Conflits entre colocataires : des recours existent
29 Avril 2019
Vivre en colocation présente beaucoup d’avantages. Mais aussi des inconvénients, notamment si l’un des colocataires ne respecte pas ses engagements. Il existe heureusement des solutions possibles à l’amiable en cas de litige.
31 % des 18-24 ans vivent en colocation*. Une « coloc » c’est, notamment pour les étudiants et jeunes actifs, un poste d’économies substantielles (30 % de loyer en moins en moyenne**). C’est aussi plus d’espace pour chacun et un mode de vie plus convivial.
Mais vivre sous le même toit peut aussi être source de frictions, voire de conflits entre colocataires. Un dépôt de garantie non réglé, une part de loyer impayée, une contribution inégale au pot commun pour les courses : les aspects financiers de la colocation sont au premier rang des possibles causes de désaccords entre colocataires.
Les relations avec le propriétaire peuvent aussi causer des conflits entre colocataires. Par exemple, si un locataire ne respecte pas le préavis lors d’une résiliation, ou encore s’il est l’auteur de dégradations dans le logement. Qu’ils impliquent ou non le bailleur, ces litiges entre colocataires peuvent rapidement gâcher le bel enthousiasme de départ.
Autre source de tensions : le fonctionnement même de la colocation. Un colocataire qui ne fait pas le ménage, laisse traîner sa vaisselle sale, vide le frigo sans le remplir, reçoit ou héberge des amis à tort et à travers… autant de sujets qu’il vaut mieux évoquer au démarrage, en établissant un règlement intérieur signé par tous, qui définit les règles de vie en commun.
Parler au fur et à mesure des sujets qui fâchent : c’est la règle d’or. Si rien ne change, il peut être utile de faire appel à un tiers, pour trouver une solution à l’amiable. Auxiliaire de justice bénévole, le conciliateur de justice peut intervenir pour entendre les parties et les aider à trouver un compromis.
« Totalement neutre, le conciliateur fait se rencontrer les personnes en conflit, les écoute et les amène à s’entendre, explique Bernard Barrault, devenu conciliateur de justice à Paris 15e après une carrière dans un groupe de protection sociale. Cela suffit le plus souvent pour qu’un accord soit trouvé. » Cet accord peut éventuellement être déposé auprès du juge d’instance, qui l’officialise. Simple, rapide et gratuit.
En cas d’échec, il existe un second recours : le médiateur de justice. Professionnel expérimenté, il peut être désigné par un juge pour résoudre les conflits complexes ou envenimés. Son intervention est rémunérée. La dernière solution pour éviter une action en justice.
* Source : Consommation, logement et cadre de vie, association nationale de défense des consommateurs et usagers (2017)
** Source : Baromètre de la colocation de la rentrée 2017 sur le site appartager.com
Mais vivre sous le même toit peut aussi être source de frictions, voire de conflits entre colocataires. Un dépôt de garantie non réglé, une part de loyer impayée, une contribution inégale au pot commun pour les courses : les aspects financiers de la colocation sont au premier rang des possibles causes de désaccords entre colocataires.
Les relations avec le propriétaire peuvent aussi causer des conflits entre colocataires. Par exemple, si un locataire ne respecte pas le préavis lors d’une résiliation, ou encore s’il est l’auteur de dégradations dans le logement. Qu’ils impliquent ou non le bailleur, ces litiges entre colocataires peuvent rapidement gâcher le bel enthousiasme de départ.
Autre source de tensions : le fonctionnement même de la colocation. Un colocataire qui ne fait pas le ménage, laisse traîner sa vaisselle sale, vide le frigo sans le remplir, reçoit ou héberge des amis à tort et à travers… autant de sujets qu’il vaut mieux évoquer au démarrage, en établissant un règlement intérieur signé par tous, qui définit les règles de vie en commun.
Conciliateur ou médiateur de justice
Parler au fur et à mesure des sujets qui fâchent : c’est la règle d’or. Si rien ne change, il peut être utile de faire appel à un tiers, pour trouver une solution à l’amiable. Auxiliaire de justice bénévole, le conciliateur de justice peut intervenir pour entendre les parties et les aider à trouver un compromis.
« Totalement neutre, le conciliateur fait se rencontrer les personnes en conflit, les écoute et les amène à s’entendre, explique Bernard Barrault, devenu conciliateur de justice à Paris 15e après une carrière dans un groupe de protection sociale. Cela suffit le plus souvent pour qu’un accord soit trouvé. » Cet accord peut éventuellement être déposé auprès du juge d’instance, qui l’officialise. Simple, rapide et gratuit.
En cas d’échec, il existe un second recours : le médiateur de justice. Professionnel expérimenté, il peut être désigné par un juge pour résoudre les conflits complexes ou envenimés. Son intervention est rémunérée. La dernière solution pour éviter une action en justice.
* Source : Consommation, logement et cadre de vie, association nationale de défense des consommateurs et usagers (2017)
** Source : Baromètre de la colocation de la rentrée 2017 sur le site appartager.com
En savoir plus
- Le site des conciliateurs de France
- « Conciliateur de justice » sur le site officiel de l’administration française
- « La médiation » sur le site justice.fr
Nos articles
- « Colocation entre retraités : tentez l’aventure ! »
- « Colocation : les règles à suivre »
- « La colocation intergénérationnelle : c’est gagnant-gagnant ! »
- « Colocation : divisez pour moins payer ! »
- « Conciliateur de justice » sur le site officiel de l’administration française
- « La médiation » sur le site justice.fr
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- « Colocation : les règles à suivre »
- « La colocation intergénérationnelle : c’est gagnant-gagnant ! »
- « Colocation : divisez pour moins payer ! »