Les Erea : un enseignement sur-mesure
29 Octobre 2018
Votre enfant est en situation de handicap ou peine à suivre en classe ? Sa place se trouve peut-être au sein d’un établissement régional d’enseignement adapté. Les Erea accompagnent les élèves sur la voie de l’insertion sociale et professionnelle.
Les établissements régionaux d’enseignement adapté (Erea) proposent un enseignement spécifique pour les jeunes en grande difficulté scolaire et sociale ou en situation de handicap. Comme leur nom l’indique, ils s’adaptent aux besoins de chaque élève et les accompagnent tout au long de leur scolarité, de la 6e à la terminale.
Le fonctionnement est le même que celui d’un collège ou d’un lycée ordinaire, à un détail près : une formation professionnelle renforcée. En plus de l’enseignement général et technologique, les élèves peuvent découvrir des métiers tels que maçon, menuisier, peintre, cuisinier, etc. A la clé : le certificat d’aptitude professionnelle (Cap).
Les deux premières années sont centrées sur les enseignements généraux : français, mathématiques, histoire-géographie, etc. « Mais la plupart de nos élèves n’ont pas d’appétence scolaire, ils souhaitent rapidement s’insérer dans le monde du travail et devenir indépendants. Alors à partir de la 4e, ils effectuent des stages et prennent part à des séances d’initiation préprofessionnelle », résume Christophe Fleith, directeur de l’Erea Alain-Fournier de Besançon (Doubs).
Conseiller principal d’éducation (Cpe), assistantes sociales, infirmières, psychologues… les jeunes bénéficient d’un encadrement complet. Les professeurs sont également des enseignants spécialisés et ont suivi une formation pour travailler avec des adolescents en difficulté. « Nos objectifs sont clairs : restaurer chez eux l’estime de soi, développer leur socialisation et leur autonomie », affirme Christophe Fleith. Par ailleurs, les effectifs réduits permettent un enseignement personnalisé. « En général, les classes sont composées de 16 élèves, ou 8 lorsqu’ils sont en atelier », poursuit-il.
A la différence des Segpa (sections d’enseignement général et professionnel adapté), les Erea sont des structures autonomes. La majorité accueillent des élèves handicapés et valides, comme à Besançon. « Cela permet une inclusion dans un milieu scolaire qui se rapproche le plus possible d’un établissement "ordinaire" », explique le directeur.
A contrario, certains sont exclusivement destinés aux élèves porteurs d’un handicap particulier : visuel ou moteur. Rendez-vous sur le site du ministère de l’Education nationale, pour trouver le plus proche de chez vous.
A savoir : nombreux sont les Erea à disposer d’un internat. « Beaucoup d’élèves y sont affectés pour des raisons sociales ou des situations familiales problématiques. L’internat leur offre une prise en charge globale », garantit Christophe Fleith. L’enseignant a alors une double casquette, celle de professeur et d’éducateur. Il soutient les élèves aussi bien sur le plan personnel que professionnel.
Vous pensez que ce système est adapté aux besoins de votre enfant handicapé ? Adressez-vous à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (Cdaph) au sein de la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph). Pour les autres élèves, c’est vers la Commission départementale d’orientation vers les enseignements adaptés (Cdoea) qu’il faudra se tourner.
Le fonctionnement est le même que celui d’un collège ou d’un lycée ordinaire, à un détail près : une formation professionnelle renforcée. En plus de l’enseignement général et technologique, les élèves peuvent découvrir des métiers tels que maçon, menuisier, peintre, cuisinier, etc. A la clé : le certificat d’aptitude professionnelle (Cap).
Les deux premières années sont centrées sur les enseignements généraux : français, mathématiques, histoire-géographie, etc. « Mais la plupart de nos élèves n’ont pas d’appétence scolaire, ils souhaitent rapidement s’insérer dans le monde du travail et devenir indépendants. Alors à partir de la 4e, ils effectuent des stages et prennent part à des séances d’initiation préprofessionnelle », résume Christophe Fleith, directeur de l’Erea Alain-Fournier de Besançon (Doubs).
Conseiller principal d’éducation (Cpe), assistantes sociales, infirmières, psychologues… les jeunes bénéficient d’un encadrement complet. Les professeurs sont également des enseignants spécialisés et ont suivi une formation pour travailler avec des adolescents en difficulté. « Nos objectifs sont clairs : restaurer chez eux l’estime de soi, développer leur socialisation et leur autonomie », affirme Christophe Fleith. Par ailleurs, les effectifs réduits permettent un enseignement personnalisé. « En général, les classes sont composées de 16 élèves, ou 8 lorsqu’ils sont en atelier », poursuit-il.
L’internat : une prise en charge globale
A la différence des Segpa (sections d’enseignement général et professionnel adapté), les Erea sont des structures autonomes. La majorité accueillent des élèves handicapés et valides, comme à Besançon. « Cela permet une inclusion dans un milieu scolaire qui se rapproche le plus possible d’un établissement "ordinaire" », explique le directeur.
A contrario, certains sont exclusivement destinés aux élèves porteurs d’un handicap particulier : visuel ou moteur. Rendez-vous sur le site du ministère de l’Education nationale, pour trouver le plus proche de chez vous.
A savoir : nombreux sont les Erea à disposer d’un internat. « Beaucoup d’élèves y sont affectés pour des raisons sociales ou des situations familiales problématiques. L’internat leur offre une prise en charge globale », garantit Christophe Fleith. L’enseignant a alors une double casquette, celle de professeur et d’éducateur. Il soutient les élèves aussi bien sur le plan personnel que professionnel.
Vous pensez que ce système est adapté aux besoins de votre enfant handicapé ? Adressez-vous à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (Cdaph) au sein de la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph). Pour les autres élèves, c’est vers la Commission départementale d’orientation vers les enseignements adaptés (Cdoea) qu’il faudra se tourner.