instant.
* On entend par habitat kangourou un logement – conçu par un pouvoir public ou aménagé par un propriétaire privé – qui accueille simultanément des locataires jeunes et des locataires âgés.
** Historiquement, les béguinages sont des lieux où vivaient des communautés religieuses. Aujourd’hui, certains béguinages ont été rénovés pour offrir un cadre de vie adapté aux personnes âgées
Selon une enquête publiée en juin 2017, le prix moyen d’un Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) – 1 949 euros par mois – dépasse de 14 % le revenu moyen d’un retraité. Heureusement, pour garantir leur sécurité ou pour vaincre la solitude, les personnes âgées ont désormais d’autres choix.
Vieillir à domicile, c’est le souhait de 83 % des Français. Pour le rendre possible, les outils de téléassistance se sont multipliés ces dernières années. Ainsi, 400 000 personnes y seraient abonnées en France. L’accueil de jour permet aussi de prolonger la vie à domicile tout en soulageant les aidants familiaux.
Dans les cas où le maintien à domicile n’est plus possible, de nouvelles formes d’habitat émergent. Elles sont davantage en phase avec les attentes des nouvelles générations de retraités, qui souhaitent garder une plus grande liberté de vie, même à un grand âge.
Agathe Gestin, responsable du programme Personnes âgées à la Fondation de France, est en première ligne pour observer ce mouvement : « Créées voici 30 ans et reconnues par la loi en 2002, les petites unités de vie permettent de mutualiser le personnel à l’échelle d’un bâtiment ou d’un quartier, pour une présence 24h/24 au domicile d’une personne, même très dépendante. Le tout pour 1 050 à
1 250 euros par mois en milieu rural.»
Des solutions « accueillantes »
Grâce à l’habitat intergénérationnel et l’habitat kangourou* à l’échelle d’une maisonnée ou d’un quartier, les seniors cohabitent avec des plus jeunes, voire les hébergent contre de menus services. Avec l’accueil familial, ils vivent au sein d’une famille, agréée par le conseil départemental, moyennant une pension d’environ 1 400 euros hors aides.
Via la colocation ou le béguinage**, les personnes partagent les charges d’un même logement et s’entraident, pour moins de 1 000 euros par mois. L’association Hal’âge, qui assure la promotion de l’habitat participatif, estime à une centaine le nombre de projets qui ont vu le jour pour l’instant.
* On entend par habitat kangourou un logement – conçu par un pouvoir public ou aménagé par un propriétaire privé – qui accueille simultanément des locataires jeunes et des locataires âgés.
** Historiquement, les béguinages sont des lieux où vivaient des communautés religieuses. Aujourd’hui, certains béguinages ont été rénovés pour offrir un cadre de vie adapté aux personnes âgées
Pour aller plus loin
- « Vivre dans un logement indépendant et bénéficier de services » sur le portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches
- Le site de l’association Hal’âge
Nos articles
- « Comment bien choisir sa maison de retraite ? »
- L'aide au logement en maison de retraite
- « L’allocation de solidarité aux personnes âgées : une aide précieuse pour les seniors »
- Le site de l’association Hal’âge
Nos articles
- « Comment bien choisir sa maison de retraite ? »
- L'aide au logement en maison de retraite
- « L’allocation de solidarité aux personnes âgées : une aide précieuse pour les seniors »