Le défi quotidien des aidants familiaux
11 Mai 2018
Ils sont pères, mères, enfants… Motivés par amour, nécessité ou devoir, les aidants accompagnent leur proche dans de nombreuses tâches, parfois au détriment de leur santé. Des dispositifs de soutien existent, même s’ils restent peu connus.
« Je ne suis plus la fille de mon père, je suis son infirmière. » Florence Leduc, présidente de l’Association française des aidants, entend souvent des témoignages forts. « Aujourd’hui, il est nécessaire de prendre la mesure de ce qui les fait souffrir, de les écouter et de les conseiller »,
recommande-t-elle.
Ils sont 8,3 millions de proches aidants ou d’aidants familiaux à accompagner régulièrement un membre de leur entourage en perte d’autonomie (personne handicapée, âgée ou malade). Enfant, parent, conjoint ou personne de confiance, ils participent aux activités de la vie quotidienne : démarches administratives, soutien psychologique, soins, toilettes…
Souvent épuisés par ce rôle, ils peuvent se renfermer et s’isoler. Pour mettre fin à ce constat, l’Association française des aidants a créé les « cafés des aidants », un espace pour se rencontrer, s’informer et échanger. « Ils se sentent écoutés, s’autorisent à sortir un peu plus et à relativiser, car ils rencontrent des personnes qui sont dans la même situation », explique Florence Leduc.
Malgré les contraintes du rôle d’aidant, 51 % d’entre eux occupent un emploi. « Certains me disent que pour rien au monde ils n’arrêteraient de travailler, car c’est un lieu de socialisation », atteste Florence Leduc. Vous êtes dans cette situation ? Vous pouvez demander un congé de solidarité familiale à votre employeur.
Si vous vous occupez d’une personne âgée, l’Assurance maladie peut vous verser l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Ceux qui souhaitent cesser temporairement leur activité professionnelle peuvent poser des congés de proche aidant. Les contraintes : ils ne sont pas rémunérés et le cumul ne doit pas dépasser un an.
Enfin, vous pouvez prétendre à l’assurance vieillesse du parent au foyer (Avpf), sous certaines conditions. Dans ce cas, la Caf cotise gratuitement pour votre retraite. Renseignez-vous sur le site caf.fr pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette prestation.
recommande-t-elle.
Ils sont 8,3 millions de proches aidants ou d’aidants familiaux à accompagner régulièrement un membre de leur entourage en perte d’autonomie (personne handicapée, âgée ou malade). Enfant, parent, conjoint ou personne de confiance, ils participent aux activités de la vie quotidienne : démarches administratives, soutien psychologique, soins, toilettes…
Souvent épuisés par ce rôle, ils peuvent se renfermer et s’isoler. Pour mettre fin à ce constat, l’Association française des aidants a créé les « cafés des aidants », un espace pour se rencontrer, s’informer et échanger. « Ils se sentent écoutés, s’autorisent à sortir un peu plus et à relativiser, car ils rencontrent des personnes qui sont dans la même situation », explique Florence Leduc.
Concilier travail et accompagnement
Malgré les contraintes du rôle d’aidant, 51 % d’entre eux occupent un emploi. « Certains me disent que pour rien au monde ils n’arrêteraient de travailler, car c’est un lieu de socialisation », atteste Florence Leduc. Vous êtes dans cette situation ? Vous pouvez demander un congé de solidarité familiale à votre employeur.
Si vous vous occupez d’une personne âgée, l’Assurance maladie peut vous verser l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Ceux qui souhaitent cesser temporairement leur activité professionnelle peuvent poser des congés de proche aidant. Les contraintes : ils ne sont pas rémunérés et le cumul ne doit pas dépasser un an.
Enfin, vous pouvez prétendre à l’assurance vieillesse du parent au foyer (Avpf), sous certaines conditions. Dans ce cas, la Caf cotise gratuitement pour votre retraite. Renseignez-vous sur le site caf.fr pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette prestation.
Des structures de soutien
- Le conseil départemental met en place des dispositifs de répit pour les aidants, et organise d’autres actions (groupes de parole, forums, conférences…). Il peut également verser l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) aux personnes de plus de 60 ans.
- Le centre communal d’action sociale (Ccas) oriente les familles en difficulté, les personnes âgées et celles en situation de handicap vers des aides et des actions dédiées.
- Le centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic) accueille et conseille les personnes âgées de plus de 60 ans et leurs proches. Leur objectif : faciliter l’accès aux droits.
- Maisons départementales des personnes handicapées (Mdph), associations de patients, caisses de retraite, plateformes d’accompagnement et de répit… renseignez-vous auprès de ces organismes pour bénéficier de soutiens humains, techniques ou financiers.
En savoir plus
- Le « congé de proche aidant » sur le site officiel de l’administration française
- Le site de l’Association française des aidants
Nos articles
- « Parents d’enfants handicapés : quelle vie professionnelle ? »
- « L’assurance vieillesse du parent au foyer : un atout pour votre future retraite ! »
- « Quel soutien quand un proche perd son autonomie ? »
- Le site de l’Association française des aidants
Nos articles
- « Parents d’enfants handicapés : quelle vie professionnelle ? »
- « L’assurance vieillesse du parent au foyer : un atout pour votre future retraite ! »
- « Quel soutien quand un proche perd son autonomie ? »
Mots clés :
aidants familiaux - assurance vieillesse des parents au foyer (Avpf) - enfants - handicap - parent