Handicap : étudier à l’université… comme tout le monde
20 février 2017
Le handicap peut parfois être un frein à la poursuite d’études supérieures. Néanmoins, la loi pour l’égalité des chances et des droits favorise, depuis plusieurs années, l’accès aux universités pour les personnes handicapées. Eclairage.
Karim a 24 ans. Il est dyspraxique mais poursuit de brillantes études. « J’ai obtenu une double licence en maths et en économie. Cette année, je suis en Master 2 d’ingénierie statistique », explique le jeune homme. Comme lui, de nombreuses personnes en situation de handicap étudient à l’université. La loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances favorise, en effet, leur accès aux études supérieures.
Lorsque l’étudiant s’inscrit, il rencontre la mission handicap ou le médecin de l’université. « La mission procède, lorsque cela est possible, aux aménagements nécessaires », explique Cora Cohen, responsable enseignement secondaire et réseau d’entraide à la Fédéeh*. Certaines universités possèdent des ascenseurs, des rampes, des sanitaires adaptés mais ce n’est pas le cas de toutes.
Cora Cohen recommande d’anticiper dès le lycée. « Prenez contact au plus tôt avec les universités qui vous intéressent car les aménagements sont disparates d’un établissement à l’autre. La réussite de vos études en dépend ! » Pratique, le site handi-u.fr recense toutes les informations de chaque université, et liste les conditions d'accessibilité, d'accueil et d'accompagnement de chaque établissement.
Des aides humaines et matérielles sont proposées : prises de note et cours de soutien, accompagnement pendant les activités pédagogiques, interprétariat en langue des signes, cours photocopiés, prêt d’ordinateur portable…
Lors des examens, l’étudiant a le droit à une majoration de temps. Un(e) secrétaire peut écrire sous sa dictée et certains examens sont légèrement modifiés en fonction du handicap de l’étudiant. Enfin, il est également possible d’effectuer son année d’étude sur deux ans.
La Fédéeh propose aux lycéens, partout en France, des programmes collectifs de tutorat « phares ». « On donne des informations aux lycéens sur les études supérieures. On les prévient des changements auxquels s’attendre. On travaille sur l’estime de soi », précise Cora Cohen.
Karim a animé des tutorats. Il conseille aux jeunes d’avoir confiance en eux : « Si vous avez envie d’étudier, allez-y ! Les personnes handicapées ont l’habitude de repousser leur zone de confort, leurs limites. Il suffit d’y croire et de s’accrocher ! »
* Fédération étudiante pour une dynamique études et emploi avec un handicap
Lorsque l’étudiant s’inscrit, il rencontre la mission handicap ou le médecin de l’université. « La mission procède, lorsque cela est possible, aux aménagements nécessaires », explique Cora Cohen, responsable enseignement secondaire et réseau d’entraide à la Fédéeh*. Certaines universités possèdent des ascenseurs, des rampes, des sanitaires adaptés mais ce n’est pas le cas de toutes.
Cora Cohen recommande d’anticiper dès le lycée. « Prenez contact au plus tôt avec les universités qui vous intéressent car les aménagements sont disparates d’un établissement à l’autre. La réussite de vos études en dépend ! » Pratique, le site handi-u.fr recense toutes les informations de chaque université, et liste les conditions d'accessibilité, d'accueil et d'accompagnement de chaque établissement.
Cours et examens aménagés
Toutes les filières universitaires sont accessibles aux personnes handicapées.Des aides humaines et matérielles sont proposées : prises de note et cours de soutien, accompagnement pendant les activités pédagogiques, interprétariat en langue des signes, cours photocopiés, prêt d’ordinateur portable…
Lors des examens, l’étudiant a le droit à une majoration de temps. Un(e) secrétaire peut écrire sous sa dictée et certains examens sont légèrement modifiés en fonction du handicap de l’étudiant. Enfin, il est également possible d’effectuer son année d’étude sur deux ans.
La Fédéeh propose aux lycéens, partout en France, des programmes collectifs de tutorat « phares ». « On donne des informations aux lycéens sur les études supérieures. On les prévient des changements auxquels s’attendre. On travaille sur l’estime de soi », précise Cora Cohen.
Karim a animé des tutorats. Il conseille aux jeunes d’avoir confiance en eux : « Si vous avez envie d’étudier, allez-y ! Les personnes handicapées ont l’habitude de repousser leur zone de confort, leurs limites. Il suffit d’y croire et de s’accrocher ! »
* Fédération étudiante pour une dynamique études et emploi avec un handicap
Pour aller plus loin
- La fiche « Enseignement supérieur : étudiant en situation de handicap » du site service-public.fr
- Le dossier « Etudes et handicap » de l’Onisep (Office national d'information sur les enseignements et les professions)
Nos articles :
- « Suivre une scolarité : un droit pour tous »
- « Troubles de l’apprentissage : des aides pour une scolarité réussie »
- Le dossier « Etudes et handicap » de l’Onisep (Office national d'information sur les enseignements et les professions)
Nos articles :
- « Suivre une scolarité : un droit pour tous »
- « Troubles de l’apprentissage : des aides pour une scolarité réussie »