Quatre millions de mal-logés en France : il faut agir !
23 Octobre 2017
La fondation Abbé Pierre a récemment édité son 22e rapport annuel qui dresse le portrait d’une France fracturée par la crise du logement. Décryptage avec Christophe Robert, délégué général de la fondation.
Actuellement, quatre millions de personnes sont mal-logées ou sans logement en France. Parmi elles, 140 000 sont sans domicile fixe. C’est ce qu’indique le 22e rapport annuel de la fondation Abbé Pierre. « C’est un constat très alarmant, explique Christophe Robert, délégué général. Le nombre de personnes sans domicile a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012. »
Et ce n’est pas tout. On estime à 12 millions le nombre de personnes en situation de fragilité par rapport au logement : menacées d’expulsion, ou qui vivent dans des appartements inconfortables, vétustes, surpeuplés. Elles peuvent aussi connaître la précarité énergétique et ne pas avoir suffisamment de moyens pour bien se chauffer l’hiver. Sans oublier les personnes qui paient plus qu’elles ne peuvent pour se loger, comme c’est le cas pour 50,55 % de foyers.
« La crise du logement est le résultat d’une conjonction de facteurs très différents, comme le manque de logements dans les grandes agglomérations et l’augmentation des prix des loyers, la forte fragilité sociale avec une croissance importante du chômage de masse et des travailleurs pauvres », précise Christophe Robert.
Aussi, face à cette multiplication de facteurs, les réponses ne sont pas toujours évidentes. Pour le délégué général, « il faut construire plus de logements sociaux, développer des stratégies de lutte contre les expulsions, protéger les plus fragiles, et faire évoluer les outils de protection sociale pour les adapter à cette crise croissante ».
Dans la lutte contre les expulsions, il serait préférable d’intervenir en amont dès les premiers impayés et de fédérer les acteurs sociaux autour des personnes « à risque », pour éviter d’en arriver à l’expulsion. Les résiliations de bail pour impayés de loyers ont, par exemple, augmenté de façon exponentielle, soit + 140 % en quinze ans...
Également indispensable pour le représentant de la fondation : l’accélération de la mise en place de l’encadrement des loyers, pour qu’ils soient plus en phase avec ce que gagnent vraiment les locataires.
Christophe Robert conclut : « Les évolutions actuelles qui vont dans le sens de la politique "un logement d’abord" sont très positives. En revanche, il est préoccupant de constater la baisse des aides au logement. Nous continuons à mobiliser nos forces pour alerter les pouvoirs publics. »
Et ce n’est pas tout. On estime à 12 millions le nombre de personnes en situation de fragilité par rapport au logement : menacées d’expulsion, ou qui vivent dans des appartements inconfortables, vétustes, surpeuplés. Elles peuvent aussi connaître la précarité énergétique et ne pas avoir suffisamment de moyens pour bien se chauffer l’hiver. Sans oublier les personnes qui paient plus qu’elles ne peuvent pour se loger, comme c’est le cas pour 50,55 % de foyers.
« La crise du logement est le résultat d’une conjonction de facteurs très différents, comme le manque de logements dans les grandes agglomérations et l’augmentation des prix des loyers, la forte fragilité sociale avec une croissance importante du chômage de masse et des travailleurs pauvres », précise Christophe Robert.
Aussi, face à cette multiplication de facteurs, les réponses ne sont pas toujours évidentes. Pour le délégué général, « il faut construire plus de logements sociaux, développer des stratégies de lutte contre les expulsions, protéger les plus fragiles, et faire évoluer les outils de protection sociale pour les adapter à cette crise croissante ».
« Accélérer l’encadrement des loyers »
Dans la lutte contre les expulsions, il serait préférable d’intervenir en amont dès les premiers impayés et de fédérer les acteurs sociaux autour des personnes « à risque », pour éviter d’en arriver à l’expulsion. Les résiliations de bail pour impayés de loyers ont, par exemple, augmenté de façon exponentielle, soit + 140 % en quinze ans...
Également indispensable pour le représentant de la fondation : l’accélération de la mise en place de l’encadrement des loyers, pour qu’ils soient plus en phase avec ce que gagnent vraiment les locataires.
Christophe Robert conclut : « Les évolutions actuelles qui vont dans le sens de la politique "un logement d’abord" sont très positives. En revanche, il est préoccupant de constater la baisse des aides au logement. Nous continuons à mobiliser nos forces pour alerter les pouvoirs publics. »
En savoir plus
Le rapport annuel sur l’état du mal-logement de la fondation Abbé Pierre
« Lutte contre l’habitat indigne : les dispositions de la loi Alur » sur le site du ministère de la Cohésion des territoires
« En quoi consiste l'encadrement des loyers ? » sur le site officiel de l’administration française
Nos articles
« Les recours lorsque vous habitez un logement indécent »
« Logements indécents, insalubres, indignes : quelles différences ? »
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